‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 188 sur 237 · Umbria · texte numérisé non relu

Umbria

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(cftc fois l'ail à l'ciivoyé latin des avances fort peu déguisces, s'int',,iiii;nii «le lui \n)\\v savoir s'il n'avait rien de plus à lui coinmuni- (iiKT et s'il ne d('sirait i)oint obtenir une dernière audience de Temlicrcur? L'(''veque avait répondu qu'il ne lui restait plus rien à dire à Xic('i)]iore et qu'il ne demandait qu'une cliose, qu'on le transportât de suite à ('réinone, ainsi que le ]>asileus en personne lui en avait donno sa parole. Le curopalate lui avait renouvelé cette promesse sous les serments les plus solennels, jurant, lui aussi, sur la tcte de l'empereur, sur celles de ses enfants, sur la sienne propre. (( Les Cîi-ees, dit Luitprand, sont toujours prêts à jurer sur la tête de quelqu'un. )> l.a faute de tout ce retard fut rejetée par Léon sur le grand drongaire', (\u\ seul avait pouvoir sur la flotte impériale et qui n'avait ])u mettre jusqu'ici le moindre navire à la disposition de l'ambassadeur. Quoi <(u'il en soit, il y eut certainement à ce moment un retour favorable, 1»ien (qu'éphémère, dans les dispositions de la cour à l'endroit de l'envoyé occidental, et celui-ci a eu bien tort de ne nous donner aucun renseignement à ce sujet; ])eut-étre ce changement subit était-il dû à (|uel(|ue rumeur sur les progrès de l'autorité d'Othon dans l'Italie centrale.

Force fut donc à l'évéque, sur l'invitation expresse de l'empereur, de se rendre dès le surlendemain, le samedi 25 juillet, au camp du l)alais de Brya ■. Lorsqu'il y arriva, il trouva de nouveau tout changé. Kieéphore, en le recevant, se mit aussitôt à exiger à nouveau, sur le t(»n le plus arrogant, ([ue l'enqjereur d'Allemagne, s'il ne pouvait souscrire à toutes les conditions exigées pour la conclusion d'une paix définitive, s'engageât du moins à ne plus soutenir contre lui les princes de Capoue et de ]3énévent, qu'il s'apprêtait, disait-il, à liiire attaquer par les troupes récemment parties pour l'Italie avec Grimizon. Les clioses se gâtèrent aussitôt, car Luitprand, fatigué d'user de diplomatie, décidé à parler sans ménagements pour brusquer rissu(! d'une mission si déplorablement manquée, répondit tout

1. Un des plus hauts fonctionnaires de la marine. Il s"aii[>elait Léon et était patrice. Voy. Mortreuil Histoire (lu (Iniif bi/-:'iiitin, t. IU.\>. SI.

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