‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 199 sur 237 · la note de la page prCcédente · texte numérisé non relu

la note de la page prCcédente

Reliquiùre d'ivoire dv la Viuie Cioix consnv,- naim lVgli*e du couvenl dts KraniiK-mi ' . n • : ■ . ;

parce que le nom île Nicoplinre Plio: as y figure ilaus une inscription gTati* on fonir la page 693. Cette inscription se conipoge de quatre ver* en l'honneur do BaiiieU't. Unr s de la première, mentionne la dédicace du reliquaire par un membre du clergé de ^.

ivoire est donc de l'époque môme de notre liéroB, ei c'eut, avec quelques uioniioics et ; ,

nument coiitempoAin sur lequel on \Ue son nom. La monture de Inronxe rriianux.- linrgont qui !■

sans peine, de travail italien très postérieur. Ce n'est qu'avec .lifflcult' qoe j'ai pu ol)tenlr la photi v .; . :

grâce à l'extrême obligeance de M. O. Manciiii, bibliothùa: ..> de Cortono. (.'n M 1« coniMiaaU Ja«)n*iei qno ptu

une mauvaise gravure donnée par Qori au siècle dernier.

XMPKIIBUK BYZANTIN'. 87

et Otlion devait s'estimer fort heureux d'avoir réussi à se l'attaclier par des ]ieus si solides *.

Donc les impériaux, sous le commandement du prince de Capoue, poursuivirent les hostilités. Malheureusement les renseignements deviennent ici encore plus insuffisants; parfois même ils sont tout à fait contradictoires. Nous savons seulement que Pandolfe, ayant reçu quelques renforts de gens de Bénévent et de Capoue, ne craignit pas de venir mettre en plein été le siège devant la forte place de Bovino, défendue par une garnison byzantine considérable. Les soldats du Basileus, joints aux habitants de la ville, voyant le petit nombre des assaillants, firent une sortie en masse. Pandolfe leur infligea une sanglante déroute et les poussa dans le plus grand désordre jusqu'aux portes de la ville. Cette fois déjà il fut jeté à bas de son cheval dans la mêlée, mais réussit à se relever. Ce premier succès ne le rendit que plus téméraire. Les Grecs, dans une seconde sortie, faite encore avec des forces très supérieures, l'entourèrent à nouveau en grand nombre. Comme il tentait de franchir les rangs pressés de ses ennemis, son cheval fut tué et lui-même précipité à terre. Remonté sur celui d'un simple soldat, à force d'impétuosité, il réussit à briser le cercle des soldats byzantins. A peine dégagé, il se remit à combattre furieusement, tuant de nombreux ennemis ; mais, sur ces entrefaites, ses propres troupes s'étaient mises à fuir en désordre ; il se trouva presque seul. Un Grec, une sorte de géant, lui asséna un coup si violent que son armure en fut brisée et qu'il tomba de cheval une fois de plus. On se jeta sur lui avant qu'il pût se relever. Il dut se rendre et fut conduit au patrice Eugenios, qui l'expédia aussitôt, chargé de chaînes, à Bari, et de là à Constantinople. Nous ignorons quelle réception Nicéphore fit à ce vassal rebelle dont la défection l'avait si prodigieusement irrité; nous savons seulement qu'il le fit jeter de suite aux fers. Pandolfe Tête de fer, prince de Capoue, margrave de Camerino et de Spolète, fut relâché par Jean Tzimiscès dès

1. C'est de cette même époque, fin du mois de mai 969, que date la transformation en archerêché de l'église de Bénévent par le pape Jean XIII au bénéfice d'un troisième Landolfe, toujours de cette mêsie famille, qui groupait en sa main les principales autorités tant civiles qu'ecclésiastiques de cette vaste région.

son avènement; il ne passa donc que peu de temps en captivité dans la capitale byzantine.

La déroute de Bovino avait coûté la vie ou la lilierté à un grand nombre des soldats du prince de Capoue. Très peu parvinrent à fuir. Le gastalde Lando, que Gisulfe de Salerne avait expédié avec des renforts à Pandolfe, apprenant sur la route le désastre de celui-ci, reprit aussitôt le chemin de son pays.

Suivant une autre source qui paraît suffisamment digne «k- lui ', les Grecs n'auraient dû leur succès qu'à une ruse indigne. Ils auraient expédié une ambassade à l'empereur allemand pour le prévenir qu'ils étaient prêts à lui faire remise de la princesse Théopbano, la fianct'e qu'il réclamait depuis si longtemps pour son fils. Lui, ajoutant foi A leurs déclarations, aurait envoyé à l'endroit désigné un corps de troupes avec plusieurs personnages importants pour recevoir la jeune Porphyrogénète. Les impériaux, pleins de confiance, avaient alors étt; surpris et taillés en pièce par les Grecs perfides qui auraient pillé le camp allemand et fait de nombreux prisonniers.

Des deux versions il ressort avec évidence que les Allemands éprouvèrent le plus grave échec et que Pandolfe Tête de fer tomba aux mains de son suzerain irrité.

Les Grecs poursuivirent sur-le-champ leur succès, et comme un torrent dévastateur se jetèrent sur les pas des vaincus fuyant vers le nord. L'objectif du patrice Eugenios, imposé vraisemblablement par le vindicatif Basileus, était de s'emparer avant tout des petits États longobards. Les territoires de Capoue et de Bénévent furent incontinent envahis. Avellino fut prise par lui A la tête de forces imposantes ; le gastalde Siconulf qui y commandait fut livré par la population épouvantée. Capoue même, la capitale de Pandolfe, fut assiégée quarante jours durant et beaucoup de ses habitants emmenés en captivité. En même temps, les Napolitains, conduits i)ar leur duc Marinos, profitaient de ce grand désordre pour mettre à feu et à sang le territoire des deux principautés. Mais ici s'arrêta la fortune des Byzantins. Soit qu'ils

Page 1