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ne disposassent pas de moyens suffisants pour venir à bout d'une aussi forte place qui leur opposait une résistance acharnée, soit à cause de l'arrivée imminente des troupes allemandes de renfort, ils durent lever le siège de Capoue et se retirer vers le sud, emmenant le plus rielie butin, plus de cinq cents personnages de marque. Le patrice Eugenios retira de cette pointe hardie vers le nord un autre avantage considérable. Gisulfe de Saierne, qui n'avait jamais été que le très éphémère allié des impériaux, fit sa paix avec les Grecs et reçut même dans sa capitale la visite du stratigos byzantin. Il lui fit une réception chaleureuse et lui prêta probablement serment en sa qualité de représentant du Basileus Nicéphore.
L'armée grecque redescendit lentement vers l'Apulie, à travers la principauté de Bénévent, s'emparant par trahison, sur la route, de plusieurs places et châteaux. Par contre, une tentative contre la ville de Bénévent échoua complètement.
Othon apprit ces mauvaises nouvelles à Pavie, où il avait pour un temps fixé sa cour. Elles le décidèrent aussitôt à envoyer contre les Grecs une armée nouvelle dont il confia le commandement à un de ses meilleurs capitaines, le vaillant margrave Gonthier de Misnie. Peux autres comtes, Siko et Conrad, accompagnaient celui-ci.
L'armée italo-allemande, renforcée des contingents de la marche de Spolète, rentra tout d'abord dans Capoue délivrée des Byzantins, puis elle s'avança sur Naples pour venger les déprédations commises par le duc Marinos. Naturellement, les gens de Capoue s'associèrent pour cette entreprise à leurs alliés impériaux. Tous ensemble se livrèrent sur les Napolitains à de cruelles représailles. Il y eut de nombreuses exécutions.
Les alliés reprirent encore Avellino qu'ils incendièrent. A Bénévent, l'archevêque Landolfe leur dit la messe, leur distribua la communion et appela la bénédiction céleste sur leurs futurs succès. Saierne seule ferma ses portes ; on ne put la prendre. Puis les impériaux, ayant ainsi débarrassé de la présence des dernières troupes byzantines les deux principautés, se disposèrent à envahir une fois encore l'Apulie.
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Eugeiiios avait étô, dans l'intervalle, dépose par ses soldat», qui ne voulaient plus sulur ses cruautés. Ils l'avaient expédié enchaîné A Constantinople. Nous ne savons ce qu'il advint de lui. Le patrice Abdila, son successeur probablement, à la tête de force» nombreuses,
rencontra en avant d'Ascoli l'a-
vant-^arde teutonne des comtes '^**' --^^
Conrad et 8iko. Après un combat opiniâtre, les Grecs furent cruellement battus. Le comte Conrad blessa grièvement de sa main le patrice, qui ne dut la vie qu'à la vitesse de sa monture. Une foule de guerriers byzantins, plus de quinze cents , furent massacrés. Le reste se réfugia en désordre dans Ascoli. Le comte Siko, à la tête des contingents de Spolète, se distingua tout particulièrement.
Beaucoup de Grecs de marque furent faits prisonniers et, parmi eux, ce frère du prince Pandolfe, qui, ayant été élevé chez les Byzantins, était devenu un d'entre eux. Luitprand, on se le rappelle, avait dîné un jour avec lui à Brya'.
Malgré ces avantages, les impériaux ne s'aventurèrent pas plus avant. La joie dans l'ame, fiers de ce grand triomphe, ramenant un riche butin, ils reprirent le chemin d'Avellino, puis de Bénévent, puis de la Campanie. Les captifs grecs avaient été honteusement renvoyés chez eux après qu'on leur eut coupé à tous le nez. De nombreuses villes byzantines de la Fouille durent payer tribut à l'empereur Othon '.