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rX KMI'KIlEUIt 15VZANTIN
irtiHiivoiis l'iM-lio (loiilourt'iix (huis les récits de leurs chroniqueurs. .I;uii;ii> r Islam n'avait étc si has. Jamais les triomphes des clirétiens n'avaient r\r aussi ('datants. ]ja force des superbes Hamdanides, si li.niiicmps l)()ulevai-d de la vraie foi contre les infidèles, était maintenant lirisrc. et les enfants de IMohammed n'avaient plus rien à opposer à cette puissante monarchie militaire, (^u'un seul liomnie maniait à sa i;uise de sa main de fer, rien (|u'un pouvoir central absolument sans f(.rce et une iiifinlt(' de petits Etats secondaires désolés par la plus épouvantahle anarchie et par d'incessantes guerres intestines.
l/occasion était 1)ien belle pour les impériaux de pousser plus loin leurs contpu'^'tes. Il n'y manquèrent point. Immédiatement après la chute dAntioche, le stratopédarque, laissant Bourtzès se rendre seul à ('()nsrantinoj)le, avait repris la route d'Alep, accourant au secours de Kare-onyah et de son acolj'te Bakgour, (}ue Saad Eddaulèh continuait à serrer de près. L'ap[)roc]ie des Grecs, que précédait l'épouvante de leur r(''cent suce(''S, for(;a l'émir à lever le siège de sa capitale. Ses soldats se (léband('rent à la première nouvelle de l'arrivée de ces terribles soldats de la Croix auxquels rien ne pouvait résister. Saad se retira tristement à Ilonasirah d'abord, à Maaret en Noaman ensuite '. Il ne devait rentrer dans sa capitale que plusieurs années plus tard. Jusque-là, il mena, à l]m('se principalement, une vie agitée et difficile ". La suite des actions du dernier des princes liamdanides alépitains n'intéresse plus le lè^ne de Nicé})hore Phocas.
Revenons à la ville d'Alep et aux graves événements qui allaient s'y dérouler. Aussitôt l'émir et ses soldats partis, les Grecs, qui ne s'intéressaient au tond nullement à Kargouyah, changèrent brusquement de <hvp(,sitioiis à son ('gard et ne songèrent i)lus (]u'c\ s'emparer de la ville poin' leur compte. Kargouyah leur résista avec vigueur. Le siège dnia piès d'ini mois, exactement 27 jours. Au bout de ce temps, les inipérianxdomKTeiit l'assaut du c(')té nord de l'enceinte. Le soir, Alep
1. Vahia dit qui' rc'iijir vaincu se retira ilircctemciit :i l'^mose (Hoins) et y fit séjour. -V Tout. 'fois on r<',-,,ninicii.;a. durant tuut ce ivmysi, de dire en son nom la prière publique à Alep, d'..;.' i, 'i'/iii'jiira sii)..ii lu niaitre eUectif, du moins le souverain titulaire.
AT i'i\i i:\ii: ^i Kii.i:
était ville prise! Après Antioclie c'était la perle de riMlatii en Syrie qui tombait ainsi aux mains des chrétiens, a Avant Nicéphore, s'écri*' Ut chroniqueur Abou'l MahtUen, aucun roi des Grec» n'avait pri- Aussi ce succès le grandit-il aux yeux de ses concitoyens. > La déroute des Sarrasins était conq)lcte. Toutefois, ici, la prise de possession par les impériaux fut moins absolue qu'à Antioclie. Comme toujours, dans ces sièges de villes musulmanes, lorsque la cit<' avait été prise le kastron résistait encore. Kargouyah, qui avait fait réparer avec soin la citadelle d'Alep, s'y était retiré avec la masse des défenseurs. Il fallait recommencer un siège nouveau. V^nv des raisons qu
Sceau de plomb des coinmerciaires ou dounnien impériaux et arclionle* <ou «Urfctcnrit^ «lu
,l,w /.t<i(V.>; ■).. ^..in nu n!(t«,iu,l!nii . iirohnhli'Tii.iit u Ciiniljllltilliipli'.
ignorons, le stratopédarque préféra traiter. 11 y eut trêve signée entre lui et Kargouyah \ trêve par laquelle ce dernier s'engageait à demeurer sa vie durant le vassal du Basileus pour Alep et son territoire. Bakgour devait être son successeur aux mêmes conditions. C'était le système de la vassalité substitué à celui de la conquête pure et simple. Mais Alep et du même coup toute la Syrie du nord n'en redevenaient pas moins partie intégrante de l'empire, dont elles étaient demeurées S(''parées trois siècles durant. C'était un nouveau et triomphant succès.
Par une heureuse circonstance nous possédons le texte précieux de ce si curieux traité conclu entre le chef byzantin et le vizir rebelle du prince d'Alep. Il nous a été conservé presque dans son intégrité par l'historien Kémal ed-Dîn qui, certainement, en a eu le texte même sous les yeux. Ce document n'appartient plus directement, il est vnu, à
J. La paix avec les chrttieua n'était jamais ofticiellement coiwidérée pM le» Ar^>«i que comme aao simple trêve.
xurEnEcn byz.vstix.
-;{,, IN i;.M i'Ki;i;i' i; inzAXTix
riiisloiiv (le NicM'jiliorc, |)iiis(|iril ii';i rto conclu que dans le mois de safar i\r r.-iii :')')1> <!(' riI(',i;ii-(', (jni c()ires[)()nd au mois de décembre 009 ou à celui de janvier 1>7(), et par conscMiuent quelques jours peut-être après la ni(ut (le ce piiiicc. ('cpeiidaiit, comme la nouvelle de cet événement tra,i;i([uc n'avait très ])r()l)al)lement ])oint encore pénétré en Syrie et (|U(' ce trait/' a donc très vi-aisemblaMement été signé encore au nom de cet ciupcreui-, je ci'ois devoir en donner ici la teneur complète, conune un ("X(Muj)Ie bien intéressant, |)i-esque unique, d'une convention |»ass(''i' à cette é[)o(pie entre chrétiens vainqueurs et Arabes réduits à merci.
Il est avant tout stipulé entre KargouyaU et le chef byzantin que pour tous les territoires sarrasins compris dans la convention il sera pa}(' au liasileus par tète d'habitant, (( sauf pour les criminels et les nialheiireux »', inie taxe personnelle d'un dinar par tête '. De plus, par tête d'hoiunie pubère pour l'ensemble des territoires laissés en fief à Kargouyah, il sera du aux Grecs un impôt fixe également annuel de 700, 0(K) diihems, soit encore près de (piarante-quatre mille pièces d'or ". On voit qu'il s'agissait là de sonnnes très fortes. Enfin l'empereur des Grecs aura le droit- d'entretenir dans Alep un délégué chargé de recevoir la dîme pour toute marchandise entrant dans la ville.
Les places et territoires les plus importants désignés dans le traité cnnime devant faire partie de la principauté vassale, sont : Homs ou Imucsc, (jouziyah ■', Selmieh, l'antique Salaminias (petite ville à deux journées de marche de Hamali dans la direction du désert), Hamat ou llanudi, autrefois Epiphanie, Cbaizar (la Larissa de Séleucus Nicat<u), Keler-Tab, A])amée'', ^Maaret en Noaman, Alep , Djebel-ès-Soumniak ', Maaict Mousseriiu, Kinnesrin, El-iVthareb avec le fort château
' " ^ ;i^ I':' -'■!/'• <l|-:icliini'- i-l:iillitcs ». si)it sei/.C (lifllCllls.
'-'• ' '"' l:i !•• !''\l'' '1" i\. iii;il ril-|)jii. ^'.iliia (loiiiie (les indications diffcrontes. Vciy. Freytag, 6V.-r/(. ./-r /i,r,o<n. .I.r lhn„.l,n.:i. „. .,/,. , ,7.. (. XI. ,,. -jy.o^ ,„,tc ;}.
:!, (irn~ l.,,iir- -itii.' à six faiiisiii-i'- de Damas