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|»,ii|m;iivv ,jiil i;'ii;iiciil ciicdrc polir l;i (•(nicilialioii avec IJyzancc ; an ,.,,iili;iiiv, cil [.rolcclciir (les plus (l(''tcriiiiiics cimciiiis des Grecs. (J'est ,|iril n'aNait <l<'ià, j»' T-'ii dit, plus (prime pensée : s'établir déliiiitive- III, .[Il ;iii delà du l)aiiul)e et l'aii-c de la moiiarcliie de Syiiiéoii, abattue |,;ir lui. une l)asc d'opf'Tatioiis ])()ur se nier à la conquête de Byzance iiiriiic, cet ('ternel objet des convoitises de sa race.
Di.iic le clairvoyant Xicépliore ne tut pas long à s'a[)ercevoir de la t'aille lourde ([u'il avait comniise. Parfaiternent an courant des visées (lu cliet' russe, tr(''S probablement informé de la traldson de Kalocyr, (pli ne (piittait i)liis Sviatoslav, convaincu que ce dernier mettrait à très brel' (l(''lai à exécution ses vastes projets de conquête \ le souple Basileiis du coup clian<4-ea toutes ses dispositions. C'était pour se débarlasser du czar l'ierre (pi'il avait appelé les Ross. Maintenant il s'efforça de soutenir contre ces terribles envahisseurs la cliaucelaute monarcliie du souvei'ain luoribond. J)es ambassadeurs du très puissant Jiasileus reparurent à la cour l)ul<;are, eflarée par tant de calamités accumul('es, parlant au nom de la communauté de religion et d'intérêts des deux nations. C'étaient deux liants et très sages personnages, éloquents et doctes, le patrice Xicépliore suriKunmé Eroticos et l'évèque d'Eucliaïta, Pliilotliée, une vieille connaissance à nous"'. Un traité fut par leurs soins conclu, traité uniquement dirigé contre ces mêmes Ross que quelques mois auparavant le ])asileus gorgeait de son or. Les nations bulgare et grec([ue se jurèrent à nouveau paix inviolable, amitié éternelle, l'oui- sceller ce pacte, l'orgueilleuse cour byzantine ne rougit pas de recourir une l'ois de i)lus à une de ces alliances dont savait user si liabilemeiit sa subtile di[)lomatie. ])eux des petites princesses royales bulgares turent fiancées aux deux petits jjasileis, ]>asile et C'onstantin. Comme les deux Porpliyrogénètes étaient trop jeunes p)Our que le mariage put être coiisomnié, il fut convenu (pie les princesses iraient vivre en attendaiii au gyiiée('e du Palais Sacré, pour y apprendre, sous l'égide delà liasilissa 1 ii('opliaiio, le dur métier d'impératrices byzantines.
I. Li'..ii OiaiTr ili; cxpi'.'-M'iiiriit '|iif Xic.-|,li(,if. iiii> au fait do l'intiiiei.c,' g-iMiidu ]ivi<e ]iav If fourbe '■: .iiiiliiD'iix K.il'ii'x r -iir rr-pi-ii (lu iirincc ni--*', n'isinTa [la- un >eiil insiaiit que la paix pi'it être main-
AU DIXIÈMB SièCLE.
Les ambassadeurs grecs, après avoir promis A V'wrro, «l.- I:. T.:.r» .1.. '< 'Il maître, secours etlectif contre les envahisseurs russes, secours que le malheureux prince agonisant réclamait avec supj)lications, retournèrent à Byzance, emmenant dans de massifs chariots, î\ la mode du pays, les deux fiancées, leurs futures souveraines, « ces vierges royales de Bulgarie p.
Leur père les avait embrassées en pleurant. « Je vous confie, )) avait-il dit aux patrices, « ce que j'ai de plus cher; dites au Basileus qu'étant désormais uni avec nous par cette alliance sainte, il serait honteux à lui de nous laisser à la merci de ces féroces idolâtres.
Qu'il se joigne à nous pour nous délivrer du joug des Ross ; rien ne
résistera à ses armes toujours victorieuses. » Avec les deux princesses l'ambassade emmenait encore Boris et Romain, les propres fils du czar Pierre, que celui-ci avait dû livrer comme otages et qui s'en allaient,
EMPEIIEUR nVZA.NTI.V. »)
73S IN i:m]m:iikuii byzantin
à l\'.\ciii|»lr (le ]vuv illustre aïeul Syincon, parftaire dans Içs écoles de la c-aj)itale clirétieiiue de l'Orient leur éducation de futurs souverains oitliodoxes.
On le voit, la situation s'était brusquement et totalement modifiée. ].a j)aix avec la Jkilgarie, la guerre imminente avec les Russes, une guerre terrible, succédaient à une situation diamétralement opposée.
Nicépliore fut aussi rai)ide à réparer son erreur qu'il avait été j)n)inpt à la reconnaître. Ce fut, comme toujours, avec une vigueur, une activité extraordinaires que, dès son retour de Syrie, il fit ses l)réparatifs pour marcher contre ses anciens alliés, surtout pour se [)rénmnir contre une subite attaque de leurs bandes, éventualité toujouis à craindre de la part de cette nation accoutumée à l'offensive la ])lus foudroyante comme la plus imprévue. Cet homme vraiment infatigable, a qu'on n'avait jamais vu dormir », réunit en quelques semaines, sous les murs de Constantinople , des forces imposantes. Avant tout, il donna ses soins à l'organisation de nombreux escadrons de cavaliers cataphractaires, troupe d'élite indispensable pour combattre ces fantassins du nord si agiles '. A Byzance même, le parc des machines de guerre, réuni à l'arsenal de Manganes, fut mis au c()nq)let-, les murs de l'immense enceinte urbaine, et tous les points fortifiés du Bosphore, furent soigneusement réparés. Trop souvent on avait vu les féroces idolâtres arriver par mer sous les murs de Tsaiigrad, ])our ne pas se délier constamment d'une nouvelle agression de ce côté. Une monstrueuse chaîne de fer, d'un poids extraordinaire, <( tendue entre la tour du Kentenarios et le pyrgoma du Kastellion », Itarra tout le détroit, qu'elle franchissait, soutenue sur des pieux gigantesques -.
Les atrocités connnises ])ar les Russes, la crainte que leur ambition
1. .Ifiiii T/,iiiii.-(,-..-s, (l:m.> SCS tcrril)los cain|):\gnes contre les Russes, devait faire un merveilleux usage ■ 1<,' ces cavalier.- habilles de fer qui devinrent sous sa main puissante les célèbres (.( immortels » des cam- [lagnes du Danube.
■J. Ccst probablement à cette ejnique, au mois de juin OGO, qu"il faut placer un voyage d'inspection accompli j.ar Xiccphorc dans les villes fcjrtes de Thrace. Ce voyage, mentionné par Cédrénus, t. II, p. i>''.o H. e-t attribué par cet auteur, à tort il me semble, à la quatrième année du règne de Nicéphore, ■■■it il j'.iu :if;7. lors delà première canijiagne contre les Bulgares.
AU DIXIÈMK SIK( r,K. 7S9
iiis})irait, avaient amem'' ce rrsuUat bizarre de n*conciliei «s
Grecs la majeure portion de la nation luilgare. D'autre part, Sviatoslav et ses guerriers avaient pris goût aux expéditions lointaines. Ils n<songeaient plus qu'à retourner en Bulgarie. Dès qu'ils l'avaient pu, iU avaient mis leur projeta exécution. C'est vers le connnencement de l'été (le l'an 969, vers le mois de juillet probablement, que ces liandes redoutables reparurent avec leur cliefsurlarive méridionale du Danube. Cette fois c'était pour longtemps. Heureusement les i)réparatif8 faits k leur intention par Nicépliore, revenu de Syrie depuis plusieurs mois déjà, étaient à cette époque fort avancés.
Dans l'intervalle, le vieux czar Pierre, dès longtemps frappé à mort par les malheurs de sa patrie, avait fini par succomber à unvelle attaque d'apoplexie'. Les fils du souverain défunt étaient à Constantinople et la Bulgarie se trouvait sans maître à cette heure terrible, une des plus critiques de son histoire, alors que l'invasion des fils de la steppe la menaçait à nouveau. Au milieu de cette anarchie, le parti national, toujours iiostile aux Grecs, n'était pas non plus demeuré inactif. Sous l'énergique impulsion du boliade Schischman et de ses fils, il avait plus que jamais i)artout relevé la tête. Schischman s'était même fait proclamer czar ^, et une notable partie de la f»opulation . affolée par tant de calamités et de périls, s'était soulevée à sa v..i\ (yhassé des provinces orientales, il avait depuis quelque temps déjà réussi à se maintenir dans celles d'occident, en Macédoine comme en Albanie. 11 y eut dès lors deux czars en Bulgarie : im d'Orient, un autre d'Occident sous le nom de Schischman 1" '.
C'est au milieu de cette situation si troublée que les Russes avaient fait à nouveau leur apparition. Nicépliore, voulant clore à tout prix j^ur la Bulgarie cet interrègne si plein de périls, se Imta de renvoyer dans leur patrie les deux jeunes princes, fils de Pierre, es|)érant réduire ainsi à néant les espérances du parti national. Boris II et son frère Romain paraissent avoir été bien accueillis i>ar beaucoup <le Bulgares, mais le pays
1. Jirecek, (Je.ic/tirhte <ler linbjdrtii. \<. 1^-.. ii in. unit ic 30 j.iiivier de cette même mni-c 90».