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sur lui m. lue et se consoler (iuel(iue ])('n. I/ardenle TIicoi)liaiio, toute à M- pl.Miis i riiiiiiiels, jx-rlide autant que passionnée, nature flexible, iiinis ('iicr,ui(in(' cl dccidce, au sens moral totalement eorrompu par son cilucnlion prcmicrc, résolut de profiter de ce répit pour arracher à rrin]ici-cur le rappel de celui qu'elle aimait. Secrètement elle l'alla trouver et Ini exposa sa requête avec cette grâce insinuante, cette insi>taiice persuasive qui lui avaient tant de fois servi à triompher des i('sistances de cet époux qu'elle trahissait sans scrupule, mais que le son seul de sa voix subjuguait encore.
Kn termes pressants, flattant sa vanité, le prenant par son faible, elle lui exposa doucement combien lui, si juste d'ordinaire, si sage, le plus é(piitable comme le plus sensé des souverains et celui qui se conii;ii->ait le luienx eu hommes, commettait une iniquité grave, une faute Idunle. en i-etenant loin de la capitale et des armées, dans une inaction aus>i [ténible (pie l)lessante, un chef aussi excellent, un aussi illustre guerrier, (pli lui était dévoué par les liens du sang comme par ceux de I;i plus vieille amitié. J^e motif principal qu'elle mit très habilement en a\ant fut le vil' désir que prétendait avoir Jean Tzimiscès, veuf d'un premier lit, de chercher à contracter un mariage nouveau. C'était le meilleur m(»yen de calmer les jalouses inquiétudes du Basileus.
Ce fut par de tels discours incessamment renouvelés que l'enchanleicsso triompha des résistances de son soupçonneux époux. i( Car, )> nuii- (lit I,('()ii niaci'e qui a été le témoin oculaire de tous ces événements, <(. Xic('-pl!(ire portait toujours àThéophano un amour sans borne, et les chai'mes de cette créature adorable exerçaient sur le vieux guerrier une fascination tout à fait extraordinaire '. » Jean Tzimiscès reçut l'ordre de ([uitter son lointain séjour forcé et de comparaître au l'a lais Saep'' -. 11 accourut et demanda aussitôt à être reçu en audience pai- If i>avileus. Mais celui-ci, conservant malgré tout ses défiances pa-v<'(s, lui lit taire défense de se présenter devant lui journelleluent, comme c éiait la coutume et pres(pie une obligation pour tout
1. Sin.m: (r.iiitic- ;iii ci-iiti- liic. Nie. |.lini-.' n'ainiuit jiliw i;'ik'1-c Tliùdpliano. dont la ]»erfitlie avait '■ ■ : r !■■ !,,.-..r.
' ■• lui fut :ulro--(' (lirccleini'iil |iai- Xici'plK.iT. suivant i|ucl<|nes liistoiieiis. Suivant d'autres, : ■' r>-'i:i-. il lui :i!;iMit (;•'■ tran-nii- i)ai- une lettre de Théophanu.
haut personnage en ri^sidence k Constantinople. La noblesse byzantine allait faire sa cour au Basileus au Palais Sacit^», comme la noblesse de France courait faire la sienne au roi Soleil i\ Versailles. Jean Tzimiscès, dissimulant sous une apparente indiff^-rence 1 âpre désir de vengeance dont son cœur était plein, se retira (lon(r au fond