‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 41 sur 237 · J4 IN KMl'KlîKlIÎ 15 YZ A NT IN · texte numérisé non relu

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^•raniniairicu Kliûhivaili, (lui fut son coiiteiiiporain, cite sa parfaite science de In laii<>,-ue arabe, qu'il maniait en véritable lettré. Les vers furent, après le métier des armes, la plus grande passion de sa vie. (Jeux snrtont des pins vieux cliantres, célébrant les exploits des plus anciens héros paruii les fds d'ismaël, étaient l'objet de sa prédilection. Des milliers et des milliers de pièces de poésie ont été composées en son honneur (on en avait réuni plus de dix mille). Lorsqu'il en était satisfait, il les payait des sommes énormes, lien a fait lui-même; du moins on lui en a attribué un certain nombre; et ce sont des vers ravissants, pleins d'une étrange poésie, presque toujours destinés à célébrer la femme et l'amour '. Dans l'intervalle de ses audiences, il s'en faisait lire encore. Uue fois il fit donner pour quelques-uns qui lui plurent deux luille dinars d'or au cadi d'Aïn-Zarba. Il avait fait frapper spécialement pour de semblal)les récompenses de larges pièces d'or du poids de dix dinars ordinaires. Il adorait les i)oètes autant pour le moins que leurs œuvres ; il logeait dans son palais tous ceux d'entre eux qui accouraient à lui de toutes les innombrables cités de l'Islam, leur distribuant des sommes véritablement énormes en bourses d'or, en beaux domaines, en esclaves des deux sexes, en chevaux de grand prix, en somptueux vêtements de fabrique égyptienne enfermés dans des cofl'res de bois de senteur. Chez lui, en temps de ])aix, ce n'étaient que joutes littéraires auxquelles il prenait part, dirigeant l'harmonieux débat, corrigeant, approuvant, récompensant. Son goût littéraire était fort pur. Rien n'était ])lus gai, plus animé (pie ces tournois poétiques rappelant de près les luttes des troubadours de la Pi'ovence ou du Languedoc Avec cela des jardins délicieux, une orgie de beaiix meubles, de belles tentures, de belles armes, vraiuient un souverain de l'Arabie des Alillc ci une Nuits.

Seîf avait un harem superbe, le plus riche de son époque. Parmi ses femmes, une des plus aimées fut une chrétienne, la fille d'un prince byzantin, au dire des chroni(|ues, certainement la fille de quelque pa-

1. FiX'ylag, Geach'iclitedv Dipia^lii' der Ilamlfinid/n, dans Va Zei(.<chr'ift der deulsclu'n mortjenlœndischen Ciesellschnff, t. XJ. p. ■J18-21'.*, se inoLtrc foi't incrédule s\ircc point. Il croit que la plupart des vers désiu'nés commo étant l'd'uvre dr Seîf lui fini (''té atti'ibués ])ar la flatterie.

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