‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 43 sur 237 · Voyez Hammer, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Voyez Hammer, op. cit., pp

2. Malheureusement pour la suite de ce récit, toutes l&s poésies de Moténabbi relatives aux guerres de Seîf Eddaulèh contre les Grecs, poésies qui, par ce fait, présentent un très grand intérêt historique, remontent à l'époque du long séjour que le poète fit, de 948 à 957 environ, àla cour de ce prince, et se rapportent par conséquent à l'époque antérieure à celle dont je fais l'histoire.

3. J'emprunte la traduction de tous ces fragments à l'article de la Chrestomathie arabe de M. de Sacy, que j'ai signalé à la page précédente.

goûter les douceurs du sommeil, entouré de tes escadrons qui s'agitaient à tes côtés, comme l'aigle agite ses ailes dans son vol précipité. — Il ne faut aux chevaux de tes cavaliers d'autre nourriture que le

Courrier sarrasin monté sur un cliameau. Miniature d'un très ancien manuscrit arabe appartenant à M. Ch. Schefer.

vent qui souffle dans les déserts ; ils se contentent pour étanclier leur soif de la vapeur qui s'élève sur les terres brûlées des ardeurs du soleil. » Puis le poète célèbre la clémence de l'émir en faveur de ses sujets rebelles, sa générosité envers leurs femmes captives. <ï Leurs épouses par tes soins généreux sont sorties de tes mains comme elles

étaient venues en ton pouvoir; elles n'ont perdu ni leurs parfums ni leurs riches parures. »

En l'an 343 de l'iiégire ' , le domestique Bardas Phocas , accompagné de son fils, notre Nicépliore, ayant tenté, à la tête d'une armée de cinquante mille soldats slaves, russes et arméniens, d'empêcher le prince d'Alep de relever les murailles de la cité frontière de Hadath, éprouva une complète défaite dont je parlerai plus loin avec quelque détail. Moténabbi, qui, comme toujours, avait accompagné son seigneur et combattu à ses côtés, composa à cette occasion un poème qu'il récita à Seîf Eddaulèh après le combat, au repos du soir. Cette pièce de vers abonde en détails curieux. C'est le vrai chant de triomphe des pieux guerriers musulmans, vainqueurs du chrétien détesté. c( Seïf Eddaulèh, s'écrie le poète, a construit les murs de Hadath ; il en a élevé les bastions au milieu du choc tumultueux des lances meurtrières, tandis que les flots de la mort se heurtaient avec fureur au pied de ses remparts. Hadath était dévorée d'une maladie cruelle ; à son réveil, les cadavres de ses ennemis, suspendus à ses remparts, formaient autour d'elle une amulette efficace. — 0 Seîf! pourrait-il rester encore aux Grecs et aux Russes quelque espoir de renverser une place qui a pour fondement et pour colonnes ta vaillance et l'effort de tes armes? Ils sont venus à ta rencontre bardés de fer'. On eût dit que les chevaux qu'ils montaient n'avaient pas de jambes ^ L'éclat que jetait leur armure ne permettait point de distinguer le guerrier de son casque et sa cuirasse de la lame de son sabre. Le mouvement de leurs innombrables escadrons a ébranlé la terre au levant et au couchant. Les Gémeaux dans le ciel ont eu l'oreille étourdie du fracas de leur marche. Là se trouvaient réunis des guerriers de tout peuple et de toute langue, qui ne pouvaient s'entendre sans le secours des interprètes. — 0 Self! tu as couvert toutes les collines des cadavres de tes ennemis ainsi que l'on répand des pièces d'argent sur la tête d'une nouvelle épousée. )) Puis viennent les insultes obHgées à l'ennemi. Bardas, ce vaillant, n'est point

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