‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 49 sur 237 · Voy. au chapitre suivant · texte numérisé non relu

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2, C'est-à-dire natif de Rakkah. Suivant d'autres témoignages, ce personnage fut simplement fait prisonnier.

Ivoire byzantin du x*" siècle de la collection Bastard. La Tbcotokos tenant l'enfant Jésus sur les genoux, assise sur un trône entre deux anges.

coup de foudre. La joie régna dans tout l'empire. Les belles cités syriennes furent plongées dans le deuil '.

1. Le triomphe de Nicéphore en Crote, les succès de son frère contre le Hamdanide eurent leur contre-coup jusqu'en Egypte. Au Kaire, la populace se livra à de violents excès contre les chrétiens.

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Léon Pliocas fit remettre incontinent en liberté les captifs clirctiens repris à l'armée sarrasine. Chacmi reçut un viatique suffisant pour lui permettre de regagner son village. Quant aux prisonniers syriens : sheiks, gardes ou simples cavaliers, ils allèrent dans la Ville gardée de Dieu orner le triomphe de l'heureux capitaine. Cette pompe, qui se célébra au Cirque et fat également de tous points magnifique, dut précéder de fort peu celle de Nicépliore. Les deux frères goûtèrent ainsi presque simultanément la gloire de cette superbe entrée dans la Cité reine '. On vendit à l'encan et presque au cordeau les cavaliers du Hamdanide. Le nombre en fut tel, dit un chroniqueur, que Constantinople et sa banlieue en furent comme peuplées.

Ainsi, en un an, les deux Phocas, les deux frères, avaient délivré l'empiré de ses deux pires fléaux, reconquis la Crète, abattu l'orgueil du prince d' Alep. Plus que jamais ils étaient devenus l'idole du peuple et de l'armée. Chacun sentait que leur temps était proche. Romain, de plus en plus étranger aux affaires, tout à ses plaisirs, était plus (jue jamais déconsidéré. Déjà les personnages les plus en vue dans l'État conspiraient ouvertement. Cédrénus dit quelques mots d'une de ces conjurations qui fut découverte au mois de mars de l'année 961, peu avant la prise de Chandax. Le magistros Basile ", surnommé, je ne sais pourquoi, Pétinos ou l'Oiseau, personnage fourbe et rusé qui jadis avait été le principal artisan du triomphe de Constantin VII sur Romain Lécapène et ses fils, en fut l'âme. Il médita de se débarrasser du jeune empereur et de faire proclamer à sa place le fils aîné de celui-ci. Ses complices principaux furent les patrices Pascal et Bardas, fils de Libis, et un autre personnage, Nicolas Chalkoutzès, d'une famille très en vue. Romain II devait présider des courses de chars dans l'Hippodrome. On convint de l'égorger au moment où il passerait du petit palais du Cathisma dans la tribune du même nom qui dominait le Cirque à une grande hauteur. Aussitôt après le

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