A. Mt-irrast, Egquhfea byzantines, p
2. Cependant l'Italien Bnondel monte, peu après, en vit encore beaucoup qui étaient en porphyre, entre autres, dit-il, celui de Constantin. On sait que les deux fameux sarcophages du Vatican, désignés sous le nom de tombeaux d'Hélène et de Constantin, n'ont aucun titre à porter ces noms illustres.
de l'un d'eux, celui de Constantin Copronyme, le saint patriarche Ignace, fils d'empereur, après avoir été enfermé, quinze jours durant, dans le sarcophage même, fut placé par ses bourreaux , avec de lourds poids suspendus à ses pieds; on l'y maintint des nuits entières, ne lui permettant ni de manger, ni de boire, ni de dormir.
Sarcophages impériaux conservés à Sainte-Irène.
Tout autour de l'enceinte des Saints-Apôtres couraient de somptueux portiques, des stoai^ le long desquels on avait disposé les sarcophages isolés de quelques Basileis.
L'immense majorité de ces tombeaux, je le répète, ont aujourd'hui disparu. C'est vainement qu'on rechercherait le plus imperceptible vestige des heroa de Constantin et de Justinieu. Quelques sarcophages cependant, plus ou moins complets, bien connus des touristes et des habitants de Constantinople, sont actuellement réunis dans la cour exté-
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Yivuvv (pli est ail devant de Saiiite-Iiviie. Deux, plus grands, de porplivrc, dont un entier et un plus petit de vert antique, sont dans la cour int('i-ieiire, di'pduiHés dei)uis longtemps de leur somptueuse enveloppe vove/ pp. l'î et 1;")). Tous^ réduits à cet état primitif, sont fort simples, de marbre uni, décorés seulement de grandes croix byzantines et des monogrannnes du Christ. Un est de forme ovale. Il est constant (pi'ils proviennent tous des Saints-Apôtres et que ce sont Lien là des sarcoi)liages des enqiereurs. Quant aux attributions qu'a tentées d'établir pour chacun d'eux M. Detliier, qui veut y reconnaître les tombeaux de Constantin V'\àe Constance II, de Julien l'Apostat, de Théodose le (rrand, d'Arcadius, de ]\Iarcien et de Pulchérie, c'est une autre affaire, et rien n'est moins certain que cette restitution, sauf peut-être pour le dernier de tous.
Devant la mosquée de Zérek, autrefois l'antique et illustre église conventuelle du Pantocrator, si chère aux Comnènes *, qui servit de sépulture ;\ ]\Iaimel l" et à trois impératrices de sa maison, se dresse encore aujourd'hui un autre grand sarcophage de brèche verte portant des croix sur ses quatre faces. Il sert de fontaine aux ablutions. La voix populaire donne à ce beau monument le nom de Tombeau d'Irène; mais ce n'est là (pi'une tradition poétique. Ce n'est très probablement point la tombe de la plus grande des inq^ératrices d'Orient, de la iière contenqujraine de Charlemagne, morte en exil à Lesbos, qui sert aujourd'hui au lavement des i)ieds des pieux bourgeois de Stamboul allant réciter la prière du soir sous les vieilles voûtes byzantines; mais c'est assurément celle de quelque autocrator ou de quelque Basilissa '. Pour en finir avec ces sarcophages, ajoutons que deux ou trois encore sont éj)ars dans divers quartiers de Constantinople.
lievenons au cadavre de Constantin VII et au tombeau dans lequel on venait de le dé[)oser. Dans celui-ci, qui était de marbre du San-
gariiis de lîithynie «. d'un dessin tacheté imitant la couleur sanglante m
et le tissu du poumon humain, » gisait déjà la dépouille de Léon VI
1. Pour ]^r. Pasp;iti, le Pantocrator serait l'église actuelle de Saiot-Théodore-Tyron. •-'. A mon grand regret, je n'ai \n\ faire reproduire par la photographie le prtcieux monument, aujiiunriiiii enfermé dan~ uuc baraque en planches.
le Sage, le père du Basileus défunt, mort depuis un demi-siècle. Le couvercle colossal roula sur ses gonds, puis s'abattit d'un bruit sourd. La
Zàrek-Djami, autrefois l'antique et illustre église du Pantocrator. C'est sur la petite place qui s'étend devant la façade de cet édifice que se dresse encore aujourd'hui le beau sarcophage connu sous le nom de Tombeau d'Irbne.
foule s'écoula lentement. Les cierges innombrables s'éteignirent sous les mosaïques aux tons fauves. Le temple des Saints- Apôtres retomba
EMPEREUR BYZAXTIX.
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(laii< s(.ii ir|His iii\st('ilciix; nii llasileus déplus dormait à l'ombre de -rs iiiiiiaill''^ Ni'iK'ialih's, un maitre nouveau régnait au Palais Sacré.
Pan- des \u<'s dyiiasti(iues faciles à comprendre, les empereurs (l'Orient, ehcrcliant constamment i\ fortifier le droit de succession JK'n'dilaire si cliancelant à liyzance, aimaient à associer à leur pouvoir, ne l'nt-ce (|He noniinalemeiit, leurs premiers-nés, et cela dès l'âge le |ilus tendre. Les couronnements de ror})liyrogénètes au berceau ('■talent fré(iuents à Constantinople. Ivomain, qui avait été lui-même (•r«'('' empereur à l'Age de six ans, lit proclamer son fils Basile en même tem[)s (pie lui-nn^'uie. Quelques mois plus tard, le petit prince tut coiu-omié sur l'ambon de la Grande Eglise, le dimanche de Pâques ■J2 avril IMîO, juste ([uinze ans après son père. Le patriarche Polyeucte ofticia. Ce moine eunu(|ue, prctre de l'austérité la plus rigide, que ses parents avaient eux-mêmes mutilé pour le consacrer à la sainte vie, avait succédé, quel(|ues années auparavant ', sur le premier siège orthodoxe au fastueux Théophylacte, ce prélat extraordinaire, fils de l'empereur Romain Lécapène, monté à seize ans sur le trône œcuméni(pie, qui scandalisa, vingt années durant, les dévots byzantins, qui consacrait les év('''(pies pour de l'argent, qui fit introduire des danses dan> les otiiecs les plus solemiels des grandes fêtes, qui nourrissait drux mille chevaux dans ses écuries, qui ne songeait qu'à eux, qui ne {touvait achever la messe (piand sa jument mettait bas, tant ses préoccupations étai(^'nt grandes. Cette hippomanie, digne d'un grand seigneur anglais, finit du reste par devenir fatale à ce prodigieux chef <r('glise. Il [)assait sa vie en fougueuses chevauchées sur les rives du H'ispliore avec (iuel<pies jeunes membres de son clergé. Un jour un ('•talon n'tif le jeta rudement contre une muraille : il en mourut. L'emiiereur ("onstantin transforma en hosi)ice pour les vieillards IV'curi.- sompiiu.use (pi'il n'avait pas craint d'élever à côté de la (Jrande Pglise. Son vén('rable successeur Polyeucte ramena du moins la d('ccnce des UKenrs au ])atriarcat. Ce fut un prêtre vertueux, mais • resprit ('troit et [.assionné. En IKOO, (iuel(|ues jours après son avène-