Les lies des Princes, pp, 39 sqq
Bas-reUef «l'argent du uiusi-e <lu Louvre .1.; latin du x' siwlo. te t.. ■"•■' '«'l^ '*■ ■
reUqualre, «oit à renfermer le livre des Kvajigllcâ. Il a apiwrtcnu t-PenI». n
présenté assU auprta du tombeau du Christ et montrant à Marle-MiulcleiKC et a il v Jé«u« en ert sorU. Des liwcriptiona en relief relatives au sujet extetrat sur le fond ; . de saint Marc et de saint Matthieu. Quant à celle qui forme bordure autour du bas-relief ou elle a été empruntée à l'un des Pérès frrecs. Le beau cimnUrc ■■ perles se réclament encore des traditions du bel art du X* siècle.
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KHPERKUR BTZAXTIN.
celui-ci, associés par lui à l'empire vingt ans auparavant, Stéplianos et Constantin, avaient à leur tour été déposés, trente-neufjours plus tard, par leur beau-frère Constantin Porphyrogénète, le véritable souverain légitime, qu'ils avaient jusque-là tenu en cliartre privée. Après un court s(your aux îles des Princes, les deux frères furent déportés plus loin : le premier alla à Ténédos, puis à Samothrace où il périt en 948 de la main de ses gardiens; le second, successivement à Proconèse dans la mer de Marmara, puis à Eliodes, puis encore à Mytilène. Propre oncle de l'empereur défunt, frère de l'autocratorissa douairière Hélène, morte aussi depuis peu, le Basileus Stéplianos, qui paraît avoir été un esprit inquiet autant qu'énergique, n'avait jamais un moment, malgré cette longue et dure captivité de dix-liuit amiées, perdu l'espoir de remonter sur ce trône où son père avait été si longtemps tout-puissant. Si souvent à Byzance on avait vu les captifs de la veille devenir les maîtres du lendemain! Déjà, en 948, une conspiration ourdie en faveur du prince banni avait été dénoncée, et ses auteurs, cruellement mutilés et battus, avaient été promenés sur des ânes à travers Byzance, puis relégués au loin. C'est même à la suite de cette aventure que l'infortuné Stéphanos avait été transféré à Mytilène ou Mételin, l'antique Lesbos, l'île verte et charmante où cent cinquante ans auparavant la grande Basilissa Zoé avait, elle aussi, passé les derniers mois de son lamentable exil. Il y végétait tristement depuis de longs jours lorsque arriva la nouvelle de la mort de Romain. Probablement, en voyant l'empire retomber aux mains d'une femme et de deux enfants, le malheureux banni reprit une fois encore espoir. Il conspira peut-être et attira sur lui l'attention de quelques-uns. En tout cas, il donna ombrage à Bringas. Il semble même, d'après le récit de Cédrénus, que celui-ci ait craint que Nicéphore ne voulût se servir de l'exilé comme d'un homme de paille pour arriver plus vite au pouvoir sous le couvert de son nom. La situation était trop périlleuse pour qu'on put tolérer même cette ombre de prétendant. On commença par le faire garder avec la plus extrême rigueur, puis, sur l'ordre exprès de la régente, le samedi de Pâques 18 avril, le « grand samedi », Stéphanos fut empoisonné dans l'église de Methymna en prenant la communion. Il mourut subitement
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(le ce morceau d'hostie en pleine céréiuoiiie. rersonne n'iKf'KiUi i\ reconnaître la main qui l'avait fraj)i)<'
Nic('[)hore, investi de juiuvoiis j»i«'Mjiic MKi.uoiiaux, tu- n-tt'ur vu Asie dans le courant de mai, dut tressaillir d'aise de se retrouver ii la tcte de sa chère armée, drlivré du cauchemar de son imprudente /«quipée dans la capitale. Il ne perdit pas un jour, augmentant, exerçant incessamment ses effectifs, les concentrant à son ancien quartier général, qui était prol)a})lement encore Tzamandos. En apparence, il s'agissait toujours pour lui d'achever la conquête de la Cilicie, puis d'aller
Mèlaille bysantine de d'ivotlon, en bronze, foiaant partie de m» collection. Au droit : le cmdllenient, le Chrltt entiv la Vierge et saint Jean, la lune et le soleil. Au rerers : la R^nrrection. Lea médalllet da piéti bytantinca daoatte •limensiou août d'une rareté extrême.
attaquer une fois de plus dans sa capitale l'émir d'Alep et d'en tinir ainsi avec cet infatigable adversaire, auquel la mort du Basileus avait rendu l'espoir. Mais personne n'était dupe. Tous connaissaient jjIus ou moins le plan qui mûrissait dans l'ombre et dont deux personnages seuls. : Nicépliore et Théophano, étaient à même de compter les fils '. Une nouvelle manœuvre imprudente de Bnngas, le troisième acteur de ce drame, fit éclater prématurément la révolution qui se préparait.
Inconsolable d'avoir sottement laissé échapper cet ennemi mortel, surtout de lui avoir fourni l'occasion de rejoindre ses troupes fidèles,
I . L'agent secret par l'entremise duquel Nicéphore correspondait avec TMophano se nommait Michel.
])leinement édifié sur la correspondance secrète qui s'écliangeait de plus en plus couramment entre Nicéphore et l'impératrice, décidé à tenter un effort suprême pour se débarrasser de lui avant qu'il ne marchât sur Constantinople, Bringas s'aboucha d'abord avec le patrice Marianos Argyros, dit Apambas ', ancien connnandant des troupes d'Italie. C'était un ambitieux et bouillant personnage, nature ardente et mobile. L'eunuque lui offrit de le nommer au commandement de l'armée orientale en place de Nicéphore. Il alla jusqu'à faire briller à ses yeux l'espoir d'une union inouïe qui le mènerait à l'empire. Marianos, prudent pour une fois, refusa net de se mesurer avec un adversaire aussi redoutable et conseilla au rusé ministre de s'adresser plutôt à Jean Tzimiscès, le chef militaire le plus brave, le plus connu, le plus populaire dans l'empire après Phocas. Bringas suivit cet avis.
Le nom de Jean Tzimiscès était à cette époque déjà fameux dans tout l'Orient. Depuis de longues années, le soldat intrépide qui devait un jour ceindre, lui aussi, le diadème des Basileis et anéantir pour un temps la naissante puissance des Russes, se couvrait de gloire dans toutes les campagnes de la guerre gréco-arabe. Aucun nom, après celui de « Nikfour le domestique », ne répandait plus d'effroi en terre sarrasine. Il était de race arménienne, très noble % né dans la ville d'Hiérapolis, dans le district de Khôzan, qui fait partie de la quatrième Arménie ^ au pied de l'Anti-Taurus, non loin du cours du haut Euphrate, au sud-ouest d'Erzeroum. Son nom véritable était Tchemchkik, dont les Grecs avaient fait Tzimiscès \ Il était de cette belliqueuse famille arménienne des Courcouas ou Gourgen qui avait déjà donné à l'empire tant de grands guerriers, le célèbre héros Jean Gourgen surtout. En même temps il était parent par sa mère de Nicéphore Phocas, avec lequel il offrait, du reste, le plus parfait contraste. Il avait jusque-là entretenu avec lui les relations les meilleures et venait de faire
1 • C'est-à-dire originaire d'Apamée de Bithynie.