S LA SECONDE MOITIÉ DU X^ SIÈCLE
IIXIKME SIÈCLE.
Ail iiiui.v, (I août .Mt.), ;m momeiii oii >iic^*phore, vain<juc'ur du Hamdanide et conqu(''rant d'une jx^rtion de la Cilicie, proc<!;dait à cette entrée triomphale dans la capitale qui allait faire de lui moins le cortf'gent de rinip(^'ratrice Théophano et le tuteur des petits Basileis ses fils que le
Le courent de RooMlooa an mont Atboa, d'aprta nn ancien dcada gne.
maître véritable du monde oriental, l'empire byzantin, bien (juc eliaque siècle depuis son origine en eût vu disparaître "quelque lambeau, n'en présentait pas moins encore une immense étendue de territoires dans les deux continents d'Europe et d'Asie.
En Europe, les provinces impériales formaient deux groupes bien distincts, surtout d'importance très diverse : d'une part, les thèmes italiens, fort diminués de leur grandeur de jadis ; de l'autre, ceux de la pé-
ninsule des Balkans, ceux-ci constituant la partie occidentale proprement dite de l'empire, la Dusis^ suivant l'expression consacrée'. Occupons-nous d'abord de ces derniers.
Tous les rivages de cette vaste péninsule balkanique jusqu'à la chaîne du même nom appartenaient encore aux Basileis. Les régions centrales, par contre, depuis le Danube jusqu'aux montagnes de Thessalie, avaient été, du temps du czar Syméon, conquises par les Bulgares, et ceux-ci devaient s'y maintenir plus d'un demi-siècle encore jusqu'à l'anéantissement de leur puissance par Basile IL Les grands thèmes de Thrace, de Macédoine, de Thessalonique et celui du Strymon, thème frontière plus petit formé de quelques cantons montagneux sur le haut bassin de ce fleuve, se partageaient ce qu'on est convenu d'appeler aujourd'hui la Roumélie et la Macédoine méridionales. Au nord de ces thèmes, tout appartenait aux Bulgares sur les deux versants duBalkan et jusque bien en avant et au sud du Rhodope. Par contre, la Thessalie, la plus grande partie de l'Epire, toute la Grèce continentale et péninsulaire avec le littoral de l'Adriatique jusqu'au delà de Dyrrachion obéissaient au pouvoir des Basileis.
Le thème de Thessalonique était un des plus importants, bien plus par sa belle capitale, seconde cité de l'empire , à la fois forteresse redoutable et centre principal des populations helléniques en ces régions, que par l'étendue de son territoire. Il allait du Pénée, qui formait sa limite méridionale, jusqu'aux montagnes situées à l'occident du fleuve Strymon, et comprenait outre la Chalcidique, dont la presqu'île était fermée par un rempart, outre sa sainte montagne de l' Athos et ses couvents célèbres, une portion notable de l'ancienne Macédoine gréco-romaine. Partout, vers le nord et l'est, depuis les agrandissements du royaume bulgare, sa frontière confinait à celle de cette monarchie déjà fort affaiblie qui ne savait même pas se protéger contre les agressions de ses voisins plus septentrionaux, les Hongrois.
Le petit thème du Strymon, limitrophe du précédent et qui le bornait à l'est, était occupé par des tribus slavonnes guerrières à demi