‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 94 sur 237 · Voj-cz pages 354 et · texte numérisé non relu

Voj-cz pages 354 et

2. Il faut se garder de confondre ce lointain thème de Chaldée, blotti tout au fond du Pont-Euxin, avec l'antique et célèbre contrée de ce nom, patrie d'Abraham.

res *, Sinope était celle de TArméniaque, Gangra *, celle du thc'me de Paplilagonie.

Le thème insulaire de Chypre était depuis le septième siècle aux mains des Sarrasins; mais lui aussi, grâce à la vigueur du nouveau Basilens, ne devait pas tarder à rentrer sous la domination orthodoxe.

J'ai insisté déjà sur l'importance très supérieure des provinces asiatiques de l'empire. « Les thèmes d'P^urope, dit M. Rambaud, comptaient pour bien moins. Les provinces obéissantes, payant l'impôt, non disputées par l'ennemi, se trouvaient généralement en Asie; les autres appartenaient presque toutes à l'Europe. De là, et surtout au dixième siècle, la suprématie dans l'empire grec de l'Orient sur l'Occident. »

Je ne parlerai point ici du mode d'administration des thèmes impériaux, ni du caractère tout militaire de cette forme de division territoriale qui commença à être en usage dès après Héraclius. Le stratigos ou gouverneur principal du thème n'avait d'autre supérieur hiérarchique que le Basileus, sauf peut-être en temps de guerre ou d'expédition lorsqu'il venait en certaines circonstances exceptionnelles à relever du domestique des scholes d'Occident ou d'Orient. Toute cette histoire de l'administration de l'empire au dixième siècle, toute cette division en thèmes et la répartition des thèmes en subdivisions d'ordre secondaire, a été traitée et expliquée de main de maître par M. Rambaud dans le beau livre où j'ai, je le répète, puisé presque toutes les indications contenues dans les pages qui précèdent ^

J'ai rapidement décrit l'empire des Basileis tel qu'il était au dixième siècle au moment de l'élévation de Nicéphore. Je dirai quelques mots aussi des peuples qui étaient à cette époque ses plus proches et ses principaux voisins.

Dans la péninsule des Balkans, le plus important comme le plus

1. « Le nom étrange de ce thème peuplé de Galate.« , de Maryandini, de Bithynien.«, lui venait de.« anciens Bucellarii cataphracti, colons galates établis à l'expiration de leur congé sur les terres du domaine, k charge de service militaire. Bien que le souvenir de ces cavaliers d'élite, revêtus d'une armure et armés de flèches, se îH depuis longtemps effacé, leur nom était donné, faute de mieux, A cette province qui avait perdu, elle aussi, toute individualité ethnographique. » Rambaud, op. cit., p. 192.

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