CHAPITRE H
Calculs politiques de Napoléon III. — L’agrandissement de la, France devait sortir de la reconstitution des nations voisines.' — Le snlfrage universel organe du droit national et seule> base légitime des États aussi bien que des gouvernements. — Unité de la politi»jue napléonienne. — Comment à l’aide du principe de nationalité l’Empire devait assurer la paix européenne. . ^
Tout n’était pas utopie humanitaire dans les projets du nouvel empereur. Ce n’était point par pur amour de la justice, en philanthrope ou en apôtre du droit des peuples, qu’il se proposait de reconstituer l’Europe ; c’était en calculateur politique, dans l’intérêt de la gTandeur de la France et de l’Empire français restauré. Pour Napoléon III, comme pour les libéraux de 1830, l’alTranchissement des nationalités devait amener la restauration de la puissance française. Les deux idées étaient intimement liées et devaient se réaliser l’une par l’autre. C’était grâce à cette reconstitution générale de l’Euroj^e que, sans conquête, sans usurpation sur les droits des peuples, devait se reformer un empire français qui, par la grandeur ou l’influence, ne fût pas indigne du premier. Cet agrandissement
LA POLITIQUE DU SECOND EMPIRE
do la France^ que 1815 avait laissée trop petite pour rhériticr du vainqueur d’Austerlitz, devait être atteint de deux façons : indirectement d’abord par la diminution des Ftats rivaux^ puis d’une manière directe par le retour d’un certain nombre des territoires que nous avait enlevés la coalition.
Des cinq grandes puissances de l’Europe, la France était la seule qui parût n’avoir rien à craindre du principe nouveau. Aucune de ses provinces ne prétendait à rindé^iendance politique ou à une nationalité étrangère : toutes sé sentaient heureuses et hères d’être françaises, et nulles plus que celles de race ou de langue germanique. Il en était tout autrement des autres puissances.
Ees trois grandes monarchies rnilitaires^ Russie, Autriche et Prusse, liées par le démembrement de la Pologne, n’en détenaient les débris que par la force. Toutes trois eussent vu leur territoire di«^inué par la résurrection d’une Pologne indépendante, et cette dernière eût été de toute nécessité l’alliée obligée de la France. L’Autriche, notre ancienne rivale, devait se retirer de l’Italie, et, pour ne point périi% puiser une nouvelle vie dans^ la Hongrie et les divers petits peuples confondus sousle scep tre des Habsbourg. LaGrande-Bretagne, si elle ne pouvait perdre entièrement l’ Irlande, lui devait accorder un gouvernement aiitanome, et dans les îles Joniennes, à Malte, à Gibraltar, l’Angleterre détenait des possessions que le principe nouveau pouvait l’obliger de rendre à ellesmêmes ou à leur patrie naturelle.
L’EMPEREUR NAPOLÉON lll
Des grandes puissances, la France était donc la seule que l’émancipation des nationalités laissât intacte dans son unité, et notre grandeur relative se trouvait accrue de tout ce que perdaient U‘s autres. Tel était le tableau flatteur qui se présentait à l’imagination des patriotes de 1830. On ne soupçonnait point alors que l’idée de natioiialité devait aboutir à celle d’unité, et que par là, sur les frontières de notre pays, pouvaient se reformer des États non moins vastes et plus compactes que ses anciens rivaux. Comment l’eùt-on devinéj alors que le mouvement unitaire de l’Italie et de l’Allemagne dans la révolution de 1848 n’avait point suffi à nous l’apprendre, et que, mémt* achevée, l’unité politique de ces deux pays rencontrait encore chez nous tant d’incrédulité et d’imprudents défis?
Si le mouvement national amenait nos voisins à une concentration plus intime, il nous offrait par • là même une occasion d’agrandissement. L’unité, comme rindépendance, ne saurait être obtenue sans luttes civiles ou étrangères. Pour acquérir l’une ou l’autre, les peuples opprimés ou morcelés auraient besoin du secours ou de la tolérance de la France. Comment les nations limitrophes ne s’estimeraient-elles point heureuses de payer notre appui ou notre neutralité de la restitution de quelques-uns des territoires que nous avait enlevés la Sainte- Alliance ?
Ce plan, d’une simplicité spécieuse, était loin d’être nouveau ; il était naturellement suggéré par
LA POLITIQUE DU SECOND EMPIRE
la position géographique de la France et le morcellement des peuples voisins. Aider un Etat italien ou allemand à s’agrandir au delà des Alpes ou du Rhin, au prix de rahandon de quelques-unes de ses possessions d’en deçà, était un calcul qui s’était déjà préscnté^mainte fois à l’esprit des gouvernements français. L’ancienne monarchie avait plus d’une fois fait de semblables tentatives du côté de l’Italie, de la Suisse, de l’Allemagne et des Pays-Bas. Cette politique était apparue dès la lin de nos guerres italiennes du xvi® siècle; elle était entrée dans les combinaisons de Henri IV et d«‘ Richelieu, dans les plans des meilleurs ministr<‘s de Louis XIV et de I^ouis XV. Napoléon I®*^ la pratiquait quand à Ratisbonne il gorgeait la Prussr de principautés sécularisées ou médiatisées; il la renouvelait quand il lui offrait le Hanovre, et dr pareils calculs ne furent pas étrangers à tous l<‘s hommes d’Etat de la Restauration et de la monarchie de Juillet.
Napoléon IH ne fit que rattacher cette vieille politique au moderne principe de nationalité. Par là, il croyait en avoir rendu l’exécution plus facile eu même temps que plus légitime. Il oubliait qu’au lieu de toujours tourner à notre agrandissement 1(3 mouvement national des peuples voisins pouvait l’entraver, ou ne le permettre qu’en assurant aux nouveaux Etats d’Italie et d’Allemagne des acquisitions hors de proportion avec les nôtres.
L’esprit toujours tendu vers l’idée impériale, Louis-Napoléon dut s’arrêter de bonne heure à cette
conception, qui semblait concilier le nouvel ordre européen avec la grandeur réclamée par un second Empire français. Les combinaisons débattues avec M. de Cavour et M. de Bismarck s’agitèrent long’temps dans sa tête avant les entrevues de Plombières et de Biarritz. Elles formaient le fond de sa j)oli tique étrangère ; elles furent le but de toutes ses intrigues, le secret motif de ses brusques résolutions comme de ses longues incertitudes. J1 les caressa tant qu’elles lui parurent conserver quelques chances de succès, et pour les lui faire abandonner, s’il y renonça jamais, il ne fallut rien moins que les amères déceptions qui lui vinrent du côté de la Prusse.
Cette politique d’annexion ou 'de compensation territoriale se trouvant rattachée au principe de nationalité, il fallait imaginer un moyen de la régulariser vis-à-vis du droit nouveau dont on la faisait dépendre. Napoléon III y appliqua un procédé dont l’emploi lui tenait partout à cœur, le suffrage universel. Selon la théorie impériale, le vote populaire devait consacrer les changements intervenus dans la situation territoriale des puissances. C’était la iiouvelle légitimité sur laquelle devaient -reposer les Etats comme les dynasties. Dans le droit international allait s’introduire le principe du nouveau droit public français, la souveraineté du peuple exprimée par le vote de tous.
Si la France a, sous le second Empire, trop soulTert de l’ignorance et de la présomption, des complaisances et des engouements, de la mollesse
LA POLITIOÜE DU SECOND EMPIUE
et des impatiences du sutfrage universel pour le regarder comme un instrument parfait et infaillible, que dira-t-oii du plébiscite, la forme la plus défectueuse du sulYrag’e universel, du plébiscite qui légifère à un seul . degré sans information ni discussion? Pourtant, si Temploi d’un tel procédé peut s’expliquer, c’est lorsqu’il s’agit de désigner une patrie. Sur la nationalité, les plus ignorants sont aussi savants que les plus instruits. Los peuples ne se trompent pas quand ils se donnent à eux-mêmes le nom d’Allemand, d’Italien ou de Français. En dehors de quelques districts de situation indécise,, que la nature a laissés comme des terres vagues aux confins des grands peuples et que l’histoire a ballottés d’une nation à l’autre sans qu’ils aient fait corps avec aucune, on reconnaît sa patrie et on ne la choisit pas. La Prusse aurait en vain fait appel au vote populaire de l’Alsace, la France à celui de Cologne pu de Mayence.
Le droit de la nationalité une fois admis, il fallait bien, dans les cas contestés, un moyen ju’atique d’en déterminer l’exercice^ et, comme la nationalité réside dans la conscience, il n’en était d’autre qu’un vote direct ou représentatif. A cet égard, il serait injuste de nier la logique et l’équité des vues de Napoléon III. Dès qu’on ne regarde plus les peuples comme la propriété d’un homme ou d’une famille, ils ne sauraient être considérés comme une matière d’échange ou de trafic et passer sans être consultés d’une dominalion à une autre. G^est aux
l’empereur napoléon lll
Joiiidre aime nouvelle patrie, c’est à eux tous et à eux seuls de déclarer à quelle nation ils se sentent appartenir. Ce n’est ni à la géographie, ni à l’histoire, ni k la race, ni à la langue ; car, si toutes contribuent à former les nations, elles sont parfois en désaccord entre elles. Ne laissons pas subsister la confusion jetée à dessein sur cette grave question par nos voisins d’outre-Rhin. Prétendre, ainsi que les Allemands, déterminer la nationalité uniquement par des considérations d’ethnologie, de Jinguislique, d’archéologie, en dehors de la conscience des peuples et malgré elle, c’est faire œuvre de violence et rentrer hypocritement dans le vieux droit de conquête, comme l’a fait la Prusse dans le Slesvig du nord et dans notre Alsace. Ainsi entendu, le mot de nationalité n’est qu’un mensonge pédantesque mis au service de la brutalité du plus fort. C’est, sous le même nom, tout l’opposé du principe généreux qui a si longtemps fait-battre h; cœur des libéraux français pour les peuples asservis, et d’où les rêveurs espéraient, avec une égale indépendance pour chaque natioii, une paix perpétuelle.
Napoléon III s’en étant remis au suffrage uni' versel du soin de^onstater la nationalité, il devait lui demander la solution de toutes les compétitions territoriales. Aussi, après chacune des guerres qui troublèrent l’Europe sous son règne, s’efforça-t-il d’obtenir du suffrage la consécration des nouvelles
circonscriptions des Etats. Après la guerre de Crimée, ce fut en Roumanie pour l’union des prin-
LA POLITIQUE DU SECOND EMPIRE
cipautés de Valachie et de Moldavie ; après celle d’Italie, en Savoie et à Nice, pour leur annexion à
la France, et au delà des Alpes^ dans les ]^]tats italiens, pour leur union au Piémont. Lors de la guerre du Slesvig' en 1864, il proposait de trancher le différend de F Allemagne et du llanemark par le. vote des pays en litige ; après la grande lutte d<* 1866, ne pouvant l’imposer à la Prusse, il faisait faire un plébiscite en Vénétie avant l’annexion à l’Italie. Pour Napoléon III, le sulTrage universel était une sorte de panacée applicable à toutes les situations ; c’était le juge suprême auquel, dans leurs débats, devaient recourir les peuples et les princes.
Il n’est pas besoin de montrer ce qu’il y aA^ait d’excessif dans ce culte du dernier empereur pour l’instrument de domination qui l’avait si bien ser^vi. Dans les questions de nationalité même, il est des pays, comme l’Autriche etla Turquie, où les peuples sont si bien emmêlés et enchevêtrés les uns dans les autres qu’il serait difficile d’abandonner le règlement de leur sort à un simple vote de majorité. Ailleurs- on ne peut accepter qu’un caprice passager ou un calcul de l’esprit de parti, comme chez nous une Commune de Paris ou une Ligue du Midi, suffisent à détacher d’une nation homogène un de ses membres essentiels. 'Cependant entre la France <‘t l’Allemagne, en cas de prétention de l’une sur l’autre, l’application du suffrage universel n’aurait pu susciter de graves objections ; il n’eût guère fait (|ue consacrer la frontière existant avant 1870. Malgré
ses imperfections, le vote populaire, auquel Napo-^ léon ITI n’eût pu renoncer, aurait été, en cas de victoire de la France, une garantie pour l'Europe et pour l’Allemagne elle-même. C’eût été au moins un frein dans la conquête. A défaut de territoire» heureux d’être rendus à leur mère-patrie^ il n’aurait permis d^autre annexion que celle de pays indifféreiits, sans conscience nationale bien nette, tels que le duché de Luxembourg. Par là, la liberté des peuples eût eu moins à craindre du triomphe de la France que de celui de la Prusse.
L’emploi du suffrage universel dans le règlement des affaires internationales donnait à la politique impériale une unité faite pour séduire un esprit systématique. Le principe de nationalité lui rendait à l’extérieur un rôle analogue à celui que les circpnslances lui avaient fait au dedans. A l’étranger ainsi qu’à l’intérieur. Vidée napoléonienne^ comme disait ambitieusement le prisonnier de Ham, se péduisait à ces deux mots, sans cesse répétés dans ses premiers écrits et si fatalement démentis par les dernières années de son règne, reconstitution et réconciliation^ le' tout sur la base des -principes de la Révolution française. Le bonapartisme aboutissait ainsi à une synthèse générale, à une formule universelle^ identique pour la politique étrangère et intérieure, pour la France et l’Europe : reconstitution des peuples, fondée sur la volonté nationale, au dedans comme au dehors, et cela à l’aide du même instrument, le suffrage universel, appliqué à la désignation de la nationalité aussi bien qu’à
LA POLITIQUE DU SECOND EMPIRE
celle du prince et du g^ouvernemeiit; — au dehors, réconciliation et fraternité des peuples entre eux, et, au dedans, union des classes entre elles, grâce à une égaie satisfaction des droits et des intérêts de tous, par les soins d’un pouvoir élevé au-dessus de toute compétition, entièrement libre de lui-mème et maître de la France ! Jamais le césarisme m< 5 s’était donné une tâche plus vaste ni plus haute, jamais il ne s’était autant flatté de s’imposer parla grandeur et les bienfaits de son œuvre.
A l’aide de la politique de nationalité se trouvaient réconciliés les deux termes du mandat contradictoire donné par la France au second Empire comme au premier, la paix et la gloire, le repos intérieur et l’influence à l’étranger. La guerre devait asseoir la paix, les batailles impériales conquérir le repos du monde. Parla, la devise du début, r Eïnpwe , c'est lapaix^ redevenait vraie dans un sens plus élevé. Ce n’était plus une paix précaire, enipi- . rique, une paix armée, contenant en soi tous les germes de la guerre et en coûtant tout le prix ; c’était la paix appelée par Henri IV, une paix définitive, absolue, générale, que Vidée napo léonienne promettait à la France et à l’Europe L
Grâce à cette même politique, les suffrages venus à l’Empire des deux pôles opposés, des démocrates et des conservateurs, v allaient être également payés, et par cette double satisfaction la dynastie de Décembre consolidée. Les d<Snocrates devaient
1, Œuvres de Napoléon III. — ^ Mélanges. — La Paix, t. II, p, 47. .
l’empereur napoléon III
se réjouir du triomphe de la Révolution dans la victoire de la nationalité sur la légitimité, les conservateurs se féliciter de la pacification des peuples révolutionnaires ramenés à l’ordre par la satisfaction de leur instinct national. Ainsi, au dehors comme au dedans, Vidée napoléonienne demeurait fidèle à sa vocation primitive ; elle résolvait le grand ]uoblème de tous nos gouvernements, l’apaisement de la Révolution par le triomphe des principes de la Révolution.
L’exécution du projet de Henri IV à l’aide du principe de nationalité et au profit de la grandeur de la France, voilà quel était le songe dont s’était nourrie l’imagination de Louis-Napoléon, depuis (jU'à Sainte-Hélène l’homme qui avait le plus aimé le jeu des batailles s’était épris de l’éternelle vision des grands esprits de tous les siècles, la paix perpétuelle. Avec le principe de nationalité, le vieux i'ève semblait n’être -plus une vide chimère. Cette idée, léguée par Napoléon à l’Europe et à sa famille, avait germé sans peine dans l’esprit méditatif et enclin à l’utopie de son neveu ; elle y prit corps, et yint s’y associer à des souvenirs et à des ambitions peu en harmonie avec elle, dans des plans où la grandeur des Ronaparte seTéhmbinait avec les théories humanitaires. Les peuples distribués selon leurs instincts et leurs besoins, chacun' appartenant à la patrie qu’il se donne, chacun pourvu d’institutions à la fois stables et démocratiques, se livrant tous à l’envi aux travaux d’une civilisation industrielle destinée à transformer le monde; l’Europe
LA POLITIQUE DU SECOND EMPILE 37
Hbrt* clans ses nations diverses, formant une sort<* d e r ép ub I i q ne f é dé r a ti ve , ay an t p o u r c en tr e la rar i ce agrandie, et pour lien la puissante chaîne du libreéchange ; des expositions nniverselles où se visitent périodiquenientles'jienples ; des congrès europée ns où, après un désarmement simultané, les gouvernements règlent en paix leurs affaires; l^aris, la cité imj^ériale, prodigieusement embelli, devenu um» sorte de capitale universelle, de métropole de la ' richesse et de l’intelligence, où, sous les ailes de l’aigle napoléonienne, les deux mondes trouveraient tout ce que la science a de découvertes, tcuil ce que l’art a d’éblouissant et de délicat, tout c«‘, que la civilisation a de luxe et de raflinement î ^ tel était dans son ambitieuse présomption le songe impérial, sorte d’idéal césarien approprié à l’industrialisme moderne. Tous les besoins, toutes les as-
pirations de notre siècle y avaient leur place et leur heure marquée, tout jusqu’au superflu, jusqu’à la '' liberté politique^ que le second empereur, ainsi que le premier, se promettait de rappeler sur^la scène alors qu’elle n’aurait plus d’autre rôle que d’applaudir*. '
fl n’y a pas un trait de cette vision de saintsimonien couronné dont on ne retrouve les tracesdans ce que le second Empire a fait ou a tenté, dans ses succès ou dans ses avortements. Hève enivrant Lotiis-Napoléon dans sa jeunesse
1. Cette place réservée à la liberté à l’heure où elle serait ' devenue inoffeiisive est indiquée plusieurs fois dans les idées napoléoniennes, p. 9, 41, 42, 44, 162, etc.
devant les révélations de Sainte -Hélène et devant ce fantôme d’Europe de l’avenir que dans sa foi dynastique îl osait saluer du nom aujourd’hui cruttllement ironique iï Europe nopoléonienne^ ; — rêve enivrant et fatal pour celui qui, s’en étant épris, devait rester impuissant à lui donner une forme pratique, et ne savoir ni le poursuivre ni l’ahandonner! Comment tout ce songe grandiose a-t-it abouti à l’humiliation de Sedan et à la misérable journée Septembre? Comment ce plan, déjà
exécuté à demi, a-t-il amené au démembrement (le sa propres nationalité la France qu’il devait agrandir? Poui’<|uoi cette reconstitution de l’Europe, commencée par nf»ns on nom du. droit des peuples, a-t-elle, été par la Ibusse achevée dans l’oppression du principe (pii l’avait provoquée -et la devait diriger ? ' *