‹ Un enfantChapitre 20 sur 23 · UN EIVFAIMT · texte numérisé non relu

UN EIVFAIMT

lumr , ot Ironise , rej>oiissëe par le maire , avait à peine quitté son humble posture , que déjà Céleslin et le fils du garde avaient paru. En apercevant le jardinier du château, Louise leva les mains au ciel et dit : Je suis sauvée !

11 fallut d abord expliquer au maire comment le fils du garde , à linsu et pourtant à l'excitation de tout le village, était parti pour le cliâteau de Baroy. Le maire s étonnait, et Louise , tout entière à Célestin , embrassait ce dernier avec amour , et elle lui disait :

— INIon ami , mon bon ami , arracbez-moi de cette prison ! Vous voyez comme je suis pâle ! Ils m'ont bien

fait souffrir... Emmenez-moi tout de

suite avec vous I Mais , ma fille ,

comment se porte ma fille?...

— Ah ! ah ! dit le maire, est-ce que vraiment la fille de votre seigneur , mademoiselle Charrïère, est la fille de cette femme ?

— Non pas, répondit le jardinier.

— Mais , continua le maire, tout à riieure elle m'a conte

— Je suis perdue ! 11 va tout lui dire , murmura Louise avec terreur.

— Elle m'a conté , reprit le maire, que votre seigneur devait l'épouser , il y a six ans, à Paris j qu elle est devenue enceinte , qu'elle est accouchée , qu on a fait disparaître son enfant , celuilàmême qui est à présent au château . . .

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