LIV E]\FANT
la cour de 1 hôtel. Le domestique la poursuivit avec colère :
— Qu'est-ce que c'est que cette folle? Voulez-vous sortir d ici tout de suite î
Elle se débattait timidement entre les mains de cet homme. Il lui fallut bientôt céder à la force. Le domestique la poussait et la traînait vers la rue .
Louise n avait pas encore prononcé une seule parole , lorsqu en passant à côté des paquets où le domestique venait de déposer la petite cassette en bois jaune, elle lut sur un carton :
(( A M. Gustave Charrière, au châteaude Baro}^ , par Landrecies(Nord). x^
— Ah! mon Dieu ! s'écria-t-elle.
Le domestique, qui alors la tirait par le bras , et non sans résistance de la part de Louise , crut qu'il Tavait blessée; et prenant un ton plus doux :
— Sortez de bonne volonté, je ne vous fei'ai pas de mal.
Elle ne se le fit pas redire , et cette fois elle s'élança vers la rue.
Le concierge et plusieurs gens de 1 hôtel étaient accourus à ce débat.
— Voiis voyez bien cette femme , dit le domestique en la désignant du doigt ; si jamais elle se présente ici , chassez-la comme une coquine : c'est une voleuse ou une folle.