‹ Un épicurien sous la terreurChapitre 17 sur 29 · HÉRAULT · texte numérisé non relu

HÉRAULT

Les brouillons raturés de la déclaration des Droits de rhomme du 29 mai et du projet de

i Stadibibliotek, Zurich;

Constitution sont aux Archives nationales parmi les documents précieux renfermés dans une armoire de fer. On peut voir qu'ils^sont tout entiers de la main d'Hérault de Séchelles. Il les avait réunis dans une élégante reliure de maroquin rouge, semblable à celle du manuscrit de la Nouvelle Héloise, aux impressions définitives en français, anglais, espagnol, etc. Après sa mort, TÉtat mit la main sur cette relique auguste. (( Nous nous rappelons », dira Saint-Just dans son réquisitoire de mort, (( qu'Hérault fut avec dégoût le témoin muet des travaux de ceux qui tracèrent le plan de Constitution, dont il se fit adroitement le rapporteur débouté. » Il ment impudemment ! Peut-être Hérault fut-il muet, quand Saint-Just réclama emphatiquement les lois de Minos.

Dans un sourire, il laissa percer son dégoût. Non content de le tuer, Saint-Just voulut lui voler son œuvre, qu'il pensait immortelle. Le 10 thermidor, dans l'antichambre du comité de Salut public, où il attendait la guillotine à son tour, il montra au gendarme qui le gardait un immense cadre suspendu à la muraille, contenant la déclaration des Droits de l'homme :

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ft C'est pourtant moi qui ai fait cela !... » dit-il ^ Il mentit jusqu'à la mort, comme il mentait à Taube de la vie, en parlant d'amour à M™^ Thorin.

Le iO juin, dans un profond silence, Hérault de Séchelles vint présenter à la Convention le plan de Constitution, lu la veille et adopté le matin par le comité de Salut public. « La plus touchante unanimité, déclara-t-il, n'a pas cessé d'accompagner notre travail ; nous avions chacun le même désir, celui d'atteindre au résultat le plus démocratique. La souveraineté du peuple et la dignité de Thomme étaient conslammeiil présentes à nos yeux. C'est toujours à la dernière limite que nous nous sommes attachés a saisir les droits de l'humanité. Un sentiment secret nous dit que notre ouvrage est peut-être un des plus populaires qui aient jamais existé ». Il se flattait encore, comme en passant, d'avoir résolu le problème posé par J.-J. Koiisseau dans le Contrat Social, lorsqu'il propose (le trouver un gouvernement qui se

^ Papiers saisis chez Robespierre, Saint-Justy etc.. Edit. Berville et BatTière, II, p. 71. (Note trouvée dans les papiers de Courtois,)

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resserre à mesure que l'État s'agrandit. Ce dégoûté était en somme très content de son œuvre. Son rapport finissait, d'après ses principes oratoires, sur un ton ce d'orgueilleuse timidité )). Après avoir déclaré qu'il n'existait pas pour des législateurs de plus haute destinée que de voter sa constitution et de « planter enfin un rameau d'olivier sur toutes les citadelles », il ajoutait :

Pour nous, nous ne nous flattons point d'avoir atteint ce but, mais nous l'avons souhaité ardemment. On sera sensible aux efiforts de quelques hommes qui ont cherché le bonheur du peuple dans la nature et dans leur cœur; et en attendant que vous ayez élevé le grand et majestueux édifice, ceux qui voudront embrasser une colonne de la liberté la trouveront peutêtre.

Le projet d'Hérault de Séclielles donnait pour base à la souveraineté populaire le suffrage universel et la sanction des lois par le peuple ; il était cependant moins démocratique que le projet antérieur de Condorcet, dont la Montagne avait sans cesse entravé la discussion. 11 visait surtout à briser les départements en s'appuyant sur les municipalités, qui étaient dans la main des Jacobins. 11 rassurait en même

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temps les départements en leur accordant un référendum, d'ailleurs illusoire, pour les lois, un conseil exécutif de vingt-quatre citoyens, garantie contre la dictature d'un homme, la liberté des cultes réclamée par Touest. Enfin il faisait luii e aux yeux des démocrates parisiens le droit au travail, le droit à l'insurrection, la promesse du bonheur commun, « des mots et des phrases ' », Par une dernière précaution, après avoir monté la machine, il évitait d'y mettre la manivelle. Les rapports du conseil exécutif et des administrations locales n'étaient pas réglées. La Constitution n'était pas applicable, et M'''® Roland la qualifia justement de (f pancarte >? ; mais il en fallait une à la Montagne, et au plus vite.

La discussion dura treize jours sans désemparer, de midi jusqu'au soir. Hérault de Séchelles remplissait Toffice de rapporteur. Les plus terribles nouvelles arrivaient de Toulon et de la Vendée. Maiat, devenu conservateur, compara les faiseurs d'amendements « à un spectateur, qui voyant une belle tête en ôterait un œil pour

' AuLARD. Histoire politique de la Révolution française, p. 308.

y mettre un doigt ». Beaucoup cependant furent adoptés ; ils aggravèrent encore le caractère de ( circonstance du projet.

Pour Danton, cette machine juridique ne devait servir qu'à fortifier le pouvoir et à réconcilier les Français. Il s'était résigné à établir par la violence Funité dans le gouvernement ; maintenant le moment lui semblait venu de négocier avec l'Europe et de fonder sur la paix Tunité nationale. Ses missions en Belgique l'avaient brusquement éclairé sur le péril de la propagande ; il ne cherchait plus qu'à se mettre au ton des puissances, à leur trouver des compensations, à les détacher une à une de la coalition ^

Dans cette nouvelle tâche, Hérault de Séchelles lui fut un précieux auxiliaire. Son esprit délié, ses liaisons avec l'ancien monde le destinaient à la diplomatie. Déjà, sous la Législative, adjoint le 2 mars 1792 au comité diplomatique, il avait commencé de s'y intéresser autrement

* Voir le beau chapitre de M. Albert Sorel : Le premier comité de salut public. (Europe et Révolution française, III, p. 373.)

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rjiio par tÎLs manifestations de tribune. Il se consliUuiiL une bibliothèque, méditait Favier, ivilipcviit lies mémoires ^ Bonne-Carrère, que DuTnoiirîiv amena comme directeur général aux iilTiiire^ étrangères, lui confiait « ce qui éUiiLimjMu lant" ». A la même époque, Hérault, de roiiLL'il avec Condorcet, faisait envoyer à Londres l^^ jeune Julien et le recommandait aux lîb^ratix anglais ^ 11 plaçait dans les buroaiix [>rl)i-ua et, « sans le consulter », son |iro[ir** secrétaire Ysabeau. Après le 10 août, Loljitni liiniiit ministre et Ysabeau secrétaire gr^R'raP. iïès cette époque, Hérault fut dans (elh* (Kiitic le conseiller écouté de Danton. Le 18juîn ITiKl, il lui fut adjoint avec Barère pour lui incr ;ui comité la deuxième section, qui s'ocrupiiîi clr lu diplomatie. Le 21 juin, il fait nomi\w\- :(u ministère Deforgues, ancien clerc de

- A. Il Dos^^it'i' Bonne-Carrère.

' JoHnf>'il if une bourgeoiae pendant la Révolution, p. 87.

' A. K ti i.-^^iivr Ysabeau. — Ysabeau (François Germain) v\i\]\ Ut Uviv du conventionnel de ce nom. Il s'occupa de lis'fnitt'i^ lu t^ruispiration de la Rouerie, rejoignit son frère à lîiiidfaiix v\ l'.^saya en vain de rentrer dans la diplomatie- IÎL'll;irl le l'iniiiut sous la Restauration devenu très dévot. Vius \v \m^'\^ d'HOÛt 1793, il se brouilla avec Hérault, qui, j>ij' uj"U' il II lî li'vfier 1789, lui avait fait don de 60.000 livres.

Danton et sa créature^ en même temps qu'il propose, mais sans succès, Alexandre pour le département de la guerre.

Des instructions toutes imprégnées de Tesprit nouveau furent adressées aux agents de la République à r^xtérieur. Hérault, sous l'influence de Danton, le fit pénétrer dans la lettre même de la Constitution. Dans la séance du 18 juin, il proposa des articles qui reniaient la propagande :

Art. 118. — Le peuple français est Pami et Taillé naturel des peuples libres.

Art. 119. — Il ne s'immisce point dans le gouvernement des autres nations. Il ne souffre pas que les autres nations s'immiscent dans le sien.

Art. 121. — Il ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire.

Ce fut cet article qui donna lieu à la réplique célèbre. « De tels articles, dit Mercier, s'écrivent ou s'effacent avec la pointe de Tépée... Vous flattez-vous d'être toujours victorieux ? Avez-vous fait un pacte avec la victoire? » Basire répondit : a Nous en avons fait un avec la mort. ^)

Pour mettre un terme à la guerre qui s'était

mk HÉRAULT DE SÉCIIELLES

déchaînée entre la France et TEurope, Danton et Iléraitlt de Séchelles se reportaient encore aux desseins que Vergennes et les esprits les plus éclairés de la Constituante s'étaient efforcés de fîiire prévaloir en vue de la prévenir. Séparer la Prusse de T Au triche, gagner les libéraux anglais, tels étaient encore les moyens auxquels ils pensaient recourir. C'étaient ceux que Laclos en 90 et Talleyrand en 92 avaient tenté d'employer à Londres; c'étaient ceux que Dumotiriiîz, en bon disciple de Favier, avait légués à Lebrun. Mais les circonstances n'étaient plus aussi favorables. La République ne pouvait plus causer qu'aux petites nations.

Hérault correspondait avec Desportes, qui représentait la République dans les Deux-Ponts, avec Grouvelle, notre envoyé à Copenhague. Il maniait les fonds mis à la disposition du Comité pour les agents secrets, dont plusieurs rapports se trouvent encore dans ses papiers S La République en avait en foule : Proly, Desbuisson, Pereyra, Catus, Darbelet, Dona, LafUte, etc.. Mais ces moyens étaient pré-

caires, il n'était guère plus facile d'atteindre l'Angleterre et la Prusse que TAulriche ellemême.

C'est à une tentative de négociation avec cette dernière puissance qu'Hérault de JSéchelles paraît surtout s'être employé. 11 y fut aidé et poussé par un ci-devant marquis de Poterat, passé comme lui Jacobin, aventurier du grand monde, qui avait mis depuis ITfll au service de la Révolution son activité et ses relations cosmopolites. C'était un homme de cinquante ans environ, ancien ollicier du génie, jadis enfermé à la Bastille à la suite de quelque cabale, plein d'assurance et d'esprit. Hérault de Séchelles Tavait connu sous Tancien régime.

Il correspondait alors avec Vergennes et lui adressait de nombreux mémoires. Aussi hardi que délié, il voulait conserver à la nouvelle diplomatie « ce caractère de malice, de persiflage, de profondeur et de gaieté, qui a si souvent rendu la nation française redoutable aux étrangers ^ » A l'inverse des diplomates de l'école révolutionnaire, Poterat délestait la

^ A. E. France, 495.

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Prusse et se flattait d'atteindre aisément la Cour de Vienne. Hérault, qui avait avec lui de fréquents entretiens, se laissa séduire. On le voit s'occuper de la sécurité des derniers employés laissés il la chancellerie d'/Vutriche à Paris par Mercy-Argenteau. Il fréquentait habituellement un aventurier assez mystérieux nommé Proly, qui passait pour le fils naturel de Kaunitz ; envoyé jadis en mission près de Dumouriez parles Jacobins avec Dubuisson et Pereyra, et muni à cette occasion d'un passeport^ et d'instructions de Lebrun, on le soupçonnait d'être un agent de TAutriche. Sa mère qui habitait Bruxelles, lui servait on effet d'intermédiaire auprès du gouvernement autrichien auquel il faisait passer (ies conseils et des propositions de paix^ Hé-

' Ce passeport se trouve dans les papiers saisis chez Hérault de Séchelles.

^ A. E, France, 324. C'est ce que montre une lettre, encore inédltf , que Proly adressait à sa mère :

Vendredi, 5 avril (1793).

Je retrouve dans toutes vos lettres, chère et bonne Maman, rempreintc de votre âme aimante et tendre. 11 n'en est point 4|ni uo t^nni.ienne à la fois l'expression de vos sentiments materntMs et V03 vœux pour le retour de la paix, lié bien, votre flls partage toutes vos sollicitudes ; comme vous, il désire la paix. Si comme vi>us et comme lui la nation française désire la paix, ilii umÎQs L'Ile veut qu'elle soit honorable; que dans tous les

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rault s'était engagé dans cette voie, sur laquelle il fondait de grandes espérances. C'est sous son influence que Maret fut envoyé à Naples et Chauvelin à Florence, comme Noël à Venise, avec les instructions qui leur prescrivaient de sonder TAutriche par le moyen de ces petites cours.

Dans le courant de juin, un agent secret, Lafitte, fut autorisé à se faire passer pour émigré dans la principauté de Chimay, et à cherpoints elle se concilie avec la dignité, avec la majesté d'un souverain composé de 25 millions d'hommes égaux, libres et fiers ; qu'enfin et surtout on reconnaisse préalablement le droit qu'a ce souverain de se donner l'existence politique qui lui plaît. J'aime à croire que si Ton voulait établir une négociation sur ces bases, les représentants de la nation française ne se refuseraient pas à traiter de la paix générale dans un congrès où les plénipotentiaires de la République seraient admis. Montrez ma lettre à ceux qui gouvernent aujourd'hui la Belgique et si la Maison d'Autriche veut mettre un terme à l'efifusion du sang et à la ruine de ses finances, qu'elle ratifie la trêve arrêtée par le traître Dumouriez ; que cette suspension d'armes se prolonge de l'aveu des gouvernements français et autrichiens, et que ce dernier envoie sur-le-champ un négociateur aux frontières ; si cette ouverture que je crois pouvoir faire est accueillie, sur votre réponse deux causeurs politiques se rendront de Paris à la frontière de Belgique pour y déterminer de concert avec le négociateur autrichien les bases sur lesquelles pourra ouvrir une négociation plus officielle et plus explicite.

Je vous en ai dit assez ; je mesurerai le degré d importance que le gouvernement autrichien aura attachée aux ouvertures que je vous fais par le plus ou moins de promptitude de votre réponse. Ma lettre vous parviendra par un courrier extraordinaire. Je vous embrasse. — Mon adresse est : au lit.

Proly Rue et hôtel du Bouloy.

:i« HÉRAULT DE SKCIIE LLKS

elïcr ilos liiiisonsdansTétat-major du prince de f^obouifC- 11 y réussit et montra bientôt qu'il avait pu traiter avec un correspondant mystérieuTi qu'il désignait par la lettre G... « les objets les plus importants pour Tavenir ». Un autre agent secret, nommé Dona, fut aussitôt dépêché à Tarmée du Nord, pour faire passer les lettres de Lafitte, Le 1^' août, un tout jeune homme, parent d'Hérault de Séchelles et portant son nom, partit à son tour pour Rocroy, porteur de fonds consitlérables; il devait joindre Dona et s'aboucher avec Lafitte. Ils convinrent d'une entrevue à mi-chemin de Chimay. « Lafitte a infiniment d'esprit ; c'est un homme précieux », écrivit le 3 août le jeune Hérault, qui paraît plein dardeur et semble indiquer Bruxelles comme le but final de sa mission. Tout manqua. Les émissaires du jeune Hérault ne purent atteîridie Lafitte. Celui-ci ne tira de G... que des preuves de la trahison de Custine. Le 10 août il fit enfin parvenir au jeune Hérault de « tardives propositions ». Le 13 août, le Ministre avertit celui-ci que « des circonstances imprévues » avaient engagé le Conseil à suspendre sa mî?î^ion ; il fit en même temps prévenir

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G... par Lafitte que « le t^erviee qu'il s'était proposé de nous rendre n'était que différée >i Ce qui donne un intérêt tout particulier à cette mission du jeune HérauJt rcï^tée fort mystérieuse, c'est qu'il est impossible de n'y pas rattacher les idées d'écliang« de la famille royale contre les conventionnels prisonniers, idées insinuées aux avant-postes par le général Dampierre dans Jes jours qui suivirent la trahison de Dumouriez, et que Danton considéra, sans nul doute, comme l'amorce cï la paix générale. Il est très remarquable que ce fut dans la nuit du 1®^ au 2 août, le soir du jour où le jeune Hérault partit pour Rocroy, que Marie- Antoinette fut séparée des siens et transférée du Temple a la Conciergerie. C'était un moyen d'effrayer l'Autriche et de presser, par une menace, sur les négociations, Fersen et iMercy ne cessaient de faire solliciter Danton, dont la jeune femme pleurait sans cesse sur le sort de la reine et du Dauphin. Hérault, cousin de l^me jg Polignac, Hérault, dont la faveur, le goût de la Reine avaient fondé la fortune, main-

1 A. E. France, 325, 329, 334. Cf. Sorel, III, p. 433 : Hérault de Séchelles y est confonda avec Je jeune Hérault,

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tenant membre du puissant Comité qui tenait entre ses mains le sort de la famille royale, ne fut-il pas Tobjet des mêmes démarches? Ne devait-il pas éprouver plus de tentations encore? Dans un passage, d'ailleurs plein de confusion, des Mémoires tirés des papiers d'un homme d'Etat^ le prince de Hardenberg affirme que Mercy offrit une somme d'argent à Danton pour sauver la reine; que celui-ci refusa l'argent mais se déclara prêt à essayer de protéger Marie-Antoinette et qu'il se concerta à cet effet avec Hérault de Séchelles. Les dames de Bellegarde auraient même été mêlées à ces pourparlers. D'autre part, ce fut Poterat, inspirateur et client d'Hérault, qui deux ans plus tard, négocia secrètement avec l'Autriche l'échange de Madame. Ces indices et certains incidents du procès d'Hérault de Séchelles permettent de croire qu'il s'arrêta sérieusement au mois de juillet et d'août, au projet de négocier avec l'Autriche rechange de la Reine et de son fils; c'était là « les objets importants » dont parlait Lafitte. Mais ce plan se rattachait à un projet général de pacification ; il était connu du Comité ; enfin il est certain que l'Autriche ne se

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serait montrée que très peu disposée à 1 ^^xinniner. François II avait « des entrailles iVVAid n et ne voulait de sa tante que par-de^^ii^ If marché.

Dans les séances des 23 et 24 juin, là Ji'elaration des Droits de l'homme et l'Acte cimssIiIutionnel avaient été adoptés définitivemoiU ildw-^ un grand enthousiasme. La Montagne \\,\\\\\ sauvée. « Ceux qui travaillent ici à la l'ausidu' tiouj s'était écrié le président Collot d'Un Ikh^. espère7it quils vivront longtemps ». Pen<liH+l \v mois de juillet, on fit voter sous les piqur r- lo^ assemblées primaires. Leurs délégués runiil mandés à Paris. Rien ne fut négligé poiii - (emparer de leur esprit et les laisser sous mw impression religieuse. On ferma les tripiH*-. \m écarta les filles de joie. Le l^"" juillet, 11. taulL en phrases harmonieuses et cadencée- .i\.Ml fait décréter la peine de mort contre les n m tufacteurs du texte sacré. Il accusa rimpriiiM ii<\ « Autrefois, dit-il, la Constitution eût ('[i^ i nuservée dans la mémoire pure des enfanl> nu ^\\v l'airain. » La Convention voulait resscinMi^i' .i Moïse remettant aux Hébreux les tabh'- th Ij loi sur le mont Sinaï, au milieu de la loihliv A

des éclairs. Le 8 août, Hérault fut porté à la présidence par 165 voix sur 236 ^

Dans la fête solennelle du 10 août, le rôle de Moïse était réservé à l'élève de M"® Clairon.

* Seuls Hérault de Séchelles, Robespierre et Collot d'Herbois furent élus deux fois présidents.

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