Rapport Wilson, li février
2. Demande transmise, le 2 janvier 1915, par l'ambassade d'Angleterre à Petrograd. Il y a lieu de remarquer que, le 28 janvier, cette pression n'existait plus. L'armée d'Enver Pacha avait été si
paraît n'être entrée ponr rien dans cette décision. On savait que Tattaque longtemps attendue sur le point le plus sensible des communications de l'Empire britannique allait se réaliser, mais cette éventualité ne causait aucun malaise à lord Kitchener. Et même le ministre de la Guerre exprima aux membres du comité l'espoir que les Turcs persévéreraient dans leur dessein, car les Alliés ayant réuni une force navale importante en Egypte, il leur serait possible de frapper un coup sur leurs lignes de communication à Gaza^ Kitchener voyait évidemment dans les circonstances présentes l'occasion d'infliger aux Turcs un échec retentissant.
La même confiance se manifestait en Egypte parmi les exécutants. « La tentative des Turcs contre l'Egypte, écrit le 31 janvier le commandant Rémy* au ministre de la Marine, est, à mon avis, vouée à un désastre total, et j'estime que l'armée ottomane marche à la mort. »
bien détruite que, sur quatre-vingt-dix mille hommes, il n*en revint que douze mille (Liman von Sandersy chap. vi).
i. Il ne semble pas, toutefois, que Kitchener ait envoyé en Egypte des instructions pour cette dernière opération.