LA SITUATION DE VÉGYPTB EN
les deux pays des ;sympathi6St des laffimtés qui pouwaient s'aviver à l'occasion. Trente Ans d'occupation ^tnglaise n'ont point modifié «n Egypte le fonds tradiàionnel des préjugés et des croyances. La sympathie religieuse des musulmans envers leur Khalife demeurait entière et il ne sàinble pas que la politique antiîslamique des Jeunes-Turcs ait éveillé, dès Tabord , les soupçons des croyants et créé en Egypte le mouvement de désaffection qui se fit jour plus Lard pendant la guerre ^ Dans les classes dirigeantes, travaillées par des influences secrètes, *an ne se ralliait pas au régime d'ordre instauré par les Anglais, qui bridait les ambitions personnelles et mettait fin au règne de l'arbitraire. Toutes les ambitions étouffées, tous les espoirs déçus trouvaient leur expression dans l'attitude du Khédive. Abbas II s'était montré, dès son arrivée au pouvoir, im adversaire déclaré des Anglais, et lord Cromer avait dû réprimer durement, à deux rq)rises, ses écarts de conduite. « Son caractère et sa conduite, a écrit l'honmie d'État anglais, rendaient pratiquement impossible toute relation véritablement cordiale entre le Khédive et le représentant du gouvernement britannique en Egypte*.. » Dénué de scrupules, Abbas II n'hésitait pas, pour couvrir ses spéculations malheureuses, à s'approprier les rev^enus des biens religieux dont il s'était nésecrvé la gestixm, à
i. Lire sur ce sujet le chapitre très intéressant consacré par M. G. Lecarpentier, dans son ouvrage sur VÉsyp^-ff^^demCj^h l*Égypte au cours ^e la guerre.