iierd Cvamer, Àbbat II, p..)B
trafiquer des décorations, ou bien il cherchait à vendre à des étrangers un chemin de fer dont il avait entrepris la construction et qui pouvait devenir, dans leurs mainSy une arme contre TÉgypte. Ne le vit-on pas, en une occasion, se faire courtier en diplomatie? Son esprit d'intrigue était extrême. « Il devint, écrit lord Cromer, un outil docile aux mains du Sullan Abdul-Hamid *. » Après la chute de ce dernier, il parut tout aussi bien s'entendre avec les nouveaux maîtres de la Turquie. Chaque année il faisait des séjours prolongés à Constantinople, où il prenait plaisir à créer de la friction entre ses propres sujets et les Anglais. Il poussa Timpudence jusqu'à intriguer contre son propre gouvernement*.
Cette hostilité sournoise du premier personnage de rÉgypte, les sentiments latents des classes influentes imposaient au gouvernement anglais une politique à la fois prudente et ferme. Poursuivant la politique de lord Cromer, Kitchener améliora par d'habiles mesures la condition du fellah. Mais, au rebours de ce qui se passe dans les autres pays, le paysan, en Egypte, ne constitue pas un élément conservateur, par la simple raison qu'il n'a pas d'influence politique ; ignorant * et fataliste, il est une proie désignée pour les intrigants, les fauteurs de troubles. Plus efficace, sans doute, pour gagner l'opinion égyptienne, fut la création, en 1913, d'une Assemblée