Dont les malades avaient été préalablement év a cnég
L'ATTAQUE DU 3 FÉVRIER iffi& 99
lerie turque dirt^ aussi son feu sur les navirea de commerce ancrés dans le lac Timsafa. Bientôt les shrapnells éclatent à proximité des navires et d'une drague qui traraillait encore, ce matin-là, dans le lac. La drague est ramenée au port vers neuf heures, et les navires marchands, changeant de mouillage, s'en viennent chercher un refuge jusque dans la petite gare du lac.
Les canons de la défense n'avaient pas tardé à riposter à Tartillerie ennemie. La batterie du camp anglais prit à partie les tirailleurs ennemis se montrant dans la plaine, et son tir était soutenu par celui d'une batterie Lancashire placée sur la rive Afrique. De son côté, le Hardinge ouvrait le feu à six heures quinze et quelques instants après, le Requin^ après avoir bien repéré les positions ennemies et échangé des signaux avec le poste de liaison du Chantier VI, commençait à tirer avec ses pièces de 100 millimètres Canet. Une partie de son artillerie fut dirigée sur les batteries turques*, le reste tirant sur l'infanterie : quelques obus chargés en mélinite suffirent à disperser Les groupes mobiles aperçus dans la plaine.
Cependant l'artillerie ennemie prenait plus particulièrement pour objectif le Hardinge, amarré dans le canal au nord du Cheik Ennedeck. Aux détonations qui se succèdent, et qui n'ont pas la même force, on reconnaît que' l'ennemi fait usage de pièces de différents calibres. Son tir devient d'instant en instant