Rapport du lieutenant d'infanterie de Saint-Qaentin
3. Après Faction on retrouva l'emplacement de deux batteries turques placées, Tune à 2.500 mètres, rautreÀ2.700 mètr^ dans Test du canal.
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ghegan, commandant la 22"" brigade, après avoir personnellement reconnu les positions turques, confia à un détachement composé de quatre compagnies à effectif doublé, tirées du 2* Rajputset du 2/10' Gurkha rifles, la mission de nettoyer la rive Asie. Tandis que cette contre-attaque se développait, Tennemi s'enfuit en grand nombre du terrain accidenté où il s'était accroché après l'échec de sa tentative nocturne. En même temps, une force turque, estimée à deux brigades et soutenue par six canons au moins, se déployait en ligne à deux milles environ au nord-est du poste du Serapeum, et face à ce poste. Les troupes britanniques, renforcées, occupèrent alors une hauteur située à un demi-mille du Serapeum et se formèrent en ligne face & Tennemi, leur flanc gauche en retrait et appuyé au canal; les compagnies du 92" Punjabis faisant front au nord-est, les pelotons du 2* Rajputs face au nord et le 2/10'' Gurkha rifles en soutien.
L'avance le long de la rive Asie des pelotons du 2' Rajputs fut arrêtée avant d'atteindre le terrain accidenté par le feu de Tennemi qui s'y trouvait posté, et que soutenait le feu des petits groupes qui avaient franchi le canal et étaient restés cachés au pied de la berge ouest. C'est alors que fut tué le capitaine Arundell, tandis qu'il conduisait bravement ses hommes.
Pendant que l'attaque se déroulait, le colonel Geoghegan demanda au lieutenant-commander Palmes, R. N., commandant le torpilleur 43, de détruire les pontons abandonnés par l'ejinemi sur la rive Asie.
Ceux qui se trouvaient sur la plage furent détruits à coups de canon, et un parti débarqua pour s'assurer qu'il n'y en avait pas d'autres derrière la berge. Ces hommes se trouvèrent soudain en face d'une tranchée pleine d'ennemis et durent battre en retraite; en ralliant leur bâtiment, le commandant Palmes et le sous-lieutenant Cardinall furent* blessés.
En même temps, la défense faisait appel à l'artillerie des navires de guerre postés aux deux extrémités du secteur. Le Requin ouvrait en conséquence le feu, à partir de midi, avec sa pièce de 274 millimètres, dans une direction conventionnelle (approximativement le S. 40 E.) avec des hausses variant de 10.500 à 11.500 mètres. Au sud du secteur, se trouvait le (TEntrecasteazix. Ce navire ayant reçu Tordre dans la matinée d'appareiller du grand lac, pour aller remplacer le Hardinge^ était entré dans le canal ; puis, l'ordre ayant été annulé, il s'était amarré rive Afrique à 1 kilomètre environ au nord de la gare du Déversoir. De sa nouvelle position, il voyait les obus du Requin tomber à l'est du Serapeum, quand l'ordre lui parvint de « repousser l'attaque du Serapeum ». Le commandant Ravoux fit aussitôt ouvrir le feu entre 6.300 et 6.700 mètres avec les canons de 14 centimètres sur des groupes ennemis repérés à l'est du Serapeum. Le feu croisé des deux navires français battait ainsi avec une grande efficacité la région même où s'opérait le déploiement turc. Terrifiée par l'explosion de ces obus de fort calibre, l'infanterie
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ennemie ne réussit pas à progresser *. Malgré l'appoint de troupes fraîches lancées dans la bataille', elle s'arrêta à 1.200 mètres environ de la ligne britannique, tandis que son artillerie continuait d'arroser d'une manière intermittente les positions britanniques de larive Afrique. Vers quatorze heures, l'artillerie ennemie cessa de tirer, et les forces turques commencèrent un mouvement de repli vers l'est, saluées par la pièce de 24 centimètres du d Entrecasteaux qui tirait à toute portée sur les troupes d'infanterie et de cavalerie.
Quant aux troupes ennemies qui s'étaient établies au cours de la nuit dans les tranchées extérieures du poste de Toussoum, leur sort avait été rapidement réglé. Un certain nombre de Turcs furent tués dès qu'il fit jour par le tir des mitrailleuses; le reste fut chassé ou tué et quatre-vingts prisonniers capturés au cours d'une contre-attaque locale bien menée par le lieutenant Thomson-Glover du 92* Punjabis.
Sept officiers turcs et deux cent quatre-vingts hommes, avec un matériel important, restèrent entre les mains des Britanniques, sur ce point du champ de bataille.
Sur les autres points du canal l'attaque turque, simultanément déclanchée pour fixer l'attention de l'adversaire, n'avait pas mieux réussi. AKantara, les
i. Peut-être y eut-il défection parmi les Turcs. On releva après Taction, dans les tranchées turques, des cadavres avec les yeux bandés et les bras liés ; ces hommes avaient dû être fusillés.
2. Deux bataillons du XXVIII* régiment, appartenant à la X* division.
ieo L'ATTAQUE DU CANAL J>E éBi/EZ
Turcs aivaient fait ime courageuse attaque «otre cinq ^t six heures du malin sur ^ux piquets iouruis par U 89' PuDJabis : elle échoua contre les fils de fer i>arbelés, où treutensix prisonniers .non blessés restèrent accrocbiés. L'attaque fut renouvelée 4ans i'aj»rès-midi, en venant du sud-rest; les Turcs devaient s'avancer sur un front étroit, et dans un terrain si .marécageux qu'ils enfonçaient dans la boue Jusqu'au V'entre. Ac£ueillîes par le feu <de l'artillerie indieaine, que souteoaianl les canons du Siùitfiure, ies tnoupes assaillantes furent arrêtées à 1.200 mètres de la positicA et subirent desperies aérieitses.
Plus au sud, à hauteAur d'JSl Fapdane, la nuit du 2 au 3 avait été troublée par une fusillade dirigée sur la gare du canal et sur le CUm. Au jour on repéra du bord deux lignes de tranchées .à 5.000 et £.000 mètres environ dans l'est, et le €lio .ouvrit le feu. Un peu après neuf heures, deux canons ennemis de 3 pouces dirigent un feu extrêmement préds sur la gare d'El Ferdane qui est atteinte par plusieurs obus. Tout le possible est fait à bord du Clio pour repérer la position des pièces, et à neuf heures trente, la batterie ennemie étant découverte, le navire ouvre le feu sur elle. Les Turcs transportent aussitôt leur feu sur le Clio\ ils tirent avec une grande précision : aucun obus ne tombe à plus de 100 mètres au delà ou de 50 mètres en deçà du navire, et le tir est parfaitement réglé en direction. A dix heures quinze, un projectile atteint la passerelle et cause de légères avaries a un canon, xm autre atteint le ventilateur