‹ Un épisodes de la guerre mondiale;Chapitre 45 sur 46 · V ATTAQUE DU 3 FÉVRIER 1915 1D · texte numérisé non relu

V ATTAQUE DU 3 FÉVRIER 1915 1D

de la machiBe. Quinze minutes après, la batterïe ennemie, dominée par son «adversaire, est réduite au silence. Dans l'après-midi, le Clio continua de tirer sur TennemU qu'il voyait se déplacer vers le nordest, et d'arroser ses tranchées jusqu'à la nuit.

Dans le secteur de Ghalouf et de Suez, il n'y eut |>as d'attaque. Tout se borna à une fusillade échangée avec les défenseurs du poste d'El Koubri.

Dans l'après-midi du 3 février, le général Wilson renforça son front de combat aux points menacés. Vers seize heures trente, deux bataillons de la 31* brigade, le 27* Punjabis et le 128' Pioneers, arrivèrent au Serapeum, et le major général Wallace, commandant la i l"" division, prit le commandement du secteur s'étendant du grand lac au lac Timsah. Il plaça quatre compagnies à efiectif doublé en soutien en divers points de la rive Afrique et renforça la garnison du poste du Serapeum. Dans la soirée, les V et 8* bataillons de la 2"" brigade du corps australien arrivaient, avec le quartier général à Ismallia. De son côté l'amiral Peirse venait prendre position avec le Swiftsure au Gheik Ennedeck, à l'emplacement occupé le matin même par le Hardinge, et le cuirassé Ocearij quittant Suez, allait mouiller au phare nord. Tous s'attendaient pour le lendemain à une vive reprise de l'attaque. L'ennemi n'avait engagé

dans la journée du 3 que des forces estimées & 12.000 ou 15.000 hommes*; on le croyait en mesure de tenter un nouvel effort.

Le général commandant le corps expéditionnaire turc avait bien songé un instant à renouveler Tattaque le lendemain matin par l'entrée en ligne de la X;" division. Mais, des hauteurs de Kataïb el Kheil, il aperçut les renforts britanniques accourir aux points menacés; sentant la partie perdue, il cessa le combat et vers quatre de l'après-midi, il donnait au colonel baron de Kress l'ordre de battre en retraite. La rupture de contact et la retraite se firent en bon ordre jusqu'à un camp situé à 10 kilomètres environ à Test du lac Timsah *.

Aussi, le lendemain matin, 4 février, après une nuit généralement calme, les Britanniques furent-ils tout étonnés de n'apercevoir aucun symptôme de la présence du corps ennemi dans l'est. Mais, comme la veille au soir l'embarcation armée Mansourah avait reçu des coups de fusil, dans la région de Toussoum, et qu'une fusillade était partie au cours de la nuit de la rive est, le major général Wallace donna l'ordre à deux compagnies du 92"" Punjabis de longer la rive Asie du canal, vers le nord, afin de reconnaître le terrain. Le détachement commandé par le capitaine Cochran ne tarda pas à arriver à la lisière sud de ce terrain, qu'il trouva encore occupé par l'ennemi; il

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