‹ Un érudit [microform]Chapitre 31 sur 43 · I. Dans ses commentaires sur l'Ecriture sainte. (L. d'A · texte numérisé non relu

I. Dans ses commentaires sur l'Ecriture sainte. (L. d'A

A Meaux, 1 1 juin 1689.

On est si agréablement appaisé par vos honnêtetés , Monseigneur, qu'on ne peut être fâché de s'être plaint >. Au surplus, j'ai vu tout le livre. Je ne sais pas si les Cartésiens auront envie de vous repondre; mais, s'ils le font en latin, ils n'approcheront jamais de la pureté et de la netteté de votre style, et, en quelque langue qu ils le fassent, ils demeureront beaucoup au dessous de votre genre d'écrire, n'y ayant rien de plus délicieusement écrit, ni d'une manière plus concise, plus philosophique et plus vive néanmoins que votre livre. Je ne sais, Monseigneur, si vous avez reçu YExpUcation de l'Apocalypse et un autre petit ouvrage que j'ai envoyé chez vous. Portez-vous bien, et croyez qu'on ne peut pas être plus sincèrement, m avec plus de respect que je le suis, Monseigneur, Votre, etc.

A Versailles, 6 mars 1690.

Je vous envoyé. Monseigneur, un petit présent pour un grand : un Quatrième avertissement aux proîestans pom

, . Voir ci-de«us la lettre LU. (L. d'A.) C'est la lettre XXXV de notre publication.

la nouvelle édition de votre démonstration évangéliqiie. J*ai lue votre docte et excellente préface avec un singulier plaisir, mais je voudrois bien connoître qui sont les gens que vous attaquez. Je me suis très bien souvenu de vous avoir rendu une lettre latine d'un savant homme de Suède ', que AF le marquis de Feuquières, alors ambassadeur en cette cour, m'adressoit pour vous faire voir. Elle étoit pleine de grands éloges de votre démonstration, et cet ambassadeur me marquoit, dans une lettre que je crois vous avoir laissé, le grand désir qu'on avoit en ce pays-là que vous voulussiez écrire sur les matières de controverse. A^ous m'avez fait beaucoup de plaisir de me donner le caractère de M'' Basnage -. Je n'ai pu encore recouvrer le livre qu'on oppose à mon Histoire des Variations; on m'avertit seulement qu'il paroît en Hollande. Je suis. Monseigneur, avec le respect que vous savez, etc.

BOSSUET

mon sixième et dernier Avertissement ' contre le ministre Jiirieu. Je suis d'autant plus obligé de vous les présenter, qu'il a fallu y parler de vous, parce qu'on m'objectoit votre autorité. J'en ai parlé selon mon cœur ; c'est à dire avec toutes les marques d'estime et avec le témoignage sincère de notre amitié; et je crois que le ministre se repentira d'avoir voulu vous prendre à garant de ses excès. J'ai balancé quelque tems si je publierois cet endroit avant que de vous l'avoir communiqué; mais j'ai cru qu'en ces occasions où il s'agit de louer, et avec de telles gens, il valoit mieux ne rien concerter. Si je me suis trompé dans ma pensée, Je vous supplie, Monseigneur, très-humblement, de me le pardonner et de me croire incapable de manquer, par ma volonté, au respect que je vous dois.

A Paris, 24 juillet 1691 .

Voilà, Monseigneur, les deux premières parties de

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