‹ Un érudit [microform]Chapitre 34 sur 43 · I. Iter Suecicum. (L. d'A · texte numérisé non relu

I. Iter Suecicum. (L. d'A

FLECHIER

tems qu'il est employé a la correction de L'imprimerie de M"" Le Cointe, dont M^ Léonard est le maître, et il souhaiteroit d'être continué dans cet employ, qui, tout petit qu'il est, ne laisse pas d'être brigué. Je vous prie, Monsieur, en considération et de son mérite et de l'attachement qu'il a à M'^ Le Duc de Montausier, et, si je l'ose dire, à ma sollicitation, de lui rendre ce bon office, et surtout de croire que Je suis plus que personne,

Monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

FLECHIER

'joTêov sxYiésXeTrjV , aavTtv iravTtov ixàspyov irjT'^pa vocriov A^rxXrjTrtov ' év xaoe Ttàvra ■ .

Nous n'avons pu deviner cette citation, et nous ne savons s'il n'y a point quelque faute, ou sur le nom de Tauteur, ou sur le nom de l'ouvrage qui est cité. Tout ce que nous savons, c'est que vous scavez tout, et que vous aurez la bonté de mander au plutôt a M'^ Le Duc de Montausier de quel poëte sont ces vers. Il vous en prie, et moi je vous assure, M'", que je suis très parfaitement, etc.

A Versailles, ce 28 mars

Monsieur Le Duc de Montausier m'a chargé. Monsieur de vous envoyer Le passage grec qu'on lui a fourny pour la dissertation d'Apollon et du soleil, et dont il vous parla il y a quelques Jours. Voici les termes dont on se sert : Clarias déclarât Orpheiis in cratère min. ubi scribit quod Nymphœ aqiia, ignis Vulcanus, panis Ceres, mare Neptunus, Mars Bellum, Venus pax, Vinum Bacchus, Themis jasticia, deniqiie

r^h.o;, ov xaXsouTiv ÀTroXXcova xXi>toto;ov

A Paris, ce i 4 avril..,

J'ai bien du déplaisir. Monsieur, de n'être pas en état d'entreprendre l'oraison funèbre de Madame de Malnoue. Je sais combien vous l'honoriez. Je sais à quel point elle

I . Nous avons rétabli le texte de ces vers. Le passage dont Fléchier cite la traduction se trouve dans les Orphica d'Hermann, Leipzig, 180 5, page 486 :

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méritoit d'être honorée, et quelque sujet que J'eusse de me défier de mes forces, J'aurois reçu de grands secours de la grandeur du sujet. Mais ni les occupations dont je suis chargé présentement, ni ma santé qui me réduit à prendre du lait pour rétablir ma poitrine alîoiblie, ne me permettent pas de prêcher de Longtemps. Ayez la bonté, Monsieur, de recevoir mes excuses et de les faire sçavoir aux Dames qui m'avoient fait l'honneur de jetter les yeux sur moi pour un sujet qui les touche, et qui m'auroit été fort avantageux, puisque c'étoit une occasion de leur témoigner la vénération que J'ai pour la mémoire de leur illustre abbesse, et le respect que J'ai pour elles. Si j'avois pu sortir, J'aurois eu l'honneur de vous voir ce matin, pour vous assurer que Je suis, Monsieur, avec respect,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

A Lavaur, ce 20 avril....

Vous avez bien raison. Monseigneur, de croire que la distance de deux cents Lieues n'a rien diminué de l'attachement et du respect que j'ai toujours eu pour vous. Je voudrois trouver des occasions de vous le témoigner, plus considérables que celles que vous m'en donnez par votre lettre du i6^ Mars. Je l'ai reçue dans le cours de ma visite, et je n'ai pu y répondre plutôt, parce que j'ai

été toujours errant. J'ai consulté les plus anciens officiers de mon chapitre, et leur ai demandé l'usage qu'ils ont suivi dans la poursuite des mauvais ecclésiastiques, quand le revenu du sceau et du greffe n'y suffit pas. Ils m'ont tous répondu que ce Diocèse n'étoit pas tombé dans le cas, et qu'il n'y avoit point de pratique fixe là-dessus, soit parce que le diocèse est de peu d'étendue, n'y ayant que 66 cures, soit parce qu'il a toujours été assez réglé, soit parce que L'évêque y ayant une pleine autorité et sur le Chapitre, et sur tout le reste, il retient plus aisément tout le monde dans le devoir. Un grand vicaire que J'ai, qui a gouverné le diocèse sous cinq évêques, et qui est consommé dans les affaires ecclésiastiques, a dressé sur le droit un mémoire que je vous envoyé, ne pouvant vous rien mander sur le fait... Je me suis informé de L'église de Toulouse, et le grand vicaire m'a assuré que M"^ L'archevêque ne fournissoit pas à ces sortes de frais, et qu'on les imposoit sur le Clergé. L'usage de Castres est Le même, et L'évêque n'est pas chargé de cette dé* pense, lors même qu'il est sacré, à plus forte raison un évêque nommé qui n'exerce aucune Jurisdiction. Voilà, Monseigneur, ce que J'ai pu savoir depuis mon arrivée, et que j'ai mieux aimé vous mander promptement, que de vous faire attendre de plus longues recherches. Je ne laisserai pas d'en faire encore et de vous témoigner en cette rencontre et en d'autres l'attachement et le respect avec lequel Je suis. Monseigneur,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

L'abbé Fléchier, n. év'î"'^ de L''.

FLECHIER

A Lavaur, ce i a septembre....

Monseigneur,

Je suis si persuadé de la bonté de votre cœur, que Je prends le Compliment que vous me faites sur ma nomination à révêché de Nismes, non pas pour un devoir de bienséance, mais comme office d'ancienne et sincère amitié. Je dois regarder avec reconnoissance et avec respect cette marque d'estime et de considération, que le roi a bien voulu me donner en cette rencontre. Mais Je dois craindre aussi la difficulté du travail où Ton m'engage. J'avois dessein d'aller faire un voyage à Paris-, et j'aurois eu le plaisir de Jouir au moins quelque tems de cette conversation si douce et si savante, dont j'ai si souvent profité. Mais je ne vois pas d'apparence d'être libre aussitôt que je l'aurois été ici, et il faut me réduire aux assurances que Je vous donne d'être partout où Je serai, Monseigneur, avec le même respect,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

L'abbé Fléchier, n. év. de Nismes.

FLECHIER

A Pari-, ce 2 3 septembre 1690 '.

Je reviens de la campagne, Monseigneur, et je retrouve ici le paquet que j'y avois laissé pour vous. Ce sont Les deux oraisons funèbres que j'ai faites, pour M"^*^ la Dauphine, et pour M. le duc de Montausier. Dans le tems de votre départ, comme je me trouvois à Paris, j'avois donné ordre qu'on vous portât la première, et je ne sais pas précisément si l'on s'est aquitté de ma commission. Pour la seconde, elle est plus faite pour vous, Monseigneur, que pour un autre, puisqu'elle contient l'éloge d'un homme que vous avez honoré, et qui a connu et estimé plus que personne votre savoir et votre vertu. Le commerce d'amitié que vous avez eu avec lui vous avoit fait voir de plus près la bonté, la droiture et la fidélité de son cœur, et sa mémoire vous en est d'autant plus chère. Recevez donc. Monseigneur, le portrait que j'ai essayé d'en faire, et suppléez par les connoissances que vous avez de mon sujet à la foiblesse de mes expressions et de mes idées. Les vôtres sont toujours nobles et sublimes. J'ai lu avec admiration votre dernier livre -.

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