LE JÉSUITE
Le soir même de ce jour, il se tenait une assemblée nombreuse dans la maison d'Alphonse Delbenne, évêque d'Albi; un grand nombre dé députés aux états s'y trouvaient; parmi eux on remarquait, à son air effaré, messire Guillemin ou Guilleminet, comme l'appelaient les enfants, à cause de l'exiguïté de sa taillé. Chacune des personnes présentes avait été appelée par un message secret et pour affaire urgente, de façon que beaucoup de groupes s'étaient formés dans tous les coins de la salle, et l'on s'y entretenait activement de l'état de la province, et de l'arrivée de Monsieur; on y cherchait aussi à deviner la cause dQ la réunion, lorsque le maître de la maison parut, accompagné de trois personnes, toutes attachées au service de Montmorency. Nous en connaissons déjà deox, Soudeilles et Duellier; la troisième était un prêtre d'une joyeuse apparence : c'éVait le père Arnoux, de l'ordre de Jésus, confesseur du duc, et son serviteur dévoué. A peine furent-ils entrés, qu'un grand silence se fit, et qu'Alphonse Delbenne prit place sur un fauteuil élevé sur une estrade. Ses premières paroles furent pour remercier les députés sur leur empressement à se rendre à son appel; ensuite de quoi il leur raconta comment un courrier, adressé au cardinal, avait
été attaqué par des brigands qui Tavaieot dépouillé de tout œ qu'il portait; comment ces bandits avaient dédaigné de prendre ses papiers, qui avaient été trouvés par des paysans; et comment ces paysans les avaient remis à monseigneur de Montmorency, qui venait de les lui transmettre. ' . Le père Arnoux, qui avait écouté tout ce récit avec une attention profonde, se tournant dors vers Duellier avec un sourire équivoque, lui dit à voix basse :
— C'est assez bien imaginé...
— C'est la pure vérité, répliqua Duellier en le toisant dédaigneusement de ses yeux ,à demi fermé^.
— Précisément, repartit le jésuite; mais cela n'empêche pas que ce soit foft bien imaginé à ces paysans d'avoir remis ces papiers à Monseigneur. De qui viennent-ils?
— D'un traître que je pendrai de ma propre main, si Henri veut me le permettre, répliqua Duellier en regardant le père Ârnoux en face.
—C'est fort bien imaginé, dit celui-ci d'une voix caressante; mais écoutons monseigneur Delbenne.
— Si ce jésuite tremble ou pâlit à un seul des mots de cette lettre, je le poignarde à l'instant, dit tout bas Duellier à Soudeilles.
On ne peut assurer que le père Arnoux eût entendu ce mot» car son visage resta immobile et épanoui comme de coutume; seulement il s'appuya le dos à la muraille, et bâillant d'une manière peu courtoise» il dit assez haut :
— Ah ! j'ai trop mangé à souper...
Puis il étendit nonchalamment ses jambes, essaya de poser sa tête d'abord à droite, puis à gauche, et enfin, l'appuyant dans un juste équilibre sur sa poitrine, il se laissa aller à un doux sommeil. Ses voisins, qui avaient suivi ses mouvements, en souriaient entre eux, lorsque la voix d'Alphonse se fit de nouveau entendre. Il commença la lecture de la lettre qui avait été surprise par Montmorency. A chaque phrase, eUe était interrompue par les exclamations des députés et surtout par celles du greftler Guillemin, qui ne trolivait pas de supplice assez fort pour le traître qui avait ainsi dénoncé le duc, le bienfaiteur de la province, le défenseur zélé de ses fran-
IM -UN MONtMOftÉKCY.
chises et libertés. Pendant toute eette lectuï'e, Buellîet tie quitta pas de l'œil le visage endormi du père Ârnoux; Il redoubla d'attention lorsque la lettre d^Hemeri, dont on n'a lu qu'une partie dans le premier cbapîlre, parla des moyens d'espionnage qu'il employait pour connaître le secret des con^ ciliabules des députés. A ce moment, comme si le révérend ^jésuite eût éprouvé une suffocation, il laissa échapper un long soupir saccadé, Duellier le dévora duregstfd; mais le visage resta calme, le soupir se perdit dane^ un léger rpntlemetit, et le bon prêtre murmura entre ses lèvres vermeilles :
— Ouf! j'ai trop mangé à souper...
— Et c'est vrai, dit Soudeilles à Duellier; je ne sais d'où te vient ridée de soupçonner ce goinfi^e. Jamais Je ne rai vu que manger et dormir, et ce ne sont pas là lés qualités d'un bon espion.
— Je crois que tu as raison, dit DûelUér en^ eondidérant la figure béate du jésuite.
A ce moment, Tévéque d'Albi continua sa lecture. On découvrit dans la lettre par quelles ruses on se Jouait des états et de leurs réclamations, en les pronienant d'atermoiement ei^ atermoiement, jusqu'à ce qu'Us se rendissent de guerre lasse^ ou jusqu'à ce qu'on eût pu réunir assez de troupes pour les forcer à obéir. Enfin, au milieu de la Stupéfaction généi'ale, Alphonse arriva à cette phrase terrible : « Quant à tout ce qui peut se tramer de secret entre les députés des états, fiezvous à moi : j'ai dans leuifs plus intimes conseils un drdlc expert en cette matière, toujours TcBil ouvert et l'oreille au guct^ et qui ne laisse échapper ni là moindre parole ni le geste le moins significatif, y» Alphonse Delbenne ^arrêta après ces mots, et chacun, dans un profond feilence, regardant avec inquiétude son voisin, semblait vouloir deviner le traître à côté de lui> lorsqu'un grognement bien prononcé appela tous les yeux du côté du père Arnoux; on. le vit alors assis sur son banc, les jambes étendues, les bras pendants, la tête penchée, et soufflant de tout le pouvoir de ses poumons. Aussitôt les députés, oubliant leur première terreur, se prirent à rire, et le sire de: Guillemin, qui ne manquait aucune occasio'n de se récrier et de tapager, se mit à dire avec Une terribla
ON MONTMORENCY. lis
gaieté gasconne, et en saisissant le père Ârnoux à la gorge :
— Ëb! de par le diable! je tiens le traître ; il faut que je lui serre le cpu... Et il Je serra véuitablement de toute sa force. Le père Ârnoux^ se réveillant en sursaut^ à moitié étouffé par la plaisanterie du greffier^ passa deux pu trois fois la main sur son cou, comme pour y rétablir la libre circulation de Tair; puis, promenant sur l^assemblée un regard encore endormi et presque hébété, il dit, après un effort :
— Décidément, j'ai trop mangé à souper.
Cette réflexion fut le signal 4'Qn rire universel. Alphonse Delbenne laissa à cet accès de gaieté le temps de se calmer, satisfait en ^ui-meme de cet incident, qui n'avait pas laissé aux députés le loisir de se livrer à leurs craintes; puis» profitant du premier moment de calme, il leur parla ainsi :
— Saa^ doute. Messieurs, il y a des traîtres parmi nous j mais je sais Un moyen assuré de déjouer leurs lâches délations : c'est de prendre toutes nos résolutions au grand jourjj c*est, armés que nous sommes de cette lettre, de refuser hautement l'octroi des taxes aux coramissaîres du roi, ou plutôt aux commissaires du traître cardinal, et d'en remettre l'emploi à monseigneur de Montmorency, gouverneiir de la province, jusqu^à ce qu'il soit fait droit à nos réclamations.
— Oui! oui! s'écria-t-on de toutes parts...
— "Et il faut recevoir Monsieur dans la province, ajouta Guilleniin, pour qu'il rétablisse l'État en ordre et bonne marché...
— Non! noni s'écrièrent quelques députés : ceci serait rébellion et crime de lèse-majesté.
— Mais le duc àcceptera-t-îl l'octroi en son nom?
— Il l'acceptera au nom du roi, répondit Soudeilles^ e,t pour rintérêt de sa cause compromise par la méchante administration et l'exaction de son ministre Richelieu.
— Et nous sommes tous trois ici pour vous assurer de sa parole : Soudeilles, son capitaine des gardes; le révérend père ici présent, son confesseuf ; et moi Duellier, son frère naturel.
Après cette déclaration, les députés chai'gèrent Alphonse et Jean de Saint-Bonnet, évêque de Nîmes, de rédiger les déclarations de concert avec les envoyés de Montmorency. Immé^
diatement après rassemblée se sépara, et la plupart de^ députés, au lieu de rentrer chez eux, se répandirent par la ville, afin d'aller visiter leurs collègues, de réchauffer les indolents, d'encourager les timides, et d'effrayer ceux qui tenaient pour le cardinal. A l'instant où la salle allait être vide, le père Arnoux se leva et s'apprêta à sortir.
— Où allez-vous donc? lui cria Duellier.
— Je vais me coucher, répondit naïvement le jésuite; j'ai l'estomac lourd; j'ai trop mangé à souper. ^
— Laissez ce ventre aller dormir, dit l'évêque d'Albi avec mépris; ^ quoi peut-il nous être bon? Puis il ajouta, au moment où le père Arnoux se retirait après une humble salutation : Gomment le duc peut-il avoir un pareil butor à son service?
•— Le duc n'aime pas que le confessionnal soit rude, répondit Soudeilles.
' — Je sais, je sais, dit Delbenue, le jésuite lui passe une jolie fille pour chaque bon morceau qu'il avale : c'est leur affaire. Pensons à la nôtre.
Aussitôt ils se mirent à l'œuvre. Pendant ce temps, le père Arnoux descendait l'escalier de la maison avec lenteur et mesure; mais à peine fut-il dans la rue, que sa marche devint d'une telle rapidité, qu'on eût eu peine à le suivre. L'idée qui le poussait le dominait tellement, qu'à plusieurs fois il laissa percer sa préoccupation en parole» entrecoupées.
— Oh! monseigneur Delbenne, disail-il, factieux en rochet, gendarme en soutane, Dieu te garde du ventre ! Ou je ne suis pas jésuite, ou le ventre mangera ta tête, monseigneur. Mais ce d'Hemeri, autre trutre... Ahl sire d'Hemeri,* le drôle vous vendra cher ses drôleries. Ce pied-plat dont je fais la fortune, qui s'avise de parler comme il le fait!
A cet instant, il se trouva au coin d'une haute maison où brillait encore une lumière. Il frappa à une porte basse, et un valet, qui semblait posté à cet endroit pour l'attendre, lui ouvrit immédiatement. Le jésuite le suivit, et il fut introduit dans une chambre somptueuse. Un homme en robe de chambre de velours, les pieds perdus dans une longue et épaisse fourrure, malgré la chaleur de la nuit, y était assi^
devant une table où il écrivait. Il Ût signe au père Arnoux de s'asseoir^ et finit une addition commencée.
— Ce qui fera, dit-il, un bénéfice net de 3^888^000 livres pour la suppression des élus et de leurs charges.
•*- Quoil dit le jésuite, la province gagnerait un si gros in^térêt à la suppression de ces administrateurs?
— Non, répondit d'Hemeri, ce n*est point cela; je calculais qu'on pouvait faire droit aux plaintes des états en détruisant les charges des élus; mais comme le traitant des taxes du Languedoc les a pris à son compte, et leur doit la paye de leurs offices, il ^st juste que la province lui rembourse ce payement.
^ Mais assurément, dit le prêtre, si on abolit les charges, le traitant ne payera plus ceux dont il ne tirera aucun service.
— Et c'est pour cela que je calculais, répliqua d'Hemeri, que le traitant trouvera un bénéfice net de 3,885,000 livres à cet arrangement. Cest une idée qui m'est venue aujourd'hui, et que je vais transmettre au cardinal, qui peut en tirer bon parti.
— Bt vous aussi, sans doute? dit le jésuite...
— Moi, dit l'intendant des finances en souriant financièrement, je donne mes idées pour ce qu'elles valent.
— Et vous ne me les donnez que pour ça, dit le père Arnoux; le traitant le sait, je suppose?
— Eh! eh! eh! répondit l'intendant des finances, puisque je vous dis que j'écris au cardinal demain...
— A propos, ajouta le jésuite, ne lui avez-vous pas envoyé un messager ce matin?
— Assurément, dit d'Hemeri^
— Vous n'avez pas oublié votre promesse, j'espère, continua le prêtre avec un aimable sourire de confiance, et vous lui avez parlé de mon dévouement à sa cause?
— Comment donc! s'écria d'Hemeri, je lui parle de vous dans les termes les plus pressants.
— Et vous lui avez aussi inspiré l'idée... vous savez... l'idée... dit en souriant toujours le bénin jésuite.
— Assurément : Alphonse Delbenne ne peut garder son siège, et je voué ai désigné comme le seul capable de le rem^ plir dignement.
418 UN MONTMOREINÎCY.
— Et vous m'avez nommé h Son Êmlnence, n'est-ce pas? continua le père Arnoux, rœll quêteur comme un homme qui craint qu'on n'ait oublié quelqu'une.de ses prétentions.
— Eh! le cardinal ne voit que votre nom dans mes lettres, dit le sieur Pralicelle; je l'y mets à toutes les lignes.
— Merci, dit le jésuite; car si vous l'aviez écrit à une seule page^ il 7 a quelque chose à paper que je ne pourrais pas vous dire à l'heure qu'il est que vous en avez n^enti.
— Que voulez-vous dire? reprit l'intendant d'un air de hauteur. ^
— Je veux dire, répliqua le jésuite, que vous avez trouvé bon de me sucer mes secrets jusqu'à la moelle, pour vous en parer auprès du cardinal, tandis que moi je n'éiaÂs qu'un drôle, expeit à voir et à avertir, auquel vous deviez, sans doute, donner quelques écus pour sa peine.
— Je ne vous comprends pas, s'écria le financier, stupéfait du mot drôle qu'il avait employé dans sa lettre, et qui lui annonçait suffisamment qu'elle était connue.
— Vous me comprendrez mieux quand je vous dirai, dit le prêtre d'un ton mielleux, qu'il me faut immédiatement une lettre de vous pour le cardinal, dans laquelle vous ]^\ rendrez un compte fidèle de tous mes services.
— Mais je vous dis que c'est chose faite, répondit le financier.
— Mors, dit le jésuite ei^ se levant pour sortir, ne vous étonnez pas si vous êtes pendu demain matin.
— Pendu ! s'écria d'Hemeri en saufant 4e son ffiuteuil sur le père Arrioux, et en s'accrochant h ]vii de toutes ses (orces... pendu ! mais comment cela?
— Parbleu! dit celui-ci avec sa face épanouie^ çgmme on pend, avec une corde et une potence.
— Mais pourquoi, mon Dieu, pourquoi?..
— Ah! voilà mon secret! et celui-ci^ dpm^^nt donnant, répliqua le prêtre.
—, Parlez, dit d'Hemeri, et à l'instant même vous aurez cette lettre.
— Donnez la lettre, et je parlerai : tant pu pour voua, messire Praticelle, mais vous m'avez appris à passer les mar-
chés. Je De donne mes secrets que pour ce qu'ils valent.
— Eh bien! reprit le Ënancier, si je vous donne cette lettre, lue sâUvefeB^voos?..
-^ Ndn; ceci est nne autre affaire : d'abord la.lettre, pour savoir pourquoi on veut vous pendre; ensuite nous traiterons pour le salut...
— Pendu! pendu!., répéta plusieurs fois d'Hemeri... Mais, ffiis^âWe, parleras-tuf..
— C'est aussi difficile que d'écrire, dit le jésuite; c'est à vous à Xtt'encourager.
D*Hemeri se promena quelque temps dans sa chambre dans une cruelle agitation, puis il s'assit devant sa table, et dit tout à coup avec colère :
-^ Bh bien ! voyons, que fâut-il que j*écriv6?
— Vous le savez bien, dit le père Arnoux d'un ton insinuait; ce sont des choses que je ne puis dicter : ma modestie ne me permet pas de le faire. Cependant vous m'avez dit souvent que vous promettriez les plus belles récompenses à celui qui vous livrerait les secrets de Montmorency. Quelquefois vous m'avez complimenté sur mes talents, et vous leur avez prédit une hante fortune. Dernièrement, vous avez eu une peine infinie à faire taure les scrupules de ma conscience, et vous n'y êtes parvenu qu'en me montrant la place où je pourrais maintenir, par mon autorité, les sujets du roi dans son obéissance. Un jour, vous m'avez assuré que le diocèse d'Albi, infecté de religionnaires comme il l'est, avait besoin d'une main ferme pour prévenir la révolte... Que sais-je? vous parliez si bien! Bappelez-vous tout cela-..
— C'est bon, c'ert bon, dit d'Hemeri en écrivant; voilà qui est fait.,. Puis il remit sa lettre au jésuite, qui, après lui avoir indiqué quelques corrections, la plia et la mit dans sa poche.
•— Et maintenant? dit d'Hemeri.
— Maintenant, dit le jésuite, voici pourquoi vous serez pendu.
Et alors il lui raconta l'arrestation du courrier, et l'assemblée tenue chez l'évoque d'Albi.
— Je suis perdu ! s'écria le financier après ce récit; le duc va me faire arrêter; il peut me faire pendre... me faire pendre!
— C'est ce que je vous disais, répondit le jésuite.
— Qui me sauvera? s'écriait le financier en parcourant sa chambre à grands pas. Ah! misérable fourbe! si tu m'avais dit cette équipée du duc, je l'eusse fait enlever ce matin, et tout serait fini, et je serais surintendant
— Et moi? dit le prêtre doucement.
— Âh! que ne t*ai-je nommé dans cette maudite dépêche! tu serais pendu, misérable espion !
— Pendu avec vous, tandis que vous le serez tout seul. Dieu punit la trahison, messire Praticelle, tant pis pour vous.
— - Mais que faire! mon Dieu, que faire!., reprit le financier en se laissant tomber sur sa chaise avec désespoir.
— Bonne nuit» lui dit le jésuite en le saluant et en sortant...
— Père Amoux! s'écria d'Hemeri; par grâce, mon bon père, mon ami, ne me laissez pas ainsi... Sauvez-moi, tauvezmoi! Et il se jeta sur le jésuite, et s'attacha de nouveau à ses habits... en criant : Que voulez-vous? qu'exigez-vous?...
— Rien, moins que rien, dit le père en revenant; une seconde lettre...
— Pour qiii? dit d'Hemeri.
— Pour le traitant... Deux mots, un ordre de me compter le quart de ce que vous avez évalué votre idéa sur la suppression des élus : le quart d'une petite affaire pour un intendant des finances doit être une fortune pour un jésuite.
•— A l'instant, à l'instant, répondit d'Hemeri. Et il remit aussitôt un bon de deux cent mille livres au révérend— Et maintenant, mon ami, que dois-je faire?..
— Dormir en paix, répondit le jésuite. Et, sans attendre la réponse du financier, sans s'arrêter à ses cris, il sortit de la chambre et regagna la maison du duc.