‹ Un facteur de progrès [microforme]Chapitre 5 sur 12 · PT © GP · texte numérisé non relu

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ponts sont des moyens d'ordre physique, les écoles sont des moyens d’ordre intellectuel, les expositions sont des moyens d'ordre commercial. Les ponts ne sont pas plus essentiels au transport, ni d’ailleurs les écoles et les collèges à l’éducation, puisqu'on peut, dans le cas des ponts, à la rigueur où à défaut, recourir au bac, au bateau traversier, et à la famille,

au précepteur, etc., dans le cas d'éducation, —que ne le sont les expositions au commerce.

Mais les ponts et les maisons d'éducation sont cependant très utiles, nécessaires même à notre époque, tout le monde en convient. Il en est ainsi des expositions. Il y a plus même: une exposition comporte le double avantage des deux termes de comparaisons, car c’est à Ja fois un pont et une maison d'éducation. Prenons, par exemple, l'Exposition Provinciale de Québec. N'est-ce Pas une occasion, —un pont— de relations commerciales entre la population de la ville de Québec et celles des autres municipalités de la province. Et si l’on prend en considération le point de vue éducatif, l'Exposition n’est-elle Pas une occasion, —une maison d'éducation—à la multitude de ses visiteurs tout désireux de constater les progrès accomplis ?

CAPITAL PRODUCTIF ne

Et à ce sujet, permettrez-vous ici, M. le Président, une observation incidente : la ville de Québec a dépensé, en ces dernières années $500,000.00 pour construire des ponts sur la S. Charles, afin de faciliter des communications entre le centre commercial de la ville et l’un de ses Quartiers. Certes, personne n'entend contester l’opportunité d’une telle politique. Il s'agissait, en définitive, de moderniser un système de relations entre une population de 90,000 âmes d’une part, et 10,000 âmes d’autre part. Les $500,000.06 engagés dans ce service de ponts, sont, au point de vue des revenus directs, un Capital mort, qui ne rapporte rien, et qui exige même, régulièrement, certaines dépenses inévitables pour l'entretien, le service de ces ponts, qui sont libres.

Pour complèter Ia comparaison, qu'est-ce qu’il en est de l'exposition à cet égard? L’Exposition, M. le Président, l'Exposition Provinciale est l'ouverture ou la pose

d’un pont de relations commerciales entre le 100,000 de population québecoise et sa clientèle toute naturelle, le million

de population agricole de cette province. Contrairement aux ponts, l'Exposition a

en outre cet avantage infiniment supérieur que quant au

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capital engagé qui présenteme la S. Charles, il n’est pas un

nt est inférieur même à celui des ponts sur

Capital mort mais un Capital productif ; il rapporte à la population de Qué En effet, depuis

ébec des revenus directs.

cinq ans, l'Exposition de Québec à déboursé dans la ville de Québec, une moyenne de d’au-delà de 850,000.00 par annc » Soit en chiffres ronds un quart de million depuis cinq ans, à même ses propres revenus. mort est celui qui ne produit aucun revenu immédiat, tel, celui engagé dans la Construction d’un pont libre, d’un parc ou d’une terrasse, comme | exige même des frais supplé ductif.

Le capital par exemple, d'un chemin, d’une rue, a Terrasse Dufferin à Québec

, et qui mentaires d'entretien: c

‘est un capital impro-

Le capital engagé dans l'Exposition e Il est productif. Au cours de cinq ans, sition s’est élevé à environ $400,000.

tement, à même ses propres revenus

de $60,000.00 par anné du capital fixe, et dép bec. Et maintenant, dehors de la ville, ne serait-ce qu’une visiteurs, ce qui fait 100,000 dans Cinq ans, et que chacun ait dépensé une moyenne de dix piastres dans les magasins de Québec, voilà un million d’affaires que le capital de $400,000.00 engagé dans l'Exposition à produit indirectement en plus de ce qu’il a produit directement. Faisons l'addition des deux : soit donc $1,300,000.00. C’est l'argent du public de Québec qui est engagé et c'est ce même public qui en bénéficie d'avoir plus que triplé sa mise de fonds.

que ce capital a produit Jusqu’ici.

st d’une portée bien différente :

le capital engagé dans l’Expo- Ce même capital a produit direcau cours de cette période une moyenne e soit donc $300,000.00 c’est-à-dire les trois-quarts ensées en très grande partie dans la ville de Qué- Supposons qu'il soit venu à l'Exposition et d’en moyenne chaque année de 20,000

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au point C’est donc du 300 pour cent

Saurait-il y en avoir de plus productif?

Et maintenant, quant aux autres résultats indirects atif, par exemple, Je ne crois pas qu'il f Sur cet aspect qui n’est pas moins av

Puisque l’on admet que les ponts sur les riviè tions Commerciales, et que l’on conv de progrès économique, les résult venant de ce moyen sont enc

, AU point de vue

éduc aille discourir longuement

antageux.

res facilitent les relaient que l'Exposition est bi ats bienfaisants pour le commerce proore d’une portée bien plus productive parce qu'ils ont une source déterminante beaucoup plus abondante, Et cette source, c'est le million de population agricole ou rurale de cette province.

Le commerce de Québec veut-il s’y position

en un pont

EE — M vie abreuver ous ÿ äiimenter ? jL'Ex-

nm S plus infaillibles.

» À mon sens, est un moyen parmi le

L’Exposition n’est pas essentielle au progrès, mais c’est un élément de grande nécessité et de parfaite utilité. Ce n’est pas le seul moyen de progrès. Il y en a d’autres, mais celui-ci est assurément l’un des principaux sinon le meilleur. Et pour me servir d’un terme comparatif, — une exposition, c’est non-seulement un véhicule de progrès, c’est en quelque sorte un train spécial de progrès. Et pourquoi Québec ne se serviraitil pas davantage de ce précieux privilège qu’il a heureusement à sa disposition maintenant, —et que d’autres même luienvient,—pour satisfaire ses légitimes ambitions, et conquérir, par ce moyen et par sa volonté, — le monde est aux vaillants,—dit un proverbe, —le butin de la prospérité ?

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