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UNE COMPARAISON

Et puisque Fon parle d'exposition, on s’intéressera sans doute à une comparaison pour démontrer ce qu’est actuellement l'Exposition de Québec. Cette comparaison contribuera probablement à la faire apprécier davantage. Soit, et avec Toronto !

Il est peut-être assez diflirile de faire des comparaisons entre Toronto et Québec. Pour être parfaitement exact il faudrait des renseignements plus précis; néanmoins il n’est pas sans intérêt, ne serait-ce que pour satisfaire une légitime curiosité de tabler un peu sur ce que sont respectivement l'Exposition de Toronto et l'Exposition de Québec avec les divers éléments qui, chez l’une et chez l’autre, ont quelque analogie.

Ainsi, comme question de fait, Toronto offre une organisation d’une expérience de 37 ans; Québec en offre une d’une période de six ans. Toronto à l'avantage actuellement du moins d’une vaste étendue de terrain comme Parc d'Exposition. En effet, les terrains occupés par Toronto son: d’environ quatre fois l’étendue de l’espace occupé par l'Exposition de Québec. La superficie des grands pavillons de l'Exposition de Toronto, en autant que ceux de l’industrie ou du commerce sont en cause es d’environ quatre fois plus grande que celle des édifices de Québec. Dans ces édifices d’une supériorité incontestable, non-seulement comme architecture mais

ee comme valeur de matériaux Pérmanents qui ont été =. loyés, nous ne comptons que douze édifices parmi les soixante-dix qui constituent la quantité des pavillons d'exposition. Ainsi, avec les douze édifices parmi les soixante-dix qui forment la série des pavillons d'exposition on ne compte pas le dessous du vaste amphithéâtre, ni le Live Stock Building, ni queljues autres pavillons d’une importance très appréciable. Quant à Québec, pour établir la comparaison, nous ne comptons que le vaste et “vénérable”’ Palais de l'Industrie, le Pavillon des Beaux arts et en plus la bâtisse du Matériel Agricole ouverte aux quatre vents. L'observation assez Judicieuse que l’on pourrait faire de cette comparaison c’est que l’espace ous toit à l'Exposition de Toronto est immense en quelque sorte, il est rempli parfaitement et dès 1917 on se propose de construire un vaste (difice qu’on appellera le Mechanic Hall et qu'on érigera au prix d'environ *255,000.00. Ceci semble démontrer que plus on à d'espace sous toit à offrir au public plus on a de participants. Comme question de fait, si l'on applique à Québec ce principe on a constaté dès 1916 que malgré une plus grande étendue mise en location le manque d’espace s’est manifesté quand rnème pour la première fois, en dépit du fait qu’on ait ralenti conidérablement non seulement la sollicitation commencée un peu tard, mas toute réclame tendant à engager le public des industriels ou des marchands à exposer.

L'Exposition de Toronto, affirme-t-on, est, d’après des renseignements Issez précis, estimée à une valeur d'environ 85,000,000.00. soit pour moitié en terrains et moitié en édifices, et avec ce capital pour les fins d'organi- “ition de son exposition annuelle, Toronto dépense en moyenne $300,000.00 dont $250,000. dans Toronto, à même les revenus de l'Exposition, et retire en recettes annuellement une moyenne de 8350,000.00. La durée de son exposition est de quinze jours. L'assistance à son exposition au cours de ces quinze jours est d’environ un million. Si l’on poursuit Ia compa- USon, et toujours sans affirmer qu’elle est parfaitement juste, la valeur de l'Exposition de Québec était en 1916 de #400,000.00. En moyenne il ‘1 coute comme organisation $55,000.00 et les recettes s'élèvent en moyenne à $65,000.00, n’eût été La grève des tramways au moins $80,000.00 en 1116. Québec reçoit une foule de 100,000 visiteurs. Ainsi, pour résumer, Toronto, avec son million de visiteurs fait en recettes 8350,000.00 et Québec, avec son 100,000 visiteurs 865,000.00. Si l’on poussait la com- ‘raison jusqu’à sa dernière limite ces chiffres signifieraient-ils que si luébec recevait un miliion de visiteurs, elle ferait dix fois son chiffre de

recettes, soit $650,000.00? Ce n'est pas probable; néanmoins la comparaison n’est pas désavantageuse pour Québec.

Toronto en 1879, avec sa population de 80,000 âmes, avait, dit-on reçu une foule d'environ 100,000 visiteurs; en 1885 l'Exposition de Toronto recevait 171,765 visiteurs et obtenait des recettes pour un montant de $56,911.00. Québec avec ses cent mille visiteurs, même moins, soit presque de moitié du chiffre précédent fait $65,000.00. IL est à remarquer sur ce point que dans les statistiques que donne Toronto au cours des trente années ne figure nullement le tableau de ses déboursés. Doit-on présumer que les directeurs et les organisateurs de l'Exposition de Toronto ne tiennent pas, pour des raisons particulières, à faire figurer l’état de leurs déboursés pour chaque année? nous avons bien dans l’histoire de l'Exposition de Toronto le tableau de l'assistance et des recettes: nous ne pouvons pas trouver le tableau des déboursés.

Quant aux innovations pour chaque année, je crois qu’à l'Exposition de Québec la comparaison avec Toronto à cet égard serait encore plus avantageuse pour Québec. D'ailleurs ça s'explique par le fait que le champ d'action à Québec pour les innovations es: peut-être plus vaste qu'à Toronto. L'œuvre de l'Exposition de Québec est à ses débuts tand's que celle de l'Exposition de Toronto compte un tiers de siècle d'existence et les conditions économiques nouvelles créées par la guerre ont peut-être ralenti à Toronto le mouvement, après l’avoir bouleversé.

Il est à noter, à titre de comparaison toujours, que les scènes d’amusements permanentes au Parc de l'Exposition de Toronto ne sont pas nombreuses Il y en a une couple seulement, lesquelles d’ailleurs ne sont ouvertes que pendant la période de l'Exposition Il n’y a pas de courses de chevaux pendant l'Exposition, simplement des parades sur la piste, laquelle à cette époqu” sert plutôt de scène de Vaudeville de grande envergure Scarboro Beach, située à l'extrémité est de Toronto, à l’opposé du Parc de l'Exposition qui est à l'extrémité ouest, est l’endroit des scènes d'amusements permanentes Si je ne fais pas erreur, Scarboro Beach est un Parc de la ville Quant aux courses de chevaux, elles se font au Woodbine Park qui se trouve dans les limites, apparemment du moins de l1 même ville La comparaison démontre ceci : c’est qu'à {Québec nous avons ces trois éléments réunis, le pare de l'Exposition, la piste des courses et les scènes d’amusements permanentes et non ces trois éléments épars comme à Toronto.

Il serait peut-être fastidieux de faire un rapprochement plus détaillé entre ce que possède Toronto et ce que Québec n'a pas. Ce qu'il y a

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à mon sens, de plus remarquable

à observer, est le système qui prévaut à Toronto comparativement à ce

lui qui existe à Québec. II y a quelques différences dans le système qui me paraissent fondamentales. Ainsi, le Toronto Exhibition Board se compose de 25 membres, dont huit, Mon-

sieur le Maire et Sept échevins, représentent les intérêts municipaux,

dont huit encore représentent les arts et manufactures et dont huit encore

représentent les intérêts agricoles. L’honorable Ministre de l’Agriculture d'Ontario fait partie ex-officio de ce bureau et les membres du bureau sont élus annuellement par l’Association formée de représentants ou délégués d’associations ou d'éléments très divers en autant que l’industrie, le Commerce, les Beaux-Arts, l'Agriculture peuvent être en cause. (par. l, p. 3, constitution 1879 P. C.—. 14—an. 1905).

Une autre différence assez importante, sinon essentielle dans le fonctionnement et qui le simplifie assurément c’est que le Toronto Exhibition Board n’administre pas le Parc de l'Exposition. l'organisation de l'Exposition même.

d'embellissement, tous les tr:

toutes les constructions,

Il n’a charge que de Tous les travaux d'entretien et vaux d'innovation et de service nécessaire,

quelles qu’elles soient, sont faites directement par l'intermédiaire du Comité Civique des P

arcs ou des autorités municipales et sont payés directement d’ailleurs à même les fonds généraux ou les emprunts «péciaux du Trésor Municipal,

Ainsi le rôle d'activité du Toronto Exhibition Board se plifié. L’élan qu’il peut donner et à l'occasion de l'Exposition n’est p tration, parfois lourde, difficile, semble considérer, à Toronto que l'Exposition est surtout l'acteur de publicité, une grande source de revenus indire merce et l’industrie, C’est l'administration munic directement de l’entretien des terrains, des édifices, en autant que les uns et les autres sont en cause. ctre la facilité apparente avec I tu Trésor Munic ‘lant de dix, qui

trouve simqu'il donne comme question de fait as ralenti par le souci d’une administrès délicate et souvent ingrate. On un puissant cts pour le comipale qui s'occupe et des innovations On s’expliquera peutaquelle le Toronto Exhibition Board verse ipal depuis quelques années du moins des surplus vanze, vingt, jusqu’à trente ou quarante mille piastres. Le souci principal c’est de stimuler les efforts indiv et le commerce, d’exercer dans l’ensemble une :e développement de l'éducation populaire,

iduels dans l’industrie bienfaisante influence dans

Le but n’est pas tant de faire de l’argent mais d’en faire faire !

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