Se mesure des yeux, s'observe, s'envisage
,0. Oui viennent gras des édits et des maux
Que les rois font à leurs pauvres vassaux. 10. Engraisse-toi, mon fds, du suc des malheureux.
— Qu'un commis engraissé des malheurs de la France.
— Va de ses revenus engraisser la justice.
— Du débris des traitants ton épargne grossie.
so. Gros de dépit du jour que, mercenaire,
(Dieu fait maçon), demanda son salaire.
0. Et Phœbus en personne y faisant sa leçon, Gagnerait moins ici qu'au métier de maçon.
RO. Tant la faveur, qui les fautes efface,
Fait que le sot pour habile homme passe, BO. Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
RO. Voulant sa main d'une lance charger.
BO. Sur son épaule il charge une lourde coignée.
RO. Si la vertu, de l'heur accompagnée.
Bo. Un fou rempli d'erreurs, que le trouble accompagne.
— Bientôt Tambition et toute son escorte.
RO. Tous n'irez pas, c'est l'arrêt du Destin.
BO. Mais il faut des combats, tel est l'arrêt du sort.
RO. Vraie Troyenne et non Troyen, as-tu
Déjà d'Hector oublié la vertu?
BO. Lâches, où fuyez-vous, quelle peur vous abat?
— Mais que vos mœurs du moins imitant leurs vertus.
RO. Lui arracha le bandeau d'ignorance.
BO. De donner à Themis ni bandeau, ni balance.
RO. La fortune aide aux hommes courageux.
BO. Mériter les lauriers qui vous sont réservés. RO. L'honneur s'achète aux dépens de la peine.
— Et par travail louanges mériter.
RO. Tel qu'on voit Mars au milieu d'une armée.
BO. Qu'il soit tel que César, Alexandre ou Louis.
RO. Oui des mortels enchante le souci.
BO. A ces lits enchanteurs ont su les attacher.
RO. Glacent de peur tout le sang des nochers.
Bo. Pétrifié sa veine et glacé son esprit.
— Va d'un mortel effroi glacer la perruquière.
— Oui viendra le glacer d'un éloge ennuyeux.
— Je reçois vingt avis qui me glacent d'effroi.
Peuple farouche, ennemi du repos.
Près d'elle qui farouche au milieu des plaisirs.
— Il cède, il dîne enfin, mais toujours plus farouche.
Comme ruisseaux, les larmes ont jailli De ses beaux yeux, présages de sa peine. — Ce triste oiseau, par un mauvais présage. Là je trouve une croix, de funeste présage.
— Sait toujours des malheurs la première nouvelle.
— Et tout prêt d'en semer le présage odieux.
Voici, disait, la déesse venir, Je sens Hécate horrible me tenir.
Et pleine du démon qui la vient oppresser.
Sa dent rouillée et son visage blême Montraient assez qu'elle mangeait soi-même. Pour consumer autrui le monstre se consume.
— Fait lire sa fureur sur son visage blême.
Verse la soif et la fièvre aux humains. Et dans leurs cœurs brûlant de la soif de plaider Verse l'amour de nuire et la peur de céder.
Les bons vieillards, à têtes grisonnées. Aussitôt dun bonnet ornant sa tête grise.
Déjà le vent branler les étendards.
Faire autour de Themis flotter les étendards.
RO. Bientôt du ciel à Fécart s'en alla.
BO. Ou'Enée et ses vaisseaux par le vent écartés.
RO. Vent, le balai des ondes et de l'air.
BO. D'une robe à longs plis balayer le barreau.
RO. Pour retenter la fortune cruelle.
BO. Et corrigeant ainsi la fortune ennemie *.
RO. Cet arrogant qui les Dieux dépitait.
BO. Pour éblouir les yeux, la fortune arrogante.
RO. Et soit au premier resveil
Du soleil, Soit qu'en la mer il s'abaisse.
Toujours nous chantons Henry
Favory De Mars et de la jeunesse ^ BO. Chaque climat produit des favoris de Mars.
RO. (Préface de la Franciade.) Telles façons d'écrire, et tel art plus divin que humain est particulier aux poètes lequel, de prime face, est caché au lecteur s'il n'a l'esprit bien rusé pour comprendre un tel artifice.
BO. Il est un art caché qui ne semble pas art.