‹ Un faux classique, Nicolas BoileauChapitre 41 sur 66 · BOILEAU ET VAUQUELIN DE LA FRESXAYE · texte numérisé non relu

BOILEAU ET VAUQUELIN DE LA FRESXAYE

A. Oui sait bien un sujet selon sa force élire,

Point ne lui manquera Tordre ni le bien dire, îo. Ce que Ton conçoit bien, s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.

7A. Ce sont des vers muets que les tableaux de prix.

Ce sont tableaux parlants que les vers bien écrits. îO. Chacun peint avec art dans ce nouveau miroir.

D.B. Par toi nos bras hardis entreprendront d'oster

Le trident à Neptune et l'aigie à Jupiter. BO. D'ôter à Pan sa flûte, aux Parques leurs ciseaux.

D.B. Sur un papier menteur son mercenaire style Xe fait d'une fourmi un Indou éléphant, Du mol Sardanapale un Hercul triomphant.

BO. Trahissant la vertu sur un papier coupable...

Grand roi, c'est mon défaut, je ne saurais flatter.

Je ne sais pas au ciel placer un ridicule

D'un nain faire un Atlas et d'un lâche un Hercule.

D.B. Soigneux de faire tôt et non de faire bien. BO. Plus enclin à blâmer que savant à bien faire.

D.B. Ils doivent séparer du faux la chose vraie. BO. Quelquefois du bon or je sépare le faux.

D.B. Pour faire recevoir l'un d'eux pour aliment, Et l'autre rejeter comme impur excrément. BO. L'esprit rassasié le rejette à l'instant.

c. Et l'or de noire armure et qui brille en nos mains, N'est qu'un riche tribut que l'on porte aux Romains.

0. Et nos voisins frustrés de ces tributs servîtes Que payait à leur art le luxe de nos villes.

c. Où nous sommes sans cœur ayant été sans mains.

10. Si mon cœur en ces vers ne parlait par ma main. — Je doute que le flot des vulgaires humains A ce discours pourtant donne aisément les mains.

c. Il discerne le vrai d'avec le vraisemblable.

[Q. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.

ic. Car la mitre à la tète et la crosse à la main. 10. Et va la mitre en tète et la crosse à la main.

;c. Emeut, calme, attendrit, touche et transporte l'àme. JO. Défait, refait, augmente, ôte, élève, détruit.

se. Soutenaient la corniche énorme en sa grandeur. Bu. Qu'aussitôt tu posas l'énorme fondement.

se. Ils découvrent Colding. peuple né pour la guerre. BO. Il est esclave né de quiconque l'achète.

se. J'ai pour me divertir dans cette roche affreuse

Une bibliothèque et superbe et nombreuse. BO. \mg[ muids rangés chez moi font ma bibliothèque.

se. Chacun comme à l'envi d'une ardeur mutuelle. BO. Partez, délivrons-nous d'un mutuel souci.

se. Oui choquent l'innocence et protègent le vice. BO. De choquer un auteur qui choque le bon sens.

se. Devenaient à leur tour esclaves volontaires. BO. D'une lâche indolence esclave volontaire.

se. Et pour dernier bonheur il se connaît lui-même.

BO. Je songe à me connaître et me cherche en moi-même.

se. Elle apprend à marcher à la raison naissante. BO. Fait mourir dans son cœur la vérité naissante.

— La tragédie informe et grossière en naissant.

se. Ne tiendra que de lui cet éclat sans pareil. BO. Et dans ce grand éclat où tu te viens offrir.

— Mais pour moi que l'éclat ne saurait décevoir.

BOILEAL' ET SCUDERY. 191

. Une noble fierté paraît sur son visage. ^. Et son courage est peint sur son visage altier.

. Lui-même à ce labeur prête ses mains royales.

). Guillaume, enfant de chœur, prête sa main novice.

:. Il dit tacitement qu'il souffre un grand ennui. 3. A ses yeux effrayés laisse dire le reste.

:. LWrne voit sur ses bords ondoyer ses drapeaux.

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