Ainsi s'expliqueront nos censeurs sourcilleux
BR. La foudre accoutumée à punir les forfaits. BO. Et tandis que ton bras des peuples redouté Va, la foudre à la main, rétablir l'équité ^
BR. Noffre pas à ses vœux une gloire assez pleine.
BO. Oui lui fait son procès de pleine autorité. 1
— Damne tous les humains de sa pleine puissance.
BR. Et ses yeux seulement expliquent ses désirs. BO. A ses yeux effrayés laisse dire le reste.
BO. La discorde qui voit leur honteuse disgrâce.
BR. Xe faccorde pas même une disgrâce illustre.
BO. Vous savez des grands vers les disgrâces tragiques.
BO. N'attends pas qu'à tes yeux j'aille ici l'étaler.
— Dieu veut-il qu'on étale un luxe si profane.
— Que dans l'heureux spectacle à nos yeux étalé. BR. C'est en vain que la femme étale tous ses charmes.
— Donc aux objets d'horreur qu'étale la nature. BO. Didon a beau gémir et m'étaler ses charmes.
BO. Oui d'un esprit divin fait mouvoir ces ressorts. BR. Ou si quelque démon anime ce grand corps,
Règle ses mouvements et conduit ses ressorts. BO. Sur un bâton noueux laisse courber son corps
Dont la chicane semble animer les ressorts.
1. Cette image, vraiment cocasse, a été critiquée, même par le: plus fervents admirateurs du poète.
D. Le calme dangereux succédant aux orages. R. Ce calme croupissant, cette langueur profonde
Est plus à redouter que la fierté de Tonde. 0. Soutient dans les langueurs de son oisiveté.
R. De morts et de mourants cent montagnes plaintives. 0. Accablait Téquité sous des monceaux d'auteurs.
R. Rend la main criminelle et souille les couleurs. 0. Entreprit de tracer, d'une main criminelle, Un portrait réservé pour le pinceau d'Apelle.
R. Nos repas somptueux sont les tributs des airs.
Depuis que notre luxe en a fait des richesses. 0. Et nos voisins frustrés de ces tributs serviles
Que payait à leur art le luxe de nos villes. R. Ce tribut de clarté qu'il doit à l'Univers. 0. Et porte en d'autres lieux le tribut qu'il lui doit.
R. Nous avons des serpents usurpé le domaine. 0. Ravagé mes états usurpés à tes yeux.
R. Admirer en tremblant l'éclat qui t'environne.
0. Mais je sais peu louer et ma muse tremblante, Fuit d'un si grand fardeau la charge trop pesante, Et dans ce grand éclat où tu te viens otTrir.
0. La satire ne sert qu'à rendre un fat illustre. R. A rendre Rome illustre et mon nom glorieux.
BR. Une colère altière, une mâle arrogance
Fit montrer sur son front toute son assurance. BO. Et son courage est peint sur son visage altier.
BO. Et fuyant des grandeurs la présence importune.
BR. Abandonnez enfin cette gloire importune.
BO. Qui gémit, comme Esther, de sa gloire importune.
BR. Mon cœur ingénieux à s'affliger lui-même. BO. Quelle rage envieuse
Rend pour me tourmenter ton âme ingénieuse.
BR. Les chênes et les ifs dont les feuillages verts Conservaient le printemps au milieu des hivers.
BO. Il peut, dans son jardin tout peuplé d'arbres verts, Receler le printemps au milieu des hivers.
BR. Peut survivre à soi-même et forcer la Nature. BO. Forçât la terre avare à devenir fertile.
BR. Abandonne la voile au vent qui la seconde. BO. Là s'élançant d'un vol que le vent favorise.
BR. Ce fleuve audacieux dont la source féconde Contre le jour naissant ose rouler son onde. BO. Si dans ces lieux brûlés où le jour prend sa source. BR. Dans ces déserts brûlants voit de loin ou de près.
BR. Redoublent la terreur en redoublant les ombres. BO. Par un récit affreux redoublent son effroi. *
{. Mais pour ne revoir plus la licence des eaux. û. La licence partout règne dans les écrits.
H. Laisser à son grand cœur pousser tout son effort. 0. Dans une illustre Église exerçant son crand cœur.
{. Le sang de tes soldats est si vil à tes yeux
Qu'il faut le prodiguer et le perdre en tous lieux. Allez, vils combattants, inutiles soldats. *
R. Faible séditieux, viens chercher dans mes veines.
u. Si dans cet instant même un feu séditieux.
R. Peux-tu craindre un chemin que César t'a frayé?
(I. Te faire estropier sur les pas des Césars.
R. Les crimes de son cœur sont peints sur son visage.
0. Peint l'honneur à nos yeux des traits de Tinfamie. — Quand la Discorde encor toute noire de crimes.
R, Ma raison dessillée et mes yeux plus savants.