De ce sable étancher la soif démesurée
u. Et sur ce beau théâtre aspire à faire voir.
Bû. Sera de leurs complots le théâtre honteux.
en. Et son pied tout autour par la Loire est lavé.
Bû. La Seine aux pieds des monts que son flot vient laver
eu. Il perd la connaissance et cède à son destin.
BO. Et la fièvre au retour terminant son destin.
en. S'accommode sans peine aux changements du sort. BO. Tantôt dans les ardeurs de ce zèle incommode.
— Puis qu'en ce lieu, jadis aux Muses si commode.
BO. Et les flots en courroux
Au prix de sa fureur sont tranquilles et doux.
— Ah 1 périssent mes eauxl ou par d'illustres coups, en. Et le superbe Rhin étonné de ses coups,
Respectera les lis et coulera plus doux.
— Par ce coup si hardi plus beau qu'une victoire.
en. De lauriers en tous lieux t'ombragera le front.
BO. Que mes cheveux plus noirs ombrageaient mon visage.
— Ce pupitre fatal qui me doit ombrager.
CH. Par lendroit où du Rhin le flot écume et gronde.
BO. Sous les fougueux coursiers Tonde écume et se plaint,
en. De l'oiseau belliqueux qui porte le tonnerre.
BO. Cependant cet oiseau qui prône les merveilles.
en. Ne fera que de Dieu Tobjet de ses désirs.
BO. Et des humbles agneaux, objets de sa tendresse.
en. Aux ennemis Jjallus des outrages du sort.
BO. Et le mont la défend des outrages du Xord.
CH. Il se sent désormais digne du nom de roi.
BO. Mais un roi, vraiment roi, qui sage en ses projets.
CE. Elle apprend qu'une sainte et vaillante guerrière.
BO. Il apprend quun héros conduit par la victoire. *
BO. Et seul, désespéré, pleurant ses vains efforts,
en. Suit les pas des Français, morne et désespéré. *
en. Le démon a sur moi tout son fiel répandu.
BO. Et mes chagrins sans fiel et presque évanouis.
en. Par plus d'un vent mutin sa jeunesse exercée.
BO. Dans une illustre Église exerçant son grand cœur.
en. Ce prince aura Tair grand, aura grand le corsage.
BO, Un fourbe cependant assez haut de corsage.
Le succès est heureux et répond au dessein.
C'en est trop, mon bonheur a passé mes souhaits.
Et montrant à ses vœux le terme souhaité.
— Le succès est heureux et passe l'espérance.
Si c'est l'esprit de Dieu qui l'échauffé et Téclaire. Écoutez seulement ce que le ciel m'inspire.
Il faut gagner Paris et non le dérober. ! . Il fallut aux brebis dérober leur toison.
(. Avaient en ce grand cœur amoureux des hasards. \ . jMais bientôt amoureux d'un plus noble métier.
(. Quand les chefs au combat engageaient les armées. 1 . Que sous ce joug moqué tout à la fin s'engage.
I . Servirent d'échelons à ses pas insensés. . De tous vos pas fameux observateur fidèle.
— Suivons les pas fameux d'un si noble écrivain.
. Et Rheims te va rouvrir un chemin glorieux.
). Les chemins sont ouverts, qui peut nous arrêter? — Et sur les monceaux de piques, De corps morts, de rocs, de briques S'ouvrir un large chemin.
— Je vais t'ouvrir, ma sœur, une route assurée.
1. Étrangers, dont le fer dans le champ de la gloire. 0. Qui dans ce champ d'honneur où le gain les amène.
CH. Le ciel semble d"airain, semble sourd à ma plainte. BO. De figurer aux yeux la guerre au front d'airain. — Il brave mes douceurs, il est sourd à ma voix.
en. Et bien qu'encor en mer jouit déjà du port.
BO. Et jouir du ciel même irrité contre lui.
en. Et perdre le repos pour le chercher sans fin.
BO. Est dans le repos même au travail condamné. De fatigues sans fin viennent le consumer.
CE. Voit l'hiver qui s'approche et menace la terre.
BO. Le Rhin les voit d'un œil qui porte la menace. *
cii. Elle se cherche en elle et ne s'y trouve plus.
BO. Je songe à me connaître et me cherche en moi-même.
Qui croirait dans Esther, même dans Atlialie. Trouver de la Pucclle une imaee embellie?
:n. L'image de la mort sur son visage est peinte.
0 ciell clans tous les yeux quelle joie était peinte.
— Eclaircissez ce front où la tristesse est peinte. :h. Elle tombe et se peint des couleurs du trépas.
uH. Cette insigne faveur de Sa Majesté sainte.
u. Hélas I d'où nous viendra cette insigne faveur?
H. Guide et pousse mon bras contre mes ennemis. u. Rois, voilà vos vengeurs contre vos ennemis.
— Et que chacun entin d'un même esprit poussé.
eu. En ses robustes ans l'insolent hérétique.
RA. Quelle insolente main frappe à coups redoublés?
CXI. Sus donc! à l'ennemi marchez en diligence! . M'avait dit d'assembler sa garde en diligence. — Couronnons, proclamons Joas en diligence.
CH. Les ténèbres d'enfer se changent en vapeurs. RA. Et l'enfer couvrant tout de ses vapeurs funèbres.
CH. Royaume de la mort, région de ténèbres.
RA. Sur les yeux les plus saints a jeté ses ténèbres.
CH. Pourvu qu'elle l'assiste il se croit assez fort. RA. Pour dissiper sa ligue il n'a qu'à se montrer.
CH. Mais l'honneur l'a surtout pour compagne fidèle. RA. L'innocence s'y plaît ma compagne éternelle; Elle n'a point dans les cieux d'asile plus fidèle.
en. Semblent éterniser leur inhumaine guerre. RA. L'éternel désespoir de tous ses ennemis.
Cfl. Et par leur intérêt régler toujours le sien. RA. Pour oser de ton peuple embrasser l'intérêt.
— Mais ma force est en Dieu dont l'intérêt me guide.
CH. Et dans un bois touffu de lances et de dards. RA. Ce formidable amas de lances et d'épées.
eu. Sans les charmes impurs de cette enchanteresse. RA. Loin du trône nourri de ce fatal honneur
Hélas 1 vous ignorez le charme empoisonneur...
Et des lâches flatteurs la voix enchanteresse.
H. Mange le pain céleste et boit le sacré vin. lA. Déjà le sacré mont où le temple est bCiti.
— Allez, sacrés vengeurs de vos princes meurtris, De leur sang par sa mort faites cesser les cris '.
— Qu'il s'avance suivi de nos sacrés soldats.
:u. De feuilles et de fleurs la tête couronnée De pourpre revêtue et de rubans ornée Sans craindre et sans savoir la rigueur de son sort Contente et malheureuse elle allait à sa mort.
w. De festons odieux ma fille couronnée,
Tend la gorge aux couteaux par son père apprêtés.
:ii. Et le retient toujours dans ses indignes nœuds. ^A. De l'amour qui vous joint vous avez d'autres nœuds. — Au nom du sacré nœud qui me lie avec vous.
II. Qui te fait préférer le voleur de ta gloire. u. C'est un titre qu'en vain il prétend me voler.
:n. En vain de ce penser il veut se divertir. =îA. Il l'évite partout, partout il me poursuit.
H. Elle roulait sans bruit et mille songes vains
S'envolaient de son char dans le cœur des humains, u. Peut-être un songe vain m'a trop préoccupée.
{. A force de réciter machinalement les classiques, on ne s'aperçoit pas que certaines de leurs expressions ne sont pas toujours du meilleur goût.
CH. Ce visible secours de son bras adorable.
RA. Ce dangereux secours que vous me présentez.
CH. Chacun bénit son sort et s'étonne de voir Au plus fort de la peur ressusciter Tespoir.
RA. Bénissent le seigneur et celui qu'il envoie, Puis chantent de David le fils ressuscité.
— Tu frappes et guéris, tu perds et ressuscites.
CH. Partout offre aux regards des spectacles d'horreur. RA. Du pillage du temple épargnez-moi Thorreur.
— Le fer a de sa vie expié les horreurs.
CH. La machine en tombant l'écrase sous son poids. RA. Et qu'en tombant sur lui les murs ne vous écrasent.
CH. L'audace, la fureur, le discord et la rage
Détruisent à l'envi le royal héritage.
RA. S'immoler pour son nom et pour son héritage
Des enfants d'Israël voilà le vrai partage.
CH. Quand Neptune en courroux la bat de tous ses flots. RA. Allant de sa colère attirer tous les flots.
CH. Qu'attendrez-vous encor, que son bras tout-puissant.
Avec le criminel écrase l'innocent!
RA. Hélas 1 Dieu voit mon cœur, plut au Dieu tout-puissant
Qu'Athalie oubliât un enfant innocent.