‹ Un fils uniqueChapitre 100 sur 185 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

ports au grand jour et au grand air, dussent plus tard le préoccuper vivement. C'est ainsi qu'il laissait un ennemi invisible, mais réel, mettre le pied toujours mieux dans les replis d'un cœur d'où il aurait fallu le chasser dès le premier jour.

Augustin, certes, s'y prenait d'une manière plus sûre, quoique brutale et dénuée de tout sentiment délicat. Mais lui aussi ferait l'expérience que l'homme est un être faible, inconséquent, que les passions dominent à leur gré, pour peu qu'il consente à écouter leur langage. Celui qui est maître de son cœur, est- il écrit, est plus fort que celui qui prend les villes.

Pour changer de sujet avant de passer à un autre chapitre, disons que M^^ Deverne engagea elle-même Nicolas à fumer dans son jardin, tant qu'il en sentirait le besoin, et pourvu seulement qu'elle ne fût pas sur la galerie. « Ce pauvre homme me fait pitié, se disaitelle. Il a la respiration toujours plus bruyante quand il est baissé. Il faut que je lui donne en partant un gilet de flanelle pour l'hiver prochain. »

Incontinent elle écrivit dans un carnet :

« Acheter deux aunes de flanelle pour un gilet à manches et le donner à Nicolas Schwartz. Les faire couper et coudre par Sophie, dans son travail de l'après-midi. »

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