CHAPITRE XXVI
Nous avons laissé Barthélémy Lacroix au moment du départ de M™^ Deverne et de sa fille pour Genève. C'était au commencement de septembre. Trois mois dès lors se sont écoulés, et le pauvre garçon les a trouvés bien tristes. Renfermant en lui-même ce qu'il éprouvait; ne s'en ouvrant à personne, pas même à sa sœur, encore moins à son père et à sa mère, il passait des jours pénibles, sans aucun espoir de voir son rêve se réaliser jamais. Trop intelligent pour ne pas comprendre qu'une barrière infranchissable se posait entre Elisabeth Deverne et lui, il nourrissait néanmoins dans son cœur, et peut-être encore plus dans son imagination, le sentiment tendre qui s'y était logé presque à son insu. Ainsi que nous l'avons appris d'une conversation entre Augustin et Evodie, Barthé-