‹ Un fils uniqueChapitre 67 sur 185 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

/ Le tisserand Nicolas Schwartz était un garçon qu'on pouvait classer dans la catégorie des vieux, car il approchait de la quarantaine. En outre, il était atteint d'une maladie constitutionnelle, que des excès de boisson, peu nombreux, il est vrai, mais violents, avaient rendue incurable. Nicolas n'allait pas au cabaret, — on se souvient qu'il n'y en avait pas aux Ballandes, — mais les gens pour lesquels il travaillait le faisaient boire dans leur maison. Souffrant d'un asthme chronique, toussant parfois du matin au soir, fumant à toute heure et travaillant néanmoins à son métier, le pauvre Nicolas finissait par être à peu près hors d'état de gagner sa vie. Et pourtant il avait de bonnes pratiques, parce que son ouvrage était soigné et que luimême était un honnête homme. Les gens qui le près-

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