CHAPITRE XV
nous y viendrons passer une partie de l'été. Nous serions si bien ici; c'est une chose à faire.
— Ou plutôt à examiner, dit M™® Deverne; car peutêtre que Sophie voudra louer sa maison pour toute l'année.
— Nous n'avons pas encore parlé de cela avec M. Lacroix, dit Sophie.
Deux heures vont sonner. La malle est derrière la voiture, solidement attachée. Par délicatesse. M"® Deverne et sa fille ont laissé l'orpheline faire ses adieux, seule, à la famille Lacroix. Sophie embrasse la bonne mère, ensuite Evodie, puis aussi M. Lacroix qui lui dit : V
— Dieu soit avec vous, ma chère enfant, et vous aussi, soyez toujours avec lui. ^
En se retournant, elle voit Barthélémy qui venait d'entrer.
— Adieu, Barthélémy, lui dit-elle en lui tendant la main : sa voix était tremblante.
— Bonjour, Sophie, répond le garçon. Mais vous êtes tous dans les larmes. On dirait que vous partez pour le Japon, tandis que vous allez simplement à Genève. Vous viendrez nous voir et nous irons aussi.
La pauvre enfant rejoignit la voiture, où sa maîtresse l'attendait. Tous l'y accompagnèrent, et bientôt l'équipage roulait du côté de Crassier.
Ah! Barthélémy! Barthélémy!