‹ Un fils uniqueChapitre 88 sur 185 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

— Mais sans doute : pour vous, mademoiselle, et ensuite pour moi. Je reverrai la famille Lacroix.

— Eh bien, puisque vous êtes contente, embrassezmoi donc aussi.

Sans qu'elle pût les retenir, Sophie laissa tomber deux larmes sur les joues de sa jeune maîtresse, qui lui dit d'un ton très affectueux et badin en même temps :

— Ça, par exemple, Sophie, c'est défendu, vous le savez. N'êtes-vous pas heureuse avec noué et chez nous?

— Oui, certainement, chère mademoiselle; je vous aime bien et je voudrais être toujours joyeuse. Puissiez-vous ne jamais connaître la tristesse et la douleur. — Vous étiez bien jeune, quand vous avez perdu monsieur votre père?

— Pensez donc! je n'avais que huit ans. Mais je me le rappelle très bien. Papa était si bon! — C'est donc dans quinze jours que nous émigrons aux Ballandes.

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