‹ Un Genevois d'autrefoisChapitre 31 sur 56 · PIECES ANNEXES · texte numérisé non relu

PIECES ANNEXES

Annexe I

Fragment d'une lettre de Ch. Bonnet à A. de Haller.'^

« Genève 4 février 1766.

...« Les Chefs de Parti ont réellement abusé de l'ignorance de ce pauvre peuple qui d'ailleurs est bon et honnête et qui inclineroit bientôt vers le magistrat s'il le voyoit de plus près.

« Je touche ici à une des sources de nos maux. Avant l'année 1602, nous avions une Loi qui obligeoit à élire pour syndics deux magistrats du haut de la Ville et deux du bas. Cette sage loi forçoit les membres du Conseil à se loger indistinctement dans tous les quartiers. Ils formoient et entretenoient ainsi avec leurs concitoyens des liaisons qui influoient naturellement sur les opérations publiques. Les magistrats étoient alors les vrais Meneurs du Peuple et ils jouissoient de la confiance de tous. L'Escalade fit craindre des troubles et une guerre opiniâtre. En janvier i6o3 aucun Conseiller ne vouloit se prêter pour le syndicat : On fut obligé d'abolir la Loi qui réservoit le choix et l'on élut quatre syndics du haut de la ville. Dés lors les Conseillers ont abandonné peu à peu le bas de la ville et avec lui les liaisons qu'ils avoient formées avec le Peuple. Ils se sont insensiblement rassemblés tous dans le haut de la ville et autour de l'Hôtel de Ville. La Magistrature a donc été séparée du reste des citoyens et le Peuple livré aux premiers meneurs qui ont voulu se charger de les conduire. »

(Bibl. pub. et univ. de Genève, Mss Bonnet.)

1 Voir p. 14. A

Annexe II

Edit en faveur des Natifs, dit Edit Blanc J \

Extrait des registres du Conseil, des 9 et 10 février 1781

Messeigneurs, réfléchissant sur les circonstances critiques

oii se trouve la Patrie, et désirant d'y ramener promptement i

le calme et la tranquilité, ont pris en considération des propo- '

sitions qui leur ont été faites dans ce but, et en conséquence \

ils ont approuvé en deux tours les articles suivans : lequel i

avis sera porté aujourd'hui au Magnifique Conseil des Deux- |

Cent, pour s'il l'approuve être porté le même jour au souve- j

rain Conseil Général, pour savoir s'il l'approuve et y donne ' son consentement.

Dudit jour, au Magnifique Conseil des Deux-Cent, Lecture |

faite de l'avis ci-dessus, et en étant opiné en deux tours, il a j

été approuvé. l

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