IN GENTILHOMME
Il y avait bien des années que le château de Falkenhorst appartenait par droit de conquête à la bande des gentilshommes de grand chemin.
Il y avait plus longtemps encore qu'il avait été abandonné complètement par ses anciens et légitimes propriétaires.
Nous devons ajouter que ceux-ci (ceux du moins des dernières générations) étaient gens adonnés aux parties de chasse et de débauche beaucoup plus qu'au service de Dieu ; c'est assez dire que la chapelle, qui, depuis deux cents ans au moins, et peutêtre depuis plus longtemps, n'avait point servi à l'exercice du culte, devait être dans un pitoyable état.
La réalité surpassait encore, si cela est possible, tout ce que l'imagination de mes lecteurs inventerait à cet égard.
Depuis un peu plus de cinquante ans, les fenêtres ogivales de cette chapelle avaient été condamnées, et un épais massif de maçonnerie avait remplacé leurs vitraux légers.
L'air et la lumière extérieure n'y pénétraient plus, par conséquent.
On y entassait habituellement, les unes sur les autres, des futailles vides et des barriques défoncées.
L'autel, en bois de chêne complètement vermoulu et dévoré par l'humidité, n'offrait plus aucune trace de ses primitives sculptures.
iv. 13