UIS GENTILHOMME
« — Perdu !.. — balbutia mon ami, — tout perdu !.. plus rien !.. plus rien !.. • ••••«•• • • • •• •
« Le dernier espoir venait de s'évanouir.
« Cette fois, j'étais condamné !..
« Je revins chez moi.
« «récrivis une lettre à celle que j'avais eu l'espoir si doux de nommer ma femme.
« Dans cette lettre, que voilà, je dis la vérité, — toute la vérité, — et on me croira, — car, si on ne croit pas les vivants, on ne doute pas de la parole des morts...
« J'armai mes pistolets, je recommandais mon âme à Dieu et j'allais en finir, quand vous êtes venu, Monsieur...
« Vous voyez maintenant que rien ne peut me sauver, et que j'ai raison de vouloir mourir./
« — Eh bien ! — répondit vivement l'inconnu, — c'est là ce qui vous trompe... je ne suis pas de votre avis... mais pas le moins du monde...
« — Et, pourquoi cela?..
« — Parce que, non-seulement, il n'est pas impossible de vous tirer de la fâcheuse position dans laquelle vous êtes, mais encore parce que rien ne me paraît plus facile...
« — Raillez-vous, Monsieur?..
« — Je n'ai, de ma vie, parlé plus sérieusement.
« — Et, qui m'en tirera?..
« — Qui serait-ce, si ce n'est moi?..
* Le jeune homme fit un brusque mouvement de surprise.
, __ Vous, .Monsieur!.. — répéta-t-il.