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tendances particularistes pouvaient se résumer en cette formule : « La Syrie aux Syriens ? ».
Ces deux partis nationalistes se prêtaient une aide mutuelle et réclamaient, en pleine communion avec les oulémas et la population, la fin du régime militaire et l'institution d’un Gouvernement démocratique, civil, constitutionnel.
La création du Conseil des Mudirs que les autorités militaires faisaient espérer comme un acheminement vers la forme de Gouvernement souhaitée par la Nation ne réussit pas à apaiser le mécontentement du Congrès.
Le décret qui créa le Conseil des Mudirs confirmait plutôt l’autorité du Gouvernement militaire, sans faire aucune allusion à l’existence du Congrès syrien, dont l’activité se résumait en de platoniques proclamations adressées à la population ou au Gouvernement.
Les membres du Congrès syrien, que les électeurs inspirés par le Gouvernement de Damas, avaient mandatés pour faire connaître à l’arrivée de la Commission américaine «les desiderata de la population », assurer l'indépendance et l'intégrité du territoire syrien et «faire tout ce qui serait de nature à profiter au pays », prétendirent exercer les pouvoirs qu'ils
tenaient de leur élection.
1. Un troisième parti, dirigé par Abdul Rahman el Youssef, était favorable au mandat français,
se
Ts étaient, pour la plupart, des nationalistes intransigeants dont le programme politique tenait en ces deux mots : «indépendance absolue ». Peu au courant des nécessités politiques de l'heure, confiant dans le patriotisme des masses syriennes, il n’admettaient pas que l’indépendance de leur Patrie pût se payer au prix de la plus légère concession et ils étaient prêts à conduire le pays à ses destinées sans l’aide, sans même l’assentiment des puissances de l’Entente. Déjà, au mois d’août 1919, le Congrès syrien avait présenté à l’Emir Fayçal une requête qui était une vive protestation contre « les agissements des fonctionnaires du Gouvernement d’occupation de la zone ouest ».
L'Emir Fayçal n'était pas sans être inquiet des interventions du Congrès dans le domaine de la politique extérieure qu'il s'était réservé le soin de diriger à sa guise. Depuis les entrevues qu'il avait eues, au début de 1919, avec les représentants des Gouvernements de l’Entente, il était, dans son for intérieur, convaincu de la nécessité d’une aide étrangère. Ses discours enflammés en faveur de l’indépendance absolue n'avaient été qu'un moyen de s’assurer l’appui des populations de la Syrie intérieure.
Jusqu'à son départ pour l’Europe, où il devait reprendre les conversations interrompues quelques mois auparavant, l’Emir Faycçal, grâce à la grande