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autorité qu’il tenait de sa qualité de fils et de représentant du Chérif, réussit à échapper au contrôle du Congrès syrien. \
Lorsqu'il quitta la Syrie il choisit pour son représentant son frère, l'Emir Zied, un jeune prince que son exaltation nationaliste avait rendu populaire au Congrès syrien.
Sous le Gouvernement de l’Emir Zied, le Congrès cesse d’être l’Assemblée que l’on tolérait, mais que l’on ne consultait jamais.
L'’occupation de certains points importants de la Bekaa par les troupes françaises lui fournit une occasion d'intervenir et de faire entendre à l’Emir Fayçal et à son Gouvernement «la voix de la Nation. »
Le Gouvernement militaire, en signe de protestation, offrit à l’Emir Faycal sa démission qui ne fut pas acceptée.
Sur l'invitation de Fayçal, le Gouverneur général Al Rida Pacha En Rikabi dut se rendre au Congrès syrien ! pour faire savoir « aux représentants de la volonté de la nation » que l’occupation de la zone ouest par les troupes françaises n’était qu’une mesure provisoire prise par les alliés « pour des considérations financières et en raison du silence de l'Amérique en ce qui concerne le sort de la Syrie ».
Le Gouverneur général termina son discours par
1, Ce discours du Gouverneur Général Militaire a été publié par l’organe officiel A7 Alcimat N° du 24 octobre 1919,
des paroles flatteuses à l'adresse des membres du Congrès : « Continuez vos travaux en dirigeant le mouvement national d’une façon plus accentuée et plus ferme qu'auparavant. Votre influence sur le peuple est un aide précieuse à Sa Majesté l’Emir. »
Quelques jours plus tard, un communiqué adress é par l’Emir Zied « Aux fils de la Chère Patrie ! » annonçait l’évacuation de la zone est par les troupes britanniques. « C’est notre gouvernement arabe qui est chargé de veiller à la sécurité publique dans cette zone sacrée d’entre les zones arabes. Le devoir national oblige les hommes de notre Gouvernement, en ces jours mémorables, à s’armer de courage et à prouver au monde entier, par leur bonne administration, que les Arabes ont droit à la vie libre, à la complète indépendance nationale. »
Ce document long et prolixe n’est intéressant que parce qu'il reproduit des instructions adressées par l’Emir Fayçal, manifestement préoccupé de l’attitude du Congrès syrien et des partis nationalistes
19 obéir aux ordres du Gouvernement;
29 éviter tout ce qui est de nature à troubler la sécurité publique et à échauffer les esprits;
3° dénoncer au Gouvernement toute personne faisant l’espionnage, pour qu’elle reçoive le châtiment
qu'elle mérite;
1, Journal A7 Alcirñat, 27 octobre 1919,