‹ Un Gouvernement Arabe à Damas Le Congrès SyrienChapitre 20 sur 41 · LP ETES · texte numérisé non relu

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ont placé l’Europe au cœur de la Syrie. Si vous dites que vous n’avez pas besoin de l’Europe, je vous dirai que vous êtes une Nation qui ne veut point vivre. »

Déjà, à la veille de l’arrivée de la Commission américaine, l'Emir Fayçal avait préconisé une politique de coopération avec l'étranger. Les extrémistes n’avaient pas fait attendre leur riposte : le vendredi 27 juin 1919, à la Mosquée des Ommeyades!, après le sermon religieux d'usage deux orateurs politiques prirent la parole en faveur de l’indépendance absolue sans protectorat, ni tutelle. L’un d’eux indiqua même à l’Emir qui était présent que, «sous peine d’être rejeté comme on rejette un noyau de datte », il serait obligé de suivre et d'appuyer de son autorité le désir unanime de son peuple.

La situation politique était à Damas en février1920 ce qu’elle était en juin 1919.

En face de l’autorité de l’Emir, contre sa politique, se dressaient les Comités nationalistes.

L'étude d’un régime politique en Orient serait incomplète si on n’y faisait une part aux Comités politiques. Depuis l'expérience de « l’Union et Progrès » les Comités apparaissent comme une force dans l'Etat, un moyen de gouvernement. L’un d'eux, le Comité de Défense Nationale, le plus violemment xénophobe,

allamême jusqu’à demander à Fayçal le versement dans

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