ACTE I, SCÈNE VI
i!l! OOOItE.
• lou... cl puis, il arrive une circonstance... on ions ne pourri!./ pas le reconnai- ' devient chacal... Et à qui la faute?.,
(iinvin, entrant à gauche.
On m'a dit : Auprès de la terrasse !.. Ah! ce jeune homme pourra sans doute... Monsieur?.. Reconnaissant Théodore. ) Eh mais ! c'est luimême!..
rilEODORK.
Idoipbe '
GIRAUD
Ce cher Théodore !
ils seserrculla main.)
THÉODORE
' omineiit, c'est toi! et par quel hasard.'
«JIIUCD.
n'est pas un hasard... je te cherchais... Quand tu as quitté Paris, il y a trois ans , ne m*as-tu pas écrit que tu étais placé à Beaucaire, chez un certain M. Bo:inichon , fabricant de costumes... J'ai retenu l'adresse , et me voilà...
C'est bien gentil de ta part !.. Et tu vas rester ici quelque temps?
GIRAUD
.Mieux que cela, mon ami, je viens m'y établir, pent-ètre m'y marier.
THÉODORE
T'y marier!., et avec qui?
GIRAUD
Je suis forcé d'être discret, attendu que je l'ignore moi-même... C'est un projet de mon oncle... Je me suis arrêté chez lui en passant, et il m'a parlé d'une jeune personne de Beaucaire, un trésor , à ce qu'il prétend.
THÉODORE
Un trésor ! Pourvu que ce ne soit pas H"1 Çamuaot!
GIRAUD
Ah! ah! Monsieur est amoureux' Ma foi, mon cher, malgré mes instances, mon oncle a refusé de me la nommer... il veut s'assurer d'abord qu'il n'y a pas d'obstacles... Tout ce que j'ai pu savoir , c'est qu'elle est la sœur d'un de ses corespondans.
THÉODORE
La sœur!., ça me rassure... Lucile n'est pas la sœur de son père.
(.in vu).
Eu tous cas, si les renseignemens sou favorables, il doit me l'écrire aussitôt... J'attends une lettre de lui.
IIIIODORE.
lani mieux, mou ami, marie-toi, reste .»\eo nous... Pour mon compte , j'en serai enchanté,.. (Tristement.] Nous rirons, tu me consoleras, 61 -m.
Te consoler !.. Tu as des chagrins ?
nu ODORl .
Cuisans, mou ami, cuisans... au point que j'ai déjà été tenté de me jelei dans le Rhône,
Vraiment, ire?
ROimiCHOX.
Je ne le reconnaîtrais pas en miiie.
CAMCZOT.
Alors, c'est ;Miis dangereux!
l'UEO DORE.
C'est extrêmement dangereux '
BOlfllICHOIf.
\ ous croye/.' \ oilà la renette qui me reprend.
THÉODORE , à part.
Est-il poltron ! Si je pouvais...
RONNICnON.
Je suis très absorbé, au point que je n'ai pas encore demandé des nom elles de ma sœnr Suzanne... Je vais l'embrasser sur le front.
THÉO DORT
Elle n'y est pas; elle est allée se distraire de votre absence chez sa tante Grandin.
tiO.NMCHO.X.
Et votre tille, beau-père, je lui ai fait tout à l'heure un accueil assez tiède... Elle a dû me trouver tiède!..
i WHZOT.
Mon Dieu! que je suis fâché que tu sois allé en Corse !
liO.VMOION.
Allons la rejoindre . beau-père; je désire l'e.ubrasser sur le front.
CAMIZOT.
Allons , mon ami , allons... Je ne crois pas aux pressentimens . mais, si j'y croyais...
E.NSEMHLE.
Ai» D.U13D, loi'.-, l'ouï i oui rrp..iidrc.
Oui. reudous-nous auprès d'elle, Ça te donnera du cœur :
La présence d'une belle iViuspire pas la frayeur.
BOM1ICHON.
Oui , rendons-nous auprès d'elle , (..a calmera ma frayeur :
La présence d'une belle Me donne toujours du cœur.
THÉODORE, àp.t.
Ils vont se rendre auprès d'elle; Son retour l'ait mon malheur. Ouelle contrainte cruelle !
11 faut cacher ma douleur.
• .inuol cl liont.icliou uxltiit i gauche.,