SCÈNE VI
THÉODORE, nnisGIRAI !).
1 nfcODORK.
Et moi, qui a\. lis la bonhomie de ni'jppilover BW son soit!., i ii coureur, qui se promène au clair de la lune... 1 1 il m'enlèverai! Lucile... Oh; je voudrais connaître son ennemi!., je vou-
drait»... 4 on est naturellement moi . | êtie... u muniic U maison
de Boonkbon.) là... derrière le magasin... 3e -^ n'ai été ictenu que par l'espérance... et par la
balustrade.
filSAfi).
Je comprends, des peines d'amour. Tu n'es donc pas aimé?..
THÉODORE
Si fait... Je suis chéri.
GIBAUD,
El tu te plains?
THÉODORE
Tas d'elle, c'est le père qui m'ennuie.
GIRAUD
11 le la refuse?
THÉooama.
Non... il la donne à un autre... à mon patron...
M. Rnnnichou.
GIBAUD,
Il faut s'y opposer.
THÉODORE
Comment ?
GIRAUD
Je n'en sais rien... mais, si je peux te servir, je te suis tout dévoué... Je n'ai pas oublié que dans le temps, quand je faisais mon droit, lu m'as tiré de plus d'une mauvaise affaire... Tu avais toujours de l'argent pour deux.
THÉODORE
Et toi, de lagaîté.
GIRAM),
Nous partagions,
THÉODORE
Je vois que tu es encore le même, jovial et farceur.
GIRAT'O.
Farceur'., veux-tu te taire!.. Moi, un homme grave , un homme de loi !
iiiKonor.K.
Ah! tu es homme de loi ?
GIBAUD.
De profession» mais pas de caractère... c'est ce
qui m'a fait du tort... au ministère de la justice,
où j'étais emplové... .l'ai commis certains Ci plcb contre mon chef de division.
THÉODORE
!>rs couplei^ gpiritUi
CIRAI D.
De l'esprit de justice.,. Voilà pourquoi ou m'a puni... on m'a relégué au diable, avec une place médiocre... Grenier du juge d'instruction
en Corse, à liastia.
THÉODORE
A Basti| !
GIBAOD.
J'en arrive... Ne pouvant obtenir mon changement, j'ai donné ma démission , et j'espère bientôt être nommé à Beaucaire au même emploi... aiiv m- mus fonctio
i;n grand criminel.
THÉODORE
Ai, : Ces pmlillons, i le .
Au même emploi , comment, pas davantage?
CIKAI'I).
<a me suflil... A quoi bon me presser?
L'ambition ne va guère à mon âge.
THÉODORE
Raison de plus pour t'arancer, Ce sont ceux-là qu'on devrait avancer.
i.inAin.
Oui. je l'aurais mérité, sans reproche; Mais le plaisir gagne à ce changement; De ses amis lorsque l'on se rapproche, C'est de l'avancement.
THÉODORE
Comment! tu viens de la Corse?., de Bastia? C'est drôle, cette contrée jouit d'une réputation.
GIBAUD.
Mauvais pays pour les juges!., ils n'ont pas le temps d') dormir... J'étais toujours en campagne, et puis exposé à des haines, à des vengeances... au point que je ne sortais pas sans être armé... Tiens, j'ai encore sur moi...
(Il tire un poignard de sa poche.)
THÉODORE , le prenant.
On poignard!.. Oh! quelle idée! Prête-le-moi!
OIRAI I).
Que diable veux-tu en faire?
THÉODORE
Sois tranquille... un usage innocent... (il regarde dans la maison de Camuzot.) Ah! mon Dieu! voici déjà M. Bonnichon !
(Il tire son carnet et en déchire une feuille.)
GIRAUD
Ton rival !.. Je lui déclare la guerre,.. Montre-le-moi.
THÉODORE, lui indiquant.
Tiens! le voilà avec M. Camuzot... C'est une oie !
GIRATTD.
Lequel?
THÉODORE, occupé à n rire.
Ions les deux.
ClltAl I).
Ki ce pelil qui est si laid?
THÉODORE
C'est le beau-père.
GIRAUD
De> ligures qui promettent
i lli.onoRK , clouant ce qu'il vient d'écrire avec le poignard sur la porte de Bonnichon.
Voila la chose!
GIRAUD
1 1 li bien! qu'est-ce que c'est que ça'.'
THÉODORE
Mous... laissons-les. tu sauras tout.
sortent par le fond au moment où Camuzot entre avci Bonnicbon.)
iÇf* ■ il , I I l'jdotC