ACTE I
SCÈNÏ Vil.
CAMDZOT, BONNICHON.
BONNICnON.
Oui , beau-père, je suis ravi!.. Voire SJe ne m'a pas dit grand 'chose... je l'ai même trouvée un peu froide, niais je ne déteste pas celte température... Eu somme, je suis mieux, je ine sens plus serein.
CAMIZOT.
Tu le seras toujours avec ma fille... ,ïe devrais te la refuser après tes fredaines... mais j'ai un faible pour toi... a pan.- Il est si riche! Haut.) Et si lu m'en crois, nous hâterons la noce.
BONNICHON
Vous êtes pressé J
CAMIZOT.
Tu ne l'es donc pas, toi, grand frôle?
BONNICHON
Si fait... et cependant...
CAMUZOT.
Quoi?
!'.ONNICnO>.
Je fais une réflexion assez neuve... Qnand il \ a deux femmes dans un ménage . H j en i toajoors une de trop, ei quelque- ie...
CAMIZOT.
\h ça ! aurais- lu l'intention d'en épouser une seconde ?
BONNICHON
Demandez-i:;oi ■ u\ aller
MX galères... j'aime mienx i de nia
sœur... de ma scrur Suzanne , qui demeure arec moi... Je lui ai promis de la marier la pi emière, c'est convenu... J'avais d'abord - .
dore, mon commis, qui m'est très attaché... Mais le drôle s'est mis dans la tête de rester garçon.
MIZOT.
Lui?.. Tu crois.'..
BONNICHON
Il me l'a déclaré avec énergie.
CAMIZOT, à part.
S'il savait!.. Ne le contrarions pas!..
BONMCHON.
Cet incident fâcheux me cause le plu^ grand plaisir... J'ai trouvé mieux, beaucoup mieux... Avant mon départ pour Baslia, j'ei reçu une lettre de mon ami Giraud de Marseille... Vous savez, Giraud?..
CAMIZOT.
Ah! Cirant... Je ne connais pas.
BONNICHON
Vous ne connaissez pas Giraud ?.. Voici sa lettre. VI1 tire une lettre et lit. i Mon cher Bonnidion, si ta sœur est encore libre au reçu delà présente, je te demande sa main pour mon •neven, un charmant garçon <iui sera mon héritier... Je ne l'ai prévenu de rien, en cas de «refus, et j'attends ta réponse pour lui parler »de ce mirisjT
CAMl 7.0T.
Et tu as répondu que tu acceptais.'