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CHAPITRE III

Plusieurs jours s'étaient écoulés, et la position de M. de Fontana devenait de plus en plus alarmante.

Madame de Courtalis, qui semblait garder rancune au marquis, venait lui faire de moins fréquentes visites. Elle ne quittait pasThôlel,

et, sans pénétrer dans l'appartement du malade, elle on écartait avec soin toutes les personnes, qui auraient pu entraver les projets que depuis longtemps elle mûrissait dans sa pensée.

Raphaël, le cerveau plein de trouble et de flamme, avait l'air, par moments, d'un homme atteint d'une fièvre chaude, et dont la raison bouleversée ne luit qu'à travers les nuages de la démence. Il n'avait qu'une pensée, qu'un désir, qu'une image devant les yeux... madame de Courtalis. Mais celle-ci paraissait depuis quelques jours vouloir l'éviter, soit qu'elle fût irritée contre lui, soit qu'elle-même, avertie par la prudence et la réflexion^ elle crût nécessaire encore et politique de contenir ce jeune homme fougueux et passionné qui, dans un élan d'amour et de délire, pou-

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vaii la comprometlre. la perdre à tout jamais.

Lorença n'était restée que deux jours à l'hôtel du marquis. Elle avait du, suivant sa promesse, retourner chez son père qui n'avait consenti que très-difficilement au départ momentané de Lorença. D'abord, Pompéio, conservant sa vieille rancune à l'égard de son frère, avait repoussé bien loin toute idée de voyage à Paris; mais, vaincu par les instances et les larmes de Lorença, il s'était laissé attendrir peu à peu, et il avait semblé comprendre, que la nièce du marquis de Fonlana nepouvaii se dispenser d'aller voir son oncle mourant.

Cette visite de Lorença avait été bien courte; mais elle avait suffi pour faire comprendre à cette jeune fille , toute l'influence que madan»e de Courtalis exerçait dans i'Iiô-

tel (lu marquis. Avec cette finesse instinctive et pénétrante qu'ont certaines femmes, lorsqu'elles aiment surtout, Lorença, tremblant pour Raphaël^ avait deviné tout de suite que madame de Courtalis planait sur lui comme un mauvais ange. Elle frissonnait de penser, que tôt ou tard cette femme leur deviendrait fatale à tous deux. Aussi, avant de repartir, elle avait dit à Raphaël avec un attendrissement profond :

— Monsieur, monsieur! je vous en conjure, prenez garde, prenez garde à cette femme !

Ce fut une scène triste et déchirante quand M. de Fontana vit sa nièce partir. Il l'aimait depuis longtemps avec tendresse, et une voix secrète lui disait au fond du cœur qu'il ne l'embrasserait plus jamais.

— Mon oncle, mon pauvre oncle! dit Lo-

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ronça en lo couvranl de larmes et de haisers. ne vous aflligez pas, au nom du ciel! avant

quelques jours vous me reverrez avec

mon père.

— Ah ! Lorença, chère enfant ! dit le malade avec un profond soupir, comme je vais souffrir (le ton absence! Je t'aime, vois-tu, je l'aime avec les entrailles d'un père. Oh! si je n'allais plus te revoir î

— Je reviendrai, mon oncle, et bientôt je vous le jure.

— H le faut, Lorença, il le faut! c'est à

cette condition que je te laisse partir !

Mais non, jamais, jamais! Adieu, Lorença, adieu, mon ange. Oh ! souviens-toi de moi dans tes prières !

A peine Lorença eui elle (|uitlc l'Iiotel,

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i]ue le luarcjuis fut saisi d'une crise violente. U se désolait et pleurait comme un enfant; il invoquait la mort, et ses idées pleines de trouble étaient celles d'un homme en délire. Enfin, après une longue convulsion et des spasmes nerveux qui faisaient craindre pour sa vie, il tomba dans un sommeil profond et léthargique.

Les médecins furent appelés à l'instant même, et ils déclarèrent, après une sérieuse consultation, que le marquis de Fontana était peidu sans ressource.

C'était dans toute la maison un deuil morne, une désolation profonde.

Cependant, Raphaël, toujours enfermé dans sa chambre, demeurait assis dans un fauteuil, la tête penchée, les bras croisés sur la poitrine. Il resta plusieurs heures dans cette immobilité muette et insensible ^'n ap-

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parence; mais le fond do son cœur ôtail plein de tumulte; un monolof^fue orno^onv y j^rondait.

— Ce que j'ai fait, pensait-il, est infâme! Lui, mon bienfaiteur, lui, mon père! Oh! le trahir de la sorte et me livrer à des pensées d'amour quand peut-être il expire! Malheureux, malheureux! pourquoi donc ue puis-je arracher de mon cœur celte passion qui me dévore. Maintenant, je me fais horreur; je ne suis plus qu'un fourbe, et il Aiut que je mange encore le pain de celui que je trompe, que j'assassine! Oii! cette femme I... je l'aime avec toute mon ame; pour elle, je donnerais ma vie, mon sang! mais mon honneur... non, non, jamais !

Et, pour quelques minutes, sa pensée endormie demeurait inerte dans son cerveau.

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Mais bienlot la vui\ de son cœuv rc|>reiiail avec plus de force :

— Je l'amie cette femme, oui ! mais pour- (juoi donc me fait-elle peur? Je n'ose la regarder; près d'elle, je tremble et je suis comme un enfant. Il y a dans ses yeux un charme, une fascination qui m'épouvanle, et, par moments, je crois, à la voir, que cette femme est mon fatal génie. Ohî Lorença, toi si belle et si pure et si douce, est-il possible que je ne t'aime pas! Je t'admire pourtant, je t'aime comme un frère, et je comprends que lu es un ange ! Tout ce qu'il y a d'amour et de tendresse ineffable au fond de ton cœur, mon cœur le devine^ et je ne t'aime pas! C'est étrange! Qu'est-ce donc que l'amour?

Et il retombait dans ses profondes et sombres méditations.

C'était vers le soir. Le marquis demeurait

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encore |>lon^é dans s;i lorpciir léthargi(|no ; il éiail seul clans sa chanihn' avec sa vieille garile-inalade (jni (iorniait à nioiti»' pirs do lui.

De leinps en lenips une porte s'oiivi.iil avec précaution , et l'on voyait passer la têle d'une femme : c'était celle de madame de Courlalis rjui voulait savoir, de quart-d'heure en quart-d'heure, toutes les phases de la maladie.

Antonio était en proie au désespoir ; il s'arrachait les cheveux. Melchior, sond)re et taciturne, avait un air mystérieux où perçait une joie sinistre. Gomme il ne pénétrait jamais dans l'appartement du marquis, il demandait souvent à Antonio des nouvelles du malade.

Il va mal, très-mal, disait Antonio

d'une voix sourde sans jeter les yeux sur Meloliior.

— Mais un peu de somnieil va lui rendre quelques forces, monsieur Antonio, répondait Melchior en regardant le vieux domestique avec une expression indéfinissable.

- Je l'espère, je l'espère bien, monsieur iVJelchior. Dieu merci, mon maître a une santé robuste, et l'espérance des méchants sera trompée encore une fors.

— Des méchants, monsieur Antonio ! de qui parlez-vous donc?

— Eh, eh! vous me comprenez de reste.

Je parle des méchants et des fourbes^ de ceux qui attendent la mort de mon respectable maitre.

— Vous rêvez, monsieur Antonio ; il n'y a personne au monde qui désire un pareil événement. M. le marquis de Fonlana est un

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homme véiuTable, un lioiiime gcMiérciix, ot tous ceux (|ui le connaissent doivent finie des vœux pour In prolongation de son «xislcnee.

— Doivent, c'est possible, on plutôt devraient, dit Antonio en termanl un o'il et ou vrant l'autre démesurément; nous savons tous que M. le marquis est le meilleur des hommes, le plus vénéraDie des maîtres ; mais nous savons tous, et vous comme les autres, monsieur Melchior, qu'il y a des âmes basses

et vénales Si M. le marquis était moins

riche, peut-être maintenant serait-on plus triste.

— Je ne sais pas ce <jue vous voulez dire, monsieur Antonio ; vous avez l'air de vouloir faire des allusions, mais je ne les saisis pas.

— Vous avez pourtant l'esprit fort délié, monsieur Melchior; en général vous compre-

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nez à demi -mot. Si \ous manque/ d intelligence aujourd'hui, louez, voici justement votre maîtresse, madame de Courtaljs, qui arrive, elle pourra vous expliquer parfaitement ce qui vous semble une énigme.

Kn parlant ainsi, Antonio tourna le dos à Melcliior et s'éloigna.

Madame de Courlalis qui passait à quelque distance comprit sans peine, à l'expression d'Antonio, qu'on parlait d'elle en ce moment. Elle attendit qu'Antonio se fût retiré, et, faisant signe à Melchior de la suivre, elle disparut dans un petit couloir obscur qui menait à son appartement.

Alors Melcliior s'empressa de la rejoindre.

— Me voici, madame, dit-il avec vivacité; .uniez-vous quelque ordre à me donner? je suis tout prêt.

— Non, mon and, pas encore, répond ma-

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daiiR' tic Courlalis (ruiu^ voix lreiiil>iaiiU;; mais je complc sur vous, Mclchioi'.

— Vous le pouvez, ruadaine.

— lAlelchior, je crois (ju'il l'autlra iiotis hâter, continue-telle d'une voix presque indéfinissable; les choses prennent une tournure qui m'inquièle. Celle jeune (ille, la nièce du niai'(juis, \a levenir avec son père, et je crains leur influence.

— Eh bien ! madame, il faut nous presser.... .le ne voulais pas vous le dire, mais je |ii'nse absolument comme vous là-dessus.

Cette petite demoiselle est très -aimée du marquis^ et je ne serais pas étonné que, par un testament

— Je suis là, Melchior, interrompit madame de Courlalis avec une expression qu'on ne peut rendre.

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— Eh bien! qu'avez-vous résolu, madame?

— Vous le saurez plus tard, dans une heure peul élre. Melchior, Melcliior ! poursuivit-elle en lui frappant sur i'épaule d'un air de familiarité sinistre; le maïquis de Fontana est riche, il aime sa nièce, il veut l'avoir pour seule héritière... mais il ne sera pas dit que moi j'aurai passé ma jeunesse, toute ma vie dans une position infime pour qu'on me dépossède, pour qu'on m'arrache ce qui doit m'appartenir.

— Vous avez raison , madame 5 autrement vous seriez dupe. Ah ! si vous aviez voulu me croire... il y a longtemps, madame, que vous n'auriez plus à craindre cette petite fdle qui peut vous faire un si grand tort.

— xMelchior, remontez de bonne heure dans votre cliambre. Si par hasard, chose

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très-possible, j'avais besoin de vous, un coup de sonnetle vous averti rail.

— Oui, madame, dit Melohioi- dont les yeux pélillaieiil, je suis tout à votre serviee; je monte de (.e pas dans ma chand)re. Justement, j'ai dit aux autres domestiques que j'avais un ^rand mal de tète; ils ne s'étonneront pas de mon absence. Allons, madame, un peu décourage, un peu de résolution. Je ne me coucherai pas cette nuit, je vous jure. J'écouterai de toutes mes oreilles, et si j'entends ce bienheureux coup de sonnette, alors...., alors

— Bienl mais parlez moins haut, mon ami ; il y a toujours des espions qui rodent, et je tremble .

— Oui, cet Antonio!.. Oli! quand donc pour rai -je...

— Melchior, no songez pas à cet homme,

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il est trop au-dessous di) vous. Laissez-moi faire, oui, qiiehjues jours encore, et vous ne serez plus un domestique; vous serez riche.

— Riche! répond sourdement Melchior dont les yeux étincelaieni dans l'ombre commodes yeux de panthère. Ohl de l'argent, des tas d'argent! quand donc y pouirai-je enfoncer mes bras jusqu'au coude? J'ai tant besoin de vivre, moi, tant besoin de jouir! Il y a si longtemps que je sers!

— Vous allez être libre, Melchior! libre et riche. Adieu, je vous quitte : il serait imprudent que nous restassions plus longtemps ensemble. Allez, j'ai mon projet, et si ce n'est pas pour cette nuit, ce sera pour l'autre.

Madame de Courtalis ouvre une porte et monte un petit escalier tournant qui conduit chez elle.

Onze heures venaient de sonner; le plus

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j^raiid silence régnait dans la maison. Tous les domestiques, excepté Antonio, s'étaient retirés dans leurs chambres Le mar(|uis <le Fontana dormait encore. Cependant, la garde-malade, après s'être assoupie plusieurs fois et plusieurs fois réveillée, commençait à concevoir quelques inquiétudes en voyant le marquis toujours plongé dans la même torpeur. De temps à autre, elle s'approchait du lit, et, se piinchanl sur le visage du malade, elle l'examinait avec anxiété, et lui adressait la parole à voix basse ; mais celui-ci demeurait immobile, et si l'on n'eût pas entendu le bruit régulier de sa respiration, on aurait pu croire (pi'il avait déjà rendu le dernier soupir.

Une veilleuse d'albâtre éclairait l'oppartement d'une lueur pâle et Iremblanle; le feu, mourant dans la cheminée, jetait à peine en-

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core quelque faible clarté rougeâtre, qui formait sur les murs fies silhouettes fantastiques. Le silence était morne, et troublé seulement par l'oscillation monotone du balancier et le frémissement d'une bouilloire placée dans l'âtre.

La garde , fatiguée d'un si long repos, se promenait (ioucement dans la chambre, pour redonner à ses membres un peu d'action. La nuit avançait; par moments un bruit de tonnerre lointain faisait trembler les vitres, et puis un vent d'orage lourd et inégal soufflait dcns les branches des arbres gémissants.

C'était une nuit triste et lugubre.

La garde , ennuyée de sa longue promenade silencieuse, venait de se rasseoir, et, laissant tomber sa tête en arrière , elle fermait déjà les yeux, pour tuer encore une ou deux heures, lorsque la petite porte de l'alcôve s'ouvre

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doucemenl. Le veiiou ôlail poiirlniil formé, mais, par un mécanisme imperceptible, il glisse et s'ouvre le plus facilement du monde sans le moindre bruit.

Madame de Courtalis, vêtue d'une robe de velours noir, entre sur la pointe du pied. Elle jette un rapide coup-d œil autour d'elle, et, voyant que la garde est endormie , elle s'approche du iftalade; elle le considère quelque temps avec une expression singulière.

Tout-à-coup, elle croit entendre derrière elle un peu de bruit : elle se retourne C'était la garde qui venait de s'éveiller, et qui la regardait avec un air de surprise qui ressemblait presque à la terreur.

Madame de Courtalis se relève aussitôt, et d'un signe impérieux elle ordonne à la vieille l'emme de se taire.

— Sortez! dit-elle, on n'a plus besoin de

VOUS. iVailleurs, vous êtes épuisée par tant de veilles; allez dormir un peu sur le canapé, dans le troisième petit salon. Si votre présence devenait nécessaire, je vous appellerais.

La gar(!e-malade voulut faire quelques objections, mais l'accentet le regard de madame (îe Courtalis n'admettaient aucune réplique, et la vieille femme sortit aussitôt : elle était d'ailleurs enchantée d'avoir un prétexte plausible pour aller dormir, sans manquer à ses fonctions de garde-malade.

A peine madame de Courtalis fut-elle seule, qu'elle poussa les verroux avec précaution, et lorsqu'elle fut bien sure que personne ne pouvait survenir pour la déranger, elle réfléchit quelques instants dans une immobilité morne et silencieuse. Enfin elle prend la lampe de nuit et la pose dans un angle de la

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chambre : l'iilcùve et le lit du malade restent plongés dans Tobscuritè. Ensuite elle tire une petite clé de son sein, et s'approcliant d'un secrétaire d'ébéne, elle l'ouvre. Elle visitait déjà les tiroirs les uns après les autres, feuilletant les papiers, compulsant les registres : mais soudain, une idée la frappe ;

elle tressaille Alors se dirigeant veis le

lit avec une extrême précaution , elle tire et ferme les rideaux de l'alcôve.

Cela fait, elle retourne au secrétaire, et recommence ses investigations.

Il y avait déjà plus de vingt minutes qu'elle cherchait ainsi, et son visage exprimait tour à tour l'angoisse et le désappointement.

— Rien, dit-elle, rien! Et s'il mourait celte nuit, moi je serais perdue!... toute la fortune

passe à la nièce. Non! non Mais cher-

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98 ux (îRAM) d'espagne.

c'Iions. oncore; il n'y a point (jul' ce secrétaire.

Elle referme les tiroirs et visite exactement tous les coins et recoins delà chambre. Elleouvre toujours, avec la même petite clé, les armoires et les placards déguisés dans la tenture 5 elle compulse d'énormes tas de papiers et de parchemins; elle fouille dans des carions poudreux, mais rien de ce qu'elle espère ne frappe ses regards.

— Il n'a fait aucunes dispositions, s'écriel-elle avec impatience ; toutes ses promesses, depuis des années, ^ont autant de leurres et de mensonges. Mais ce n'est pas moi qu'on trompe... Nous verrons.

En parlant ainsi elle veut remettre dans un placard un lourd carton chargé de paperasses; mais ce carton lui échapj^e et tombe

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bruyamment sur le parquet , en éparpillant tout ce qu'il contient.

— M. (le Fontana s'éveille en sursaut; il s'appuie sur un coude, il regarde; et se trouvant dans l'obscurité , il appelle.

— Taisez-vous! taisez-vous! s'écrie madame de Courtalis avec terreur, en s'élançant vers l'alcôve.

Le vieillard écarte vivement ses rideaux, et, reconnaissant madame de Courtalis, il jette un cri.

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