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TRAITEMENT DU Mar VÉNÉRIEN, -— Le gaïac est le médicament de base de tous les traitements.
Le gaïac fut rapporté de Saint-Domingue par un gentilhomme espagnol qui, souffrant de ce Mal, fit nsage du médicament et en guérit.
Il faut réduire le bois en poudre et laisser macérer pendant un jour une demi-livre de cette poudre dans six livres d'eau de fontaine ou de rivière, ensuite faire cuire le tout sur un feu doux jusqu'à ce que le mélange soit réduit à deux livres.
On filtre et on conserve dans un vase en verre bien bouché; cette première préparation est le sirop de galac.
Une autre préparation ou décoction de gaïac se donne comme boisson au malade en quantité variable.
La cure se fait de cette manière : d’abord maintenir le malade dans une pièce chaude; le premier jour le purger, le deuxième jour ke saigner.
Ensuite on fait boire tiède au malade la décoction la plus forte à la dose d’un verre matin et soir. Alors on couvrira le malade et on le fèra transpirer tant que ses forces le permettront ; après une sudation abondante, le corps bien séché, il se préparera à manger, deux repas par jour très légers, et comme boisson la décoction légère de gaïac.
Le malade devra garder ’e repos Complet et éviter toute préoccupation.
Pendant les six premiers jours, fréquemment les symptômes augmentent, et c'est alors, dit Fernel, que
les barbiers triomphent, € exaltant jusqu'au ciel l’ef-
ficacité de l'hydrargyre », mais il ne faut pas perdre courage; purger régulièrement le malade, lui faire prendre des bains de vapeur s’il sue difficilement.
La cure dure vingt à trente jours. Si le Mal est récent, on voit les ulcères se dessécher, puis disparaître; s’il est ancien, on peut avoir des récidives au bout de quelques mois, et alors il faut recommencer l: traitement. |
Ceux qui ont préalablement été soumis aux frictions guérissent plus difficilement et presque jamais complètement pour deux raisons : c'est d'abord qu'ils sont réfractères aux autres remèdes, et ensuite que le-métal a fait pénétrer plus profondément dans leur corps la cause du Mal.
Cette manière de voir a prévalu après Fernel, et cest une cause du discrédit qui a fait pendant longtemps rejeter le traitement mercuriel. On incriminait le médicament, alors que tout le mal venait de l’in-
compétence de ceux qui l’appliquaient.