‹ Un grand Médecin du XVIe siècleChapitre 29 sur 39 · RUES · texte numérisé non relu

RUES

La Chirurgie de Fernel

On serait tenté de s'étonner au premier abord que Fernel en tant que médecin ait composé un petit traité de chirurgie, si l’on ne prenait garde que la chirurgie n’était pas exclue de la science médicale de son époque. La partie théorique appartient au médecin et la pratique aux chirurgiens et aux barbiers.

Le traité de Fernel est plus théorique que pratique. La première partie traite des affections externes et des tumeurs.

La cause des affections externes, dit-il, est un amas d'humeur vicieuse accumulée contre nature par congeslion où par fluxion. La descente des humeurs désignées par le mot fluxion peut se faire d'une façon subite ou au contraire lentement; ce qui produit la congestion est la substance envoyée au membre comme nourriture, mais qui ne nourrit pas et s’y accumule sans être utilisée.

Trois sortes de tumeurs : les fumeurs sanguines comme le phlegmon, les {fumeurs pituiteuses comme l'ascite, l’hydrocéphalie et les tumeurs bilieuses.

La deuxième partie traite des plaies, des fractures et des luxations dont il passe rapidement en revue

les diverses formes.

CS

FHÉRAPEUTOUE

La nature, dit-il, est une loi éternelle et la médecine est la loi écrite de cette même nature.

Trois choses à connaître : le genre des remèdes, la quantité et la façon de s’en servir.

Toute maladie doit être vaincue par son contraire; nne maladie simple est chassée par un remède simple, et une affection composée par un reméède composé. Lorsque deux maladies ne s'accordent pas, i faut commencer à soigner celle dont la curation

n'est pas nuisible à l’autre.

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