‹ Un grand ministre de la marine, ColbertChapitre 11 sur 15 · LA PLUS GRANDE FRANGE · texte numérisé non relu

LA PLUS GRANDE FRANGE

têmes, augmentez considérablement la colonie. » Aux ménages des colons, est allouée une pension de trois cents livres s'ils ont dix enfants, quatre cents livres s'ils en ont douze : aux célibataires de porter le poids de l'impôt (l). A sa mort, le nombre de nos colons a quadruplé.

C'est ainsi que l'équité de Golbert, en proportionnant les charges des individus à leur utilité sociale, donna le branle à cette magnifique natalité canadienne qui a conservé outre- mer, selon le vœu suprême de Champlain, « avec la langue française, un. cœur et un courage français. '^

Au cœur du continent américain se déroule une magnifique épopée (2). Gou-

(\) Ordonnance du 5 avril 1669 (Ibidem^ p. 657).

(2) On en trouvera la bibliographie complète dans F.-X. Garneau, Histoire du Canada, cinquième édition revue et annotée par Hector Garmeal. Préface de M. G. Hanotaux. Paris, 1913, gr. in-8% t. I, p. 296 et suiv. — Cf. aussi

reurs des bois et missionnaires, trappeurs, frères gris et robes noires portent à travers les tribus indiennes l'amour de la France. Par une matinée de juin 1671, des canots arrivent de toutes parts au Saut-Sainte- Marie. Là, au pied d'une gigantesque croix qu'entourent les Hurons et les Ottawas, Simon-François Daumont de Saint-Lusson prend solennellement possession de toutes les contrées qui s'étendent des mers du Nord et de l'Ouest jusqu'à la mer du Sud. Dans un style imagé, un simple chasseur defouirures, Nicolas Perrot, explique aux peuplades indiennes qu'elles sont désormais les enfants du capitaine des plus grands capitaines, dont

John Fin LE Y, The French intheheart of America, New-York, 1915, in-8° ; traduit en français par Mme Emile BouTRoux, avec préface de M. Gabriel Hanotaux, les Français au cœur de l^ Amérique . Paris, 1916, in-16. Le savant président de l'Université de New-York y a retracé de façon magistrale l'épopée de nos pionniers.

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